Le Comiccon, c'était ce week-end à Montréal

Si vous ne saviez pas que ce week-end se déroulait, Place Bonaventure, le Comiccon, vous avez dû être quelque peu décontenancé par le nombre de personnes arborant fièrement des costumes de super-héros le long de la ligne Orange.

A l'entrée de la convention, chaque personne se voyait gratifiée d'un guide référençant les horaires de toutes les conférences et activités du week-end. Il était difficile de survivre ou du moins de profiter pleinement du Comiccon sans cette bouteille d'oxygène tant le programme était dense : des exposants et des artistes dans tous les coins des 110 000 pieds carrés de la salle 400-Ouest de la Place Bonaventure.

Une fois arrivé dans le temple du Comics, mon premier réflexe fut de monter sur le balcon pour faire un rapide état des lieux. C'est à ce moment là que je me suis rendu compte que le temple était en fait l'antre d'un monstre dont les tentacules se déroulaient devant moi, abritant prés d'une centaine d'exposants et autant d'ateliers d'artistes et de stands d'invités spéciaux.
J'ai profité de cette phase d'observation pour repérer un « vrai fan » et lui poser quelques questions.
Jonathan semblait correspondre. Il était assis dans les escaliers, revêtait un T-Shirt Batman et triait méticuleusement la vingtaine de Comics qu'il venait d'acquérir.
Jonathan était en quelque sorte en pèlerinage au Comiccon. Fan de la première heure de Marvel, il venait pour rencontrer le prophète Stan « The Man » Lee (co-créateur de Spider-Man, Iron Man, X-Men et bien d'autres encore) afin d'obtenir une signature de sa main bénite et,ainsi, détenir sa propre relique.
Alors, lorsque je lui ai demandé ce qu'il pensait du fait qu'il faille débourser 50$ pour obtenir un autographe de son maître il m'a simplement répondu que la transaction lui paraissait juste.
« Stan Lee est mon idole depuis l'enfance, ça ne me pose aucun problème de dépenser 50$ pour l'approcher et obtenir une dédicace. En plus, il se fait vieux et je pense qu'il ne sera plus des nôtres pour le Comiccon de 2020, donc c'est aussi un investissement pour moi ».
Il en était de même pour la plupart des artistes présents dont le prix des autographes variaient de 50$ pour Stan Lee ou Adam West (Batman dans la série télévisée des années 60) à 20$ pour Rick Martel.
L'offre et la demande, les dures lois du marché, existent ici aussi.

Aux détours des allées on trouvait de tout : comic books, déguisements, affiches, katanas, chaussures, cartes à jouer, T-Shirts à l’effigie des héros imaginaires. Et ces mêmes allées étaient visitées par autant de « civils » que d'adeptes de Cosplay qui pouvaient célébrer leur art en recréant l'univers de leurs personnages préférés durant la Mascarade qui avait lieu sur la scène principale samedi en fin d'après-midi.

Cette même scène a accueilli plusieurs concerts de Vic Mignogna et Noelle Hannibal ainsi que des conférences tenues par Michael Dorn (Lieutenant Worf dans « Star Trek »), James Marsters (Spike dans « Buffy contre les vampires ») ou bien encore Stan Lee en chair et en os.

Du côté des héros de plastique et de métal on pouvait approcher la Batmobile de 1966, le Landspeeder de « Star-Wars », R2-D2 et l'incroyable DeLorean de « Back to the Future » et même se mettre à la place du conducteur moyennant la somme de 20$...mais pour la bonne cause cette fois-ci puisque les recettes seront versées à la Fondation Michael J.Fox pour la recherche sur la maladie de Parkinson.

Fabien Boileau

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