La « prom night » d’Aurélie Laflamme, chaperonnée par India Desjardins

7 septembre 2011 : soirée promotionnelle du tome 8 d’Aurélie Laflamme. J’aurais pu intituler l’article : «Laflamme s’éteint, mais restera à jamais dans nos cœurs.» Le jeu de mots n’est pas subtil, voire carrément niais, mais résume bien le sentiment qui habite les fans de la série Aurélie Laflamme.
Les pieds sur terre, tome 8 d’Aurélie Laflamme est sorti la semaine dernière et l’événement a été fêté comme il se doit à La Tulipe, avec une soirée de dédicaces, style prom night.
Ce soir-là, des dizaines de jeunes demoiselles vêtues de leurs plus beaux atours acclamaient leur reine, India Desjardins. La jeune femme est timide et stressée, ébahie par tant de révérence à son égard. Mais, elle le mérite, car sous ses airs un peu effarouchés se cache une artiste de talent, une écrivaine pleine de promesses et de rêves.
Elle a connu les galères, l’attente de réponses de maisons d’édition, la désillusion, mais aussi la reconnaissance, la joie de tenir son premier volume dans ses mains et le regard admiratif de ses jeunes fans.
Elle a évoqué, lors de son discours de remerciements, ses années de solitude et de vache maigre, tout en rappelant son bonheur d’écrire et de partager sa passion avec ses lecteurs, mais aussi avec ses proches.
J’ai eu la joie et le privilège de rencontrer cette étoile de la littérature jeunesse québécoise. C’est avec le souffle un peu court, à cause des émotions qu’a suscité sa montée sur scène, que j’ai recueilli ces quelques mots.
Entrevue entre deux portes
Est-ce que cela fait longtemps que vous écrivez, et que vous prépariez Aurélie, India ou d’autres projets ?
J’écris depuis toute petite. J’étais journaliste, mais à un moment donné, j’ai vraiment eu envie d’écrire des histoires. Alors, j’ai tout quitté pour me consacrer à l’écriture de romans.
Pourquoi arrêter la série ?
J’avais prévu la fin dès le début. J’avais bâti mon histoire sur huit tomes. Pour moi, continuer n’aurait pas été honnête envers mon personnage, mon histoire et mes lectrices.
Quels sont vos sentiments à la fin de cette aventure ?
C’est un deuil, je vais m’ennuyer. Ça va faire bizarre lundi de commencer à écrire autre chose qu’Aurélie Laflamme.
Ça va créer un grand vide, mais elle continuera de vivre en moi et j’accepte aujourd’hui que ce personnage fasse partie de moi. Je ferais surement d’autres personnages de gaffeuse, maladroite avec une douce folie.
Aurélie était-elle inspirée de vous ?
Ce n’était pas de l’auto-fiction. Aurélie a une partie de moi, elle a des parties de plein d’autres gens que je connais, et surtout une partie d’imaginaire, même s’il y a beaucoup de mes émotions.
Est-ce qu’India Jones prendra sa place ?
Non, c’était un tome, et c’est terminé. Mais je pourrais réécrire dans ce style.
Quelle est la place de l’humour dans vos romans ?
L’humour fait partie de ma façon de m’exprimer. Il y a toujours deux façons de voir une anecdote, il y’a la façon dramatique et la façon humoristique. Moi, j’ai toujours la façon humoristique de voir les choses ; j’aime raconter à travers le filtre de l’humour et c’est sûr que je vais continuer comme ça.
Qu’appréciez-vous le plus entre le roman jeunesse (Aurélie) et le roman pour adultes (India) ?
Je ne vois jamais ça comme ça. Ce qui compte, c’est l’histoire. Je vais toujours en terme d’histoire, il n’y a pas de différence entre jeunesse ou adulte.
Qu’attendez-vous de l’avenir ? Quels sont vos projets ?
J’ai un projet de BD, qui serait plusieurs sketches de la vie d’une célibataire et une comédie romantique, un film inspiré de ma nouvelle du livre Amour et libertinage.
Merci pour ces quelques mots et vivement de nouvelles informations sur les projets en chantier.
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