C!RCA, la perfection circassienne a-t-elle ses limites?

Lors de leur dernier passage dans la métropole en juillet 2011, la compagnie australienne C!RCA avait présenté l’un des spectacles phares de Montréal Complètement Cirque 2011 : Wunderkammer (http://patwhite.com/node/12949). Divin masochisme, bas résilles et talons étaient alors au programme aérien d’une composition dirigée par le talentueux directeur artistique Yaron Lifschitz.

De retour à la TOHU depuis mercredi dernier, C!RCA présente un spectacle éponyme dévoilé en 2009 au Festival international d’Édimburg. Valérie Doucet, Darcy Grant, Scott Grove, Emma McGovern, Jarred Dewey, Casey Douglas et Lewis West forment le noyau dur de cette création surhumaine.

Au programme, acrobaties en tous genres, mains à mains endiablés, numéros de force à terre ou dans les airs, le tout accompagné par des morceaux de Sigur Ros, Jacques Brel, Leonard Cohen et Radiohead.

Sur scène, il n’y a rien. Et pourtant, les sept artistes en font voir de toutes les couleurs au public en dessinant leur propre espace et en créant des décors grâce aux mouvements de leurs corps. Il y a Lewis West, l’un des gars les plus doués pour réaliser des acrobaties et tours de force inimaginables. Il y a aussi Emma McGovern, rasée et parfois équipée de ses talons pour virevolter dans tous les sens. Il y a Valérie Doucet, contorsionniste et équilibriste aguerrie. Et puis il y a le reste de la troupe, hommes multidisciplinaires qui jouent de leurs corps comme d’un instrument de musique maintes et maintes fois entrainé.

Que dire de cette création sinon qu’elle m’a arraché des larmes et des frissons à certains passages, des fous rires à d’autres moments et des WOAW lors de numéros encore jamais vus. La synchronisation des corps est parfaite. L’entente tacite entre chaque artiste est palpable. Chaque membre de la troupe offre sa vie aux autres dans des acrobaties qui donnent le vertige. Et tout compte fait, le résultat est au-delà des attentes.

Avec Wunderkammer, Yaron Lifschitz avait amené le public dans des tableaux où la violence était présentée à outrance. Dans C!RCA, il dépasse les limites du corps avec sensibilité et poésie, tout en jouant sur certains aspects dévoilés lors de sa création précédente.
Un incontournable à vrai dire…

C!RCA est présentée jusqu’au samedi 25 février à la TOHU.

Plus de renseignements sur http://www.tohu.ca/fr/activites/fiche.aspx?aid=414

ATTENTION : tout comme Wunderkammer, C!RCA n’est pas recommandé aux enfants.

Crédit photo : C!RCA

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