Parutions des Éditions du Septentrion - Automne 2011

Voici les titres qui nous feront redécouvrir l'histoire du Québec et du Canada cet automne.

Les États-Unis d’Amérique

(Troisième édition revue et augmentée)
Les institutions politiques
Auteurs : sous la direction de Claude Corbo et Frédérick Gagnon
ISBN : 978-2-89448-664-1
Sortie prévue en librairie : 16 août 2011
Prix : 32,95 $
Nombre de pages : 474

Un des rares manuels francophones expliquant le fonctionnement du système politique américain et de l'ensemble des acteurs qui influencent les débats de société aux États-Unis. La nouvelle édition est plus riche en détail que jamais. Elle a été rédigée avec le même souci didactique que les éditions précédentes et tient compte des développements politiques aux États-Unis depuis l'élection de Barack Obama à la présidence.

Argumentaire

Pourquoi un candidat défait à la présidence des États-Unis est-il voué à une quasi-retraite prématurée et ne s'impose pas comme un chef de l'opposition et un candidat à l'élection suivante ? Qu'est-ce que ce Collège électoral qui complique grandement une élection présidentielle ? Pourquoi toutes ces élections primaires en vue de déterminer un candidat ? Pourquoi le taux de participation est-il si faible au pays de la démocratie ? Pourquoi est-on si peu critique de la personne du président qui peut tout de même être soumis à des procédures de destitution ? Les médias américains sont-ils tous vraiment au service du pouvoir ? Quel est le sens du fédéralisme américain dans un pays où la plupart des gens n'habitent plus l'État où ils sont nés ? À quoi tient la persistance du bipartisme américain ? Quelle différence y a-t-il entre les deux Chambres du Congrès ? Le président n'est-il qu'une simple marionnette à la disposition de puissants groupes d'intérêts ?

Le lecteur trouvera dans les pages de cet ouvrage des réponses à ces multiples questions.

Les auteurs

Claude Corbo est professeur de science politique et membre de l'Observatoire sur les États-Unis de la Chaire Raoul-Dandurand à l'Université du Québec à Montréal dont il fut le recteur de 1986 à 1996. Il a notamment enseigné le cours sur le système politique des États-Unis. Depuis 2008, il assume de nouveau le poste de recteur de l'UQAM.

Frédérick Gagnon est professeur de science politique et directeur de l'Observatoire sur les États- Unis de la Chaire Raoul-Dandurand à l'Université du Québec à Montréal. Il y enseigne notamment le système politique des États-Unis et a été chercheur et professeur invité dans plusieurs institutions américaines, dont le Woodrow Wilson International Center for Scholars, l'Université du Maryland et l'Université Western Washington.

Virilité en jeu

Perception de l’homosexualité masculine par les adolescents
Auteur : Janick Bastien Charlebois
ISBN : 978-2-89448-665-8
Sortie prévue en librairie : 30 août 2011
Prix : 25,95 $
Nombre de pages : environ 250

L’auteure a réussi à rendre son sujet accessible. On y découvre, chez les jeunes, les différentes perceptions de l’homosexualité masculine allant de l’homophobie haineuse à l’ouverture d’esprit. Plusieurs témoignages y sont reproduits. Intéressera autant les sociologues, les psychologues qu’une partie du grand public. Tous les droits de l’auteure seront versés à l’organisme Gris- Montréal.

Argumentaire

La reconnaissance, en 2005, des mariages entre personnes de même sexe, de même que l’adoption cette année du Plan d’action gouvernemental de lutte à l’homophobie 2011-2016 marquent le franchissement d’étapes cruciales dans l’inclusion des personnes gaies, lesbiennes, bisexuelles, transsexuelles et transgenres au sein de notre société. L’acceptation croissante à laquelle on a assisté est source d’espoir, surtout lorsqu’on la fait contraster avec la répression policière et psychiatrique qui s’exerçait ouvertement sur elles il y a à peine quarante ans de cela. Seulement, malgré ces progrès, on relève encore de vives résistances, notamment chez les garçons adolescents. Bon nombre d’entre eux manifestent des attitudes de rejet et sont les principaux persécuteurs des jeunes gais ou de ceux soupçonnés de l’être. Constatant cette forte tendance, plusieurs sont tentés d’attribuer à ces attitudes une origine naturelle. Or, un regard accueillant les nuances met en lumière le fait que certains sont très confortables à l’endroit des hommes gais et que leur ouverture s’appuie sur une vision plus fluide des sexes ou des genres. À l’inverse, la fermeture et le rejet des autres se construisent sur leur adhésion aux rôles sexuels ainsi qu’aux perspectives et attitudes sexistes.

À l’heure où plusieurs affirment que le milieu scolaire ne répond pas aux besoins ainsi qu’à la présumée nature des garçons, ces questions sont très importantes. Ira-t-on vers un durcissement des rôles sexuels et des comportements masculins conventionnels, nourrissant ainsi de plus belle le rejet des jeunes gais et des garçons qui y dérogent, en plus de l’ensemble des jeunes filles reléguées à une altérité inférieure ?

L’auteur

Janik Bastien Charlebois est professeure au département de sociologie à l’Université du Québec à Montréal. Elle est également impliquée depuis 1998 au sein de l’organisme communautaire GRIS-Montréal, dont la mission est de favoriser une meilleure connaissance des réalités homosexuelles et de faciliter l'intégration des gais, lesbiennes et bisexuels dans la société.

Vie et réalités urbaines au Québec

Auteur : Jean Gaudette
ISBN : 978-2-89448-666-5
Sortie prévue en librairie : 7 septembre 2011
Prix : 22,95 $
Nombre de pages : environ 200

Jean Gaudette nous fait redécouvrir le quotidien à l’époque où la société québécoise vit la transition entre ruralité et urbanité. Très représentatif de ce qu’ont vécu beaucoup de villes moyennes du Québec. Les mises en contextes sont claires et la description des moeurs très vivante. Accessible.

Argumentaire

Cet ouvrage présente une reconstitution minutieuse de plusieurs aspects de la vie urbaine d’autrefois au Québec. On y assiste à la lente et difficile amélioration de l’équipement urbain vers l’état que nous connaissons aujourd’hui, ainsi qu’à l’évolution de quelques services publics. On y voit notamment le piètre état des rues et les dangers des trottoirs en différentes saisons, les réactions des gens (et des chevaux !) face à l’automobilisme naissant, les difficultés d’approvisionnement du marché, l’encombrante présence des animaux de la ferme dans la ville, la consternante déficience des réseaux d’électricité et d’aqueduc, et les ennuis qui s’ensuivaient, l’insalubrité régnante avant l’instauration d’un service municipal de collecte des ordures, l’abandon dans lequel on laissait le cimetière et les importantes manifestations religieuses qu’on y tenait, la commode utilisation d’une rivière en hiver, l’étonnante vocation d’un hôpital conventuel qui offrait, par exemple, un service de garderie aux familles ouvrières, mais peu de soins médicaux. Bref, on pourra constater les changements et les progrès réalisés depuis un siècle.

L’auteur

Né à Drummondville, Jean Gaudette est détenteur d’une licence en droit et d’une maîtrise en bibliothéconomie de l’Université de Montréal, il est maintenant retraité de la fonction publique du Québec. Il s’est mérité le prix Percy-W.-Foy en 1991.

Mordecai Richler

Auteur : Reinhold Kramer traduit de l’anglais (Canada) par Geneviève Deschamps
ISBN : 978-2-89448-673-3
Sortie prévue en librairie : 6 septembre 2011
Prix : 39,95 $
Nombre de pages : environ 500

Le meilleur ouvrage existant sur le parcours singulier de Mordecai Richler.

Argumentaire

Pendant sa carrière prolifique, qui aura duré près de 50 ans, Mordecai Richler s’est souvent retrouvé au coeur de la polémique par ses propos dérangeants qui ont fait de l’ombre à son talent. Richler n’en demeure pas moins l’un des auteurs canadiens les plus accompli. Malgré le fait qu’il ait toujours minimisé l’importance de l’influence de sa vie privée sur son oeuvre, Kramer démontre qu’elle a teinté son écriture. On a qu’à penser à la place de la religion juive qu’il y accorde ainsi qu’au fait canadien dont il ne se revendiquera jamais complètement. C’est sans parler de sa laïcité qui fait partie intégrante de son oeuvre.

De ses conflits précoces avec son grand-père, Juif orthodoxe avec lequel il ne partageait pas du tout la même vision des choses, en passant par les nombreuses disputes avec sa mère, Kramer suit Richler à la trace. Dans les années 1950, il ne compte que sur lui-même pour prouver qu’il fait partie de l’avant-garde. Son succès lui donne alors l’occasion d’aller en Angleterre pour écrire, mais il refuse de s’y rendre par esprit d’indépendance. Ce ne sont là que quelques exemples de sa vie tumultueuse. Plus qu’une simple biographie, Mordecai Richler est à la fois l’histoire de la culture juive en train de trouver sa place dans la société de l’époque, d’une littérature nouvelle proche de l’oralité, et celle d’un Canada tiraillé entre son nationalisme et son ouverture sur le monde.

Écrit à partir de matériel inédit provenant du fonds d’archives de l’auteur et de nombreuses entrevues réalisées avec les membres de sa famille, ses amis et des connaissances, cet essai montre bien à quel point la vie de cet homme a nourri de façon remarquable ses romans.

L’auteur

Reinhold Kramer enseigne à l’Université anglaise de Brandon. Il a fait paraître Scatology and Civility in English-Canadian, When the State Trembled : How A.J. Andrews and the Citizens Committee Broke the Winnipeg General Strike et Walk Toward the Gallowa : The Tragedy of Hilda Blake, Hanged 1899.

Réinventer la démocratie

Auteur : Jean Laliberté
ISBN : 978-2-89448-669-6
Sortie prévue en librairie : 13 septembre 2011
Prix : 15,00 $
Nombre de pages : environ 120

Après une première parution fort remarquée, Les Fonctionnaires, Jean Laliberté nous revient avec un livre qui risque d’alimenter le débat sur la démocratie. En pleine crise politique, cet ouvrage ne pouvait mieux tomber. Le propos est aussi précis que celui qu’on retrouvait dans son précédent livre.

Argumentaire

Les citoyens sont très critiques des partis politiques et du processus électoral. Ils déplorent en particulier les querelles inutiles, l’influence excessive des groupes de pression et le rôle occulte de l’argent dans le système politique. Après avoir fait état des nombreuses faiblesses de la démocratie élective, Jean Laliberté propose une démocratie participative permettant d’éliminer les affrontements stériles entre les partis politiques, d’affranchir les membres de l’Assemblée nationale de la ligne de parti et de leur laisser reprendre leur droit de parole, de supprimer l’influence des lobbies et de l’argent, ainsi que mettre fin aux cachotteries et aux mensonges. Cette démocratie participative repose sur la création de regroupements pour la bonne gouvernance qui sont des forums d’information et d’échange centrés sur des sujets particuliers comme la santé et l’éducation. Un Conseil de la bonne gouvernance est chargé de guider la création et le bon fonctionnement de ces regroupements, responsables entre autres de choisir les membres de l’Assemblée nationale selon un processus qui laisse une large place au hasard. Jean Laliberté définit aussi de quelle manière ce nouveau système pourrait être mis en place et comment il permettrait de réaliser un « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ».

Extrait du rapport de lecture : « Voilà des propos rafraîchissants ! En ma qualité de professeur de science politique, fortement critique de notre système, et de citoyen atteint d’un profond cynisme, j’affirme sans ambages que monsieur Laliberté avance des idées audacieuses qui valent vraiment la peine d’être diffusées, débattues, améliorées et, qui sait, mises en oeuvre. »

L’auteur

Jean Laliberté est détenteur d’une maîtrise en science politique (Université Laval – 1968) et a complété un cycle d’études à l’ENA (Paris - 1971). Il a oeuvré dans la fonction publique fédérale de 1967 à 1979 et dans la fonction publique du Québec de 1979 à 2002. Par la suite, il a travaillé comme conseiller en gestion au sein d’une grande société québécoise. Il est l’auteur du livre Les fonctionnaires – Politique, bureaucratie et jeux de pouvoirs publié chez Septentrion en 2009.

La Nouvelle-France au fil des édits

Auteur : Philippe Fournier
ISBN : 978-2-89448-667-2
Sortie prévue en librairie : 20 septembre 2011
Prix : 39,95 $
Nombre de pages : environ 600

Édit : Décret émanant du roi. Ce projet est une façon originale de parcourir l’histoire de la Nouvelle-France puisqu’il nous fait découvrir des aspects inusités de l’administration française. Pour les curieux.

Argumentaire

Vous avez raté les plus récentes audiences des Rois Louis, les séances régulières du Conseil souverain, les décisions controversées du Gouverneur général ou les règlements contraignants édictés par l’intendant de service ?
Que cela ne tienne ! Nous avons tout scruté et noté pour vous !

Dans le présent volume, Philippe Fournier synthétise le déroulement des principaux édits, ordonnances, lois et règlements qui ont façonné l’histoire de la Nouvelle-France de la commission royale accordée à Champlain, aux multiples implications des compagnies commerçantes, à la création du Conseil souverain et à l’établissement de la justice locale,. S’ajoutent consécutivement les premiers règlements de police, la nomination du premier conseil municipal de Québec, l’ouverture de la première brasserie, la naissance de la poste, de l’établissement d’un registre des actes civils et l’ébauche d’une convention matrimoniale. Côté religieux, l’auteur note la création d’un bureau des pauvres, l’encouragement au mariage, la distribution des places d’honneur dans les églises, la description des biens des Jésuites, l’apport des dots des religieuses et des soins à prodiguer aux enfants trouvés. Enfin, il s’arrête sur les décisions prises par l’intendance, tels l’alignement et la largeur des rues, la protection contre les incendies, le renforcement des fortifications, la tenue des cabarets, la monnaie de cartes, les boulangers et bouchers, l’entretien des chemins d’hiver et la réglementation concernant les passeurs des rivières, ainsi que la notation de nombreuses et diverses nominations.

L’auteur

Philippe Fournier en est à son troisième ouvrage sur l’histoire du Québec. Après Bedford Raconté, une chronique illustrée décrivant sa ville natale, il a traité de la distribution des Seigneuries du Lac Champlain sous la période française et de leur disparition lors de la fixation des frontières.

Nouvelle édition - Canada-Québec 1534-2010

Auteurs : Jacques Lacoursière, Jean Provencher et Denis Vaugeois
ISBN : 978-2-89448-653-5
Sortie prévue en librairie : 20 septembre 2011
Prix : 39,95 $
Nombre de pages : environ 600

Paru pour la première fois en 1968, ce titre a encore plus sa raison d’être compte tenu du contexte actuel de l’enseignement de l’histoire. Voici donc une mise à jour très attendue. On n’y retrouve pas seulement l’ajout des dix dernières années. La chronologie, les tableaux thématiques et l’historiographie ont été revus complètement.

Argumentaire

Tout ce que vous voulez savoir sur l'histoire du Québec ou du Canada ; ce qu'on ne vous a pas enseigné ou que vous avez oublié. Ce qu'on ne vous a pas dit non plus, tout simplement parce que les études en cause n'étaient pas encore disponibles. Pour cette nouvelle édition de Canada- Québec, la production historienne des dix dernières années a été attentivement mise à contribution. Le texte de base est accompagné de plus de 300 gloses qui sont autant de commentaires, de précisions, d'explications ou de références. Ouvrage original d'une formule inédite, Canada-Québec, 1534-2010 se présente comme une source exceptionnelle d'informations. Sa structure chronologique, sa langue claire et précise, une chronologie entièrement refondue et élargie et un index complet comprenant les auteurs cités, sont autant d'éléments qui en font un précieux outil de référence. Non seulement tout ce qu'on ne vous a pas dit, mais aussi tout ce que ne vous dira pas l'histoire propagande. Canada-Québec, 1534-2010 propose une histoire vraie, solidement documentée, qui renvoie aux plus récents et aux meilleurs travaux historiques.

Les auteurs

Jacques Lacoursière est reconnu comme un des meilleurs vulgarisateurs de l'histoire du Québec. Coauteur du Boréal Express, journal d'histoire du Canada, il s'est ensuite fait connaître par ses nombreuses participations à des émissions radiophoniques et télévisées, ainsi que par la publication de sa remarquable série Histoire populaire du Québec.

Jean Provencher s'est consacré entièrement à l'histoire. Il a relevé d'innombrables défis de recherche qui vont d'une passionnante enquête sur les émeutes de Québec de 1918 à une biographie de René Lévesque. Son oeuvre maîtresse, unique en son genre et dont le succès ne se dément pas, reste Les Quatre Saisons.

Denis Vaugeois aime sortir des sentiers battus. Il a été un des coauteurs du Journal Boréal Express et, récemment, de La Mesure d’un continent. Il est aussi l’auteur de La Fin des alliances franco-indiennes et de America. L’expédition de Lewis & Clark et la naissance d’une nouvelle puissance.

Histoires de mots solites et insolites

Auteur : Gaétan St-Pierre
ISBN : 978-2-89448-668-9
Sortie prévue en librairie : 27 septembre 2011
Prix : 27,95 $
Nombre de pages : environ 300

Ce livre ludique, qui nous fait découvrir l’origine des mots, est en droite ligne avec ce que fait Henriette Walter. L’essai, qui n’est pas à proprement parlé un dictionnaire, peut autant se lire d’un couvert à l’autre qu’être feuilleté au gré de la fantaisie du lecteur. C’est également un excellent outil pour les recherches étymologiques. Pour tous les amoureux de la langue française. Captivant. La langue comme on ne l’a jamais lue et vue !

Argumentaire

Les mots français les plus anciens sont-ils tous des mots latins déformés ? Le français a-t-il emprunté à plusieurs langues étrangères à part l’anglais ? Comment les mots nouveaux sont-ils fabriqués ? D’où viennent les changements de sens ?

Le vocabulaire est la composante de la langue la plus mobile, la plus changeante, la plus malléable : des mots meurent, d’autres naissent, d’autres subissent des changements phonétiques, des changements de forme, et la plupart connaissent des changements de sens. Ce livre propose à la fois une histoire des mots, une histoire du vocabulaire français (incluant les mots et expressions du français québécois), de ses grandes et moins grandes sources, et des centaines d’histoires de mots qui en retracent l’origine étymologique souvent étonnante, la formation et l’évolution. Histoires de mots solites et insolites nous convie à une sorte de voyage dans le monde des mots; des mots familiers ou recherchés, des mots voyous ou bien élevés, des mots très vieux ou nouveaux, des mots héréditaires ou immigrés, des mots sérieux ou pour jongler.

Gaine, vagin et vanille : histoire d’un doublet triplet

Le mot gaine (XIIIe) vient de l’évolution du latin vagina, mot prononcé en [w] puis, sous l’influence du germanique, en [gw] et enfin en [g]. En latin, vagina signifie « fourreau d’une arme, étui », sens qu’on retrouve dans gaine puis dans ses dérivés dégainer (« tirer une arme de son fourreau ») et rengainer… Mais il arrive aussi à l’occasion que le mot latin désigne par analogie le sexe féminin. Quant à vagin, c’est un emprunt savant, fait au milieu du XVIIe siècle, au latin vagina sous la forme francisée vagin, mot qui désigne, par analogie et euphémisme, le conduit musculaire (« la gaine ») qui, chez les femmes, s’étend de l’utérus à la vulve. Gaine (par voie populaire) et vagin (par voie savante) forment donc un doublet… auquel on pourrait ajouter le mot vanille, de même origine mais arrivé en français par un troisième chemin. Vanille (fin XVIIe) vient, en effet, de l’espagnol vainilla « petite gaine », diminutif de vaina, issu également du latin vagina. Le mot a d’abord désigné la gousse du vanillier, d’où le lien avec gaine.

L’auteur

Gaétan St-Pierre a enseigné la littérature au collège Ahuntsic pendant plus de trente-cinq ans. Longtemps titulaire du cours d’histoire de la langue dans le programme de Lettres, il est un collectionneur averti d’étonnantes histoires de mots. Dans Histoires de mots solites et insolites, il révèle au lecteur d’innombrables curiosités étymologiques. Des extraits de son livre sont publiés depuis l’automne 2008 dans Correspondance, une revue diffusée dans le réseau collégial.

La Matière du passé

Genèse, discours et professionnalisation des musées d’histoire au Québec
Auteur : Claude-Armand Piché
ISBN : 978-2-89448-656-6
Sortie prévue en librairie : 4 octobre 2011
Prix : 44,95 $
Nombre de pages : environ 900

Ce manuscrit a reçu une subvention de la fédération des sciences canadiennes remise à un ouvrage savant (PAES). Comprend une importante iconographie. Public cible : historiens de l’art et muséologues.

Argumentaire

À l’aube du XXIe siècle, la reconstitution du passé emprunte de plus en plus souvent la voie du musée et, plus particulièrement, celle du musée d’histoire. Au Québec, cette institution culturelle bicentenaire a connu une évolution en dents de scie aussi passionnante que méconnue. Et pourtant, les muséologues amateurs et professionnels québécois sont à l’origine de quelques centaines de musées – d'envergure internationale ou locale ; toujours en activité ou simplement disparus – consacrés partiellement ou principalement à l’interprétation de l’histoire. La Matière du passé vous invite à découvrir la genèse de cette grande famille, la professionnalisation du travail de ses membres et l’originalité de son discours sur l’histoire.

Existe-t-il un modèle particulier à l’origine de la genèse et de la professionnalisation de la muséohistoire québécoise ? Cette pratique muséohistorienne a-t-elle sciemment valorisé la professionnalisation de ses acteurs ? Formation et perfectionnement ont-ils été associés à une fonction muséale bien précise ? Le musée d’histoire est-il un véhicule approprié pour la poursuite d’activités scientifiques ? La professionnalisation du travail muséohistorique s’est-elle faite parallèlement à celle des autres sciences humaines et sociales ? La professionnalisation de la muséohistoire franco-québécoise est-elle le reflet des pratiques internationales de pointe ? Estelle, enfin, à la remorque du travail pionnier des musées anglo-québécois ? C’est à ces questions que tente de répondre La Matière du passé.

L’auteur

Claude-Armand Piché est détenteur d’un baccalauréat en urbanisme, d’une maîtrise en muséologie et d’un doctorat en histoire de l’Université du Québec à Montréal. Dans le cadre de sa longue association avec Parcs Canada, il a exercé des fonctions administratives et professionnelles variées incluant la direction du projet de revitalisation du canal de Lachine. Basé à Montréal, ce dernier travaille actuellement à deux ouvrages consacrés à l’histoire architecturale et sociale de Montréal.

Marie-Anne - L’histoire extraordinaire de la grand-mère de Louis Riel

Auteur : Maggie Siggins, traduit de l’anglais (Canada) par Florence Buathier
ISBN : 978-2-89448-662-7
Sortie prévue en librairie : 12 octobre 2011
Prix : 27,95 $
Nombre de pages : environ 300

Argumentaire

Extrait de l’introduction : « Tandis que j’écrivais une biographie de Louis Riel, je pris conscience d’un personnage en arrière-plan, qui, comme je le réalisai, avait eu une profonde influence sur le grand réformateur et martyr canadien. C’était sa grand-mère, Marie-Anne Lagimodière, née Gaboury. Au fur et à mesure que mes recherches progressaient, j’en vins à la considérer comme la Canadienne la plus exceptionnelle du XIXe siècle. Les réalisations de Laura Secord, Susanna Moodie et Frances Ann Hopkins paraissaient fades en comparaison. On rapporte que dans les dernières années de sa vie, Marie-Anne était très proche de son petit-fils préféré, Louis Riel. Il n’y a là rien d’étonnant car ils étaient semblables. »

Marie-Anne Lagimodière fut la première femme d’origine européenne à vivre dans l’Ouest canadien, les précédant de presque quarante ans. Elle quitta son Québec natal en 1807 et s’installa au début dans la vallée de la rivière Rouge, pour s’établir ensuite dans le Nord-Ouest. En 1812, elle revint vers l’est avec son mari et leurs cinq enfants (trois de plus devaient arriver plus tard), et se trouva entraînée dans la pagaille et la tragédie qui marquèrent l’implantation de la colonie de la rivière Rouge par Lord Selkirk.

Emporté dans un conflit entre colons, son mari fut envoyé, à pied et seul, porter des dépêches à Montréal durant l’hiver de 1815-1816. Il remplit avec succès sa mission qui lui fit parcourir plus de 1800 milles. Pendant son voyage de retour, il fut cependant fait prisonnier par des Indiens mandatés par la North West Company. On l’enferma au fort William et il ne fut délivré qu’en août 1816, lors de la prise du fort par lord Selkirk. Pendant ce temps, Marie-Anne avait été forcée de se réfugier chez les Indiens. Elle retrouva son mari grâce à l’arrivée de Selkirk, en septembre 1816.

Marie-Anne vécut jusqu’à l’âge de 95 ans tandis que son mari était mort le 7 septembre 1855. Elle fut souvent privée des agréments et des nécessités de la vie, mais elle demeure un exemple de générosité et de don de soi. Elle vécut assez longtemps pour être témoin des progrès, en nombre et en puissance, de la colonie de l’Ouest, dont elle avait été la pionnière, et pour voir son petit-fils devenir le père de la province du Manitoba.

Maggie Siggins a une dizaine de livres à son actif. Elle a obtenu le prix du Gouverneur général pour Revenge of the Land. A Canadian Tragedy : JoAnn & Colin Thatcher et A Story of Love and Hate were ont été adaptés pour la télévision. Elle est vice-présidente de 4 Square Entertainment. Elle réside à Toronto.

Nouvelle édition - Forêt et société en Mauricie

La formation d’une région
Auteurs : René Hardy et Normand Séguin
ISBN : 978-2-89448-655-9
Sortie prévue en librairie : 24 mai 2011
Prix : 24,95 $
Nombre de pages : environ 250

Précédemment paru en 1984 aux éditions Boréal Express, voici une édition revue et augmentée d’un livre important sur la foresterie au Québec. Compte tenu du contexte actuel (environnement, développement durable, etc.), cet ouvrage fait office de document de référence sur l’aspect historique de la gestion des forêts. 2011 est l’année internationale des forêts (ONU).

Argumentaire

Au début des années 1850, l’aménagement du Saint-Maurice pour le flottage du bois ouvrait un vaste territoire à l’exploitation commerciale de la forêt. Au début du XXe siècle, l’avènement des usines de pâte et papier contribuait à la transformation de cet espace rural en une région industrielle et urbaine, dont la croissance reposera longtemps sur d’importantes réserves de bois et un potentiel considérable d’énergie hydroélectrique.

C’est à la compréhension de ce long cheminement, jusqu’aux années 1950, que nous convions les lecteurs de cette nouvelle édition de Forêt et société en Mauricie, revue et enrichie de nombreux commentaires, illustrations et précisions, qui éclairent davantage le savoir-faire des travailleurs forestiers au cours de ce siècle dont émerge la Mauricie contemporaine. À travers une histoire sociale de la forêt mauricienne, qui met en lumière les principaux ressorts économiques, sociaux et culturels, de la constitution de la région, les auteurs nous font entrer dans les camps de bûcherons, connaître leurs conditions de vie, découvrir la richesse de leur culture matérielle et montrent comment la mécanisation des opérations forestières à la veille de la Deuxième Guerre transforme leurs pratiques.

Les auteurs

René Hardy est professeur émérite de l’Université du Québec à Trois-Rivières et membre de la Société royale du Canada. Il est coauteur de l’Histoire de la Mauricie et a publié des études remarquées sur le Québec et la Mauricie. Son dernier ouvrage est Tavibois, 1951-2009. L’héritage d’Albert Tessier aux Filles de Jésus (Septentrion, 2010). Il poursuit ses recherches en tant qu’associé au Centre interuniversitaire d’études québécoises. Normand Séguin est professeur émérite de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Il a signé de nombreux travaux sur l’histoire du Québec. On lui doit notamment La conquête du sol au XIXe siècle, son premier livre. Il est aussi coauteur de l’Histoire de la Mauricie et cofondateur de l’Atlas historique du Québec. Membre de la Société Royale du Canada et de l’Ordre du Québec, l’Acfas lui a décerné son Prix Jacques-Rousseau (interdisciplinarité).

Un peuple métis ?

Indiens et Eurocanadiens au Saguenay-Lac-Saint-Jean
Auteurs : Claude Gélinas
ISBN : 978-2-89448-670-2
Sortie prévue en librairie : 18 octobre 2011
Prix : 24,95 $
Nombre de pages : environ 200

Ce travail est rigoureux et bien argumenté. Le document va surtout captiver les universitaires ou les partis directement impliqués dans le dossier de la reconnaissance de la communauté métisse. Il rejoindra également ceux qui s’intéressent à la question du territoire.

Argumentaire

Depuis le jugement Powley rendu en 2003 et dans lequel la Cour suprême du Canada reconnaissait pour la première fois des droits ancestraux à des Métis, et en l’occurrence des Métis de l’est du Canada, un nombre croissant d’organisations disant représenter des Métis s’activent politiquement au Québec. Un recensement effectué en 2008 a permis d’identifier dans la province quatorze organisations actives, quelques-unes déjà existantes avant 2003 et d’autres nouvellement créées depuis, et près de 122 « locaux » métis à l’échelle de la province. Que ce soit en vue d’obtenir une reconnaissance officielle en tant que nations ou de se voir attribuer des droits ancestraux, certains de ces regroupements s’affairent activement à documenter et à mettre en valeur leur histoire et leur culture, à définir des règles d’appartenance et à soutenir leurs membres qui se retrouvent devant les tribunaux. Puisque l’historiographie nationale a rarement insisté sur la place et le rôle des individus d’ascendance mixte dans la société canadienne-française, l’émergence apparente de ces collectivités métisses dans l’espace public québécois contemporain soulève plusieurs questions. Existe-t-il effectivement au Québec des communautés métisses historiques depuis toujours passées inaperçues ? S’agit-il simplement d’opportunisme, dans la mesure où des groupes d’intérêt contemporains s’identifient comme Métis en vue d’obtenir des privilèges ou de favoriser l’avancement de leur cause par une reconnaissance de droits particuliers ? La réalité historique des individus métissés au Québec loge-t-elle quelque part entre ces deux scénarios ? Ces questionnements sont abordés ici à travers l’étude du métissage dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean où les mariages mixtes entre individus autochtones et eurocanadiens remontent au XVIIe siècle et où se manifeste aujourd’hui une communauté métisse active sur le plan politique et se réclamant d’une histoire et d’une culture distinctes.

Les auteurs

Claude Gélinas est professeur au département de philosophie et d’éthique appliquée de l’Université de Sherbrooke. Détenteur d’un doctorat en anthropologie (Montréal, 1998), il est spécialisé dans l’étude de l’histoire et des cultures des populations autochtones du Canada. Il a notamment publié Les autochtones dans le Québec post-confédéral, 1867-1960 (Septentrion 2007) et dirigé l’ouvrage collectif Les systèmes religieux amérindiens et inuit, perspectives historiques et contemporaines (In Situ/L’Harmattan, 2007, en collaboration avec Guillaume Teasdale).

Québec contre Montréal

La querelle universitaire revisitée 150 ans plus tard
Auteur : Marcel J. Rheault
ISBN : 978-2-89448-671-9
Sortie prévue en librairie : 25 octobre 2011
Prix : 24,95 $
Nombre de pages : environ 200

Un fort bel essai fruit d'une laborieuse recherche documentaire, une évocation toujours de mise d'un passé pas si lointain où les questions universitaires québécoises n'étaient tranchées ni à Québec ni à Ottawa, mais à Rome.

Argumentaire

Au Québec, la deuxième moitié du XIXe siècle a été marquée par la querelle universitaire. Cette dispute peut se résumer par l’opposition farouche des autorités religieuses et universitaires de la ville de Québec à la création d’une université catholique francophone à Montréal et contre la volonté courageuse de Mgr Bourget d’espérer sa réalisation. Ce désaccord a débuté en 1852, au moment où l’évêque de Québec et le recteur de la nouvelle Université Laval décident que cette institution serait une université diocésaine plutôt qu’une université provinciale. Cette décision est tout à fait contraire à ce que souhaitait l’évêque de Montréal, Mgr Ignace Bourget, initiateur du projet d’une université francophone au Québec. Devant cette situation, l’évêque de Montréal décide de s’adresser directement à Rome pour obtenir une université pour son diocèse. Craignant d’affaiblir la nouvelle institution, Rome refuse la création d’une université montréalaise. Dès 1862, la querelle devient une lutte personnelle entre Mgr Taschereau, évêque de Québec, et Mgr Bourget, son suffragant. Progressivement, le mélange de la religion, de la politique et de l’enseignement s’amplifie et divise profondément les francophones du Québec. La situation est telle, qu’en 1876 les autorités romaines décident de trancher la question en imposant aux Montréalais l’existence d’une succursale de l’Université Laval à Montréal. La présence de deux facultés de médecine francophones à Montréal complique davantage la situation. Mgr Bourget appuie l’École de médecine et de chirurgie de Montréal, fondée en 1843, et Mgr Taschereau appuie la nouvelle faculté de médecine de la succursale de Laval à Montréal. Ne voulant pas appliquer la décision de Rome, Mgr Bourget démissionne. La querelle se transporte à Rome. Le climat se détériore tellement qu’il faudra une nouvelle intervention de Rome, en 1890, pour tenter de calmer les esprits et assurer une paix relative entre les opposants. La paix définitive ne sera assurée qu’avec la création de l’Université de Montréal en 1920, complètement indépendante de l’Université Laval. La querelle universitaire aura donc duré près de 70 ans.

L’auteur

Docteur en médecine de l’Université de Montréal et maître ès sciences de l’Université de Washington à Seattle, Marcel J. Rheault a été chirurgien général à l’Hôtel-Dieu de Montréal et professeur titulaire à l’Université de Montréal. Au moment de prendre sa retraite, il s’inscrit au Département d’histoire de l’Université de Montréal et obtient une maîtrise en 2000. Conférencier fort apprécié, il a publié de nombreux travaux sur l’histoire de la médecine au Québec.

Saint-Luc de LaCorne

Auteur : Marjolaine Saint-Pierre
ISBN : 978-2-89448-672-6
Sortie prévue en librairie : 1er novembre 2011
Prix : 34,95 $
Nombre de pages : environ 350

Un des personnages les plus importants de l’après conquête. Marjolaine Saint-Pierre, auteure de Joseph-Elzéar Bernier, est une historienne « à succès ». Tous ses livres se vendent bien. Beau livre couleurs avec cartes originales et iconographie riche. Dans la lignée de la nouvelle édition de L’Année des Anglais.

Argumentaire

Marjolaine Saint-Pierre raconte l'aventure d'un valeureux combattant, chevalier de la croix de Saint-Louis, commandant des Indiens et riche commerçant, qui connut l'une des carrières les plus pittoresques de la fin du régime français en Amérique et du début du régime anglais, au milieu du XVIIIe siècle. En retraçant le parcours de Saint-Luc de LaCorne, elle désire transmettre une histoire de courage et de survivance, celle de tout un peuple face à la guerre de Sept Ans, à la Conquête, à l'invasion américaine et enfin au changement de régime. Un jour Canadien français, un jour Anglais ! Comment subsister à cette dure réalité ? Partir et recommencer ailleurs dans un pays qui n'est plus le sien ou rester en pliant les genoux devant l'ennemi de toujours ?

À la suite de la prise de Québec (1759) et de la capitulation de Montréal (1760), Saint-Luc décide de retourner dans le pays de son père avec plusieurs membres de l'élite coloniale. Cet embarquement demeure un événement marquant de la fin de l'épopée française en terre d'Amérique puisque, sur les 153 passagers du navire l'Auguste affrété par les autorités anglaises, seulement sept survivront au terrible naufrage du 15 novembre 1761. Saint-Luc fut un des miraculés et le seul à s'entêter à retourner auprès de sa famille restée en Nouvelle-France. Sa longue marche de trois mois du Cap-Breton à Montréal, en pleine saison hivernale, et le récit qu'il en laissera, en firent une des figures héroïques des annales historiques de la nation canadiennefrançaise, au même titre que d'Iberville, Lévis ou Rigaud de Vaudreuil.

Cette année marquera le 250e anniversaire du naufrage de l'Auguste. Ne manquons pas l'occasion de le souligner, car il est grand temps que ce « remarquable oublié » reprenne sa juste place dans notre mémoire collective.

L’auteur

Marjolaine Saint-Pierre a surtout oeuvré dans les milieux culturels et de télévision avant de se consacrer pleinement au métier d'écrivain. Elle a publié Léo Gariépy, un héros récupéré, aux éditions de Varennes (1993) et Saint-Castin, baron français, chef amérindien, 1652-1707, au Septentrion (1999), qui a obtenu le prix France-Acadie (sciences humaines) en 2000. Son dernier ouvrage au Septentrion, Joseph-Elzéar Bernier, capitaine et coureur des mers, fut publié en 2004 et la version anglaise, en 2009, aux éditions Baraka Books, sous le titre Joseph-Elzéar Bernier, Champion of Canadian Arctic Sovereignty.

Histoire des chemins de fer du Québec

Auteur : Michel-Louis Pelletier
ISBN : 978-2-89448-631-3
Sortie prévue en librairie : 1er novembre
Prix : 39,95 $
Nombre de pages : 400

C’est probablement la première vraie histoire complète sur les chemins de fer du Québec. C’est une somme de travail énorme. Ce livre s’inscrit dans le sillon des ouvrages comme Joseph- Elzéar Bernier et Quand le vent faisait tourner les moulins. Un véritable ouvrage de fonds. Monsieur Pelletier vit à Rivière-du-loup.

Argumentaire

Entre 1850 et 1914, le chemin de fer a pris en Occident un rôle de tout premier plan comme instrument de développement économique. Désormais sa venue promettait un avenir à des régions où l'activité industrielle et commerciale n'était jusqu'alors que chimères. On a démontré le fait que les chemins de fer ont participé à l'édification du Canada comme pays différent et indépendant des États-Unis. Le Grand Trunk, l'Intercolonial et le CPR ont joué un rôle déterminant dans l'histoire du Canada mais on ne doit pas oublier que l'histoire des chemins de fer au Canada avait commencée au Québec où les chemins de fer ont aussi exercé une influence déterminante dans son avenir.

Alors qu'au milieu du XIXe siècle, le Québec voyait une partie importante de sa population prendre des allers simples vers les États-Unis, on a voulu, pour endiguer cette fuite, construire des chemins de fer qui permettraient le développement de la colonisation de territoires autrement inaccessibles. On ne peut cependant oublier la faiblesse des moyens financiers dont disposait alors la province de Québec, ce qui fait que les entreprises de construction ferroviaire connaîtront bien des délais, des ratés et des échecs. Le gouvernement provincial était loin d'avoir le pouvoir de dépenser du gouvernement fédéral qui avait, dès sa création, mis en chantier l'Intercolonial et dans les années suivantes réalisé le projet du Canadian Pacific Railway.

Le XXe siècle allait signaler le départ d'une course folle à la multiplication des lignes ferroviaires dans toutes les directions et des lignes concurrentes parallèles. La déclaration de la Grande Guerre en août 1914 allait signaler la fin de la récréation et l'obligation de tenir compte des conséquences. Au Québec le chemin de fer a finalement permis la mise en route de mines importantes et l'exportation du papier et de l'aluminium, ce qui a permis à des régions éloignées de prendre un essor qui aurait été impossible autrement.

Ce livre veut donc compenser une lacune que l'on retrouve dans l'histoire des chemins de fer du Canada qui fait peu état des chemins de fer construits au Québec.

L’auteur

L’enthousiasme de l’auteur pour l'activité ferroviaire remonte à l'enfance. Pendant près de 50 ans, il a accumulé des informations portant sur le sujet, des documents, des photographies de gares, de ponts, de voies ferrées de vestiges, etc. Depuis une quinzaine d'années, il a entrepris une carrière d'essayiste. Sa première publication était une monographie en lien avec l'histoire. Ensuite, il a fait paraître plusieurs ouvrages en psychologie inspiré des jeunes délinquants avec qui il a travaillé pendant 30 ans.

Au secours de l’Amérique française

Auteurs : Samuel de Champlain et Éric Thierry
ISBN : 978-2-89448-676-4
Collection V
Sortie prévue en librairie : 22 novembre 2011
Prix : 34,95 $
Nombre de pages : environ 350

Le dernier grand ouvrage de Champlain qui fait la synthèse de tout son travail. Période critique de la Nouvelle-France. Sans ces témoignages laissés par Champlain, la Nouvelle-France ne serait pas ce qu’elle est devenue par la suite. Édition critique traduite et adaptée en français moderne par Éric Thierry.

Argumentaire

Le 19 juillet 1629, Champlain accepte de capituler face aux Anglais venus s’emparer de Québec. Il devient le prisonnier de leurs chefs, les frères Kirke, qui le transfèrent à Londres, avant de l’autoriser à rentrer en France. À Paris, il s’emploie à permettre la récupération de Québec et de l’Acadie, tombée entre les mains de l’Écossais William Alexander, mais le roi Louis XIII ne tarde pas à le disgracier : on le soupçonne d’avoir facilité la chute de Québec. Humilié, Champlain se bat la plume à la main pour retrouver l’estime de son roi. Il rédige une histoire de ce que les Français ont entrepris en Amérique du Nord depuis Jacques Cartier et montre que, contrairement à ses prédécesseurs, il a lui réussi à y bâtir une Nouvelle-France, de 1603 à 1629. S’il a dû abandonner Québec aux Anglais, c’est parce que la cupidité des marchands huguenots l’a privé des moyens de faire prospérer la colonie française, et non parce qu’il a démérité.

Ce dernier grand livre de Champlain est paru en 1632. Grâce à Éric Thierry, il est désormais possible de le lire intégralement en français moderne et de découvrir, au fil de l’introduction et des notes, les dessous de la disgrâce du père de la Nouvelle-France. Champlain a été la victime de la volonté d’expansion de l’Angleterre de Charles Ier, mais il a aussi pâti des divisions de la France de Louis XIII, encore en proie aux guerres de religion, et des agissements de l’entourage du cardinal de Richelieu, désireux de lui faire chèrement payer ses affinités avec le parti des dévots.

L’auteur

Né en 1964, Éric Thierry enseigne l’histoire et la géographie au Lycée Paul Claudel de Laon. Docteur de l’Université de Paris-Sorbonne, il est l’auteur d’une biographie de Marc Lescarbot (Honoré Champion, 2001), qui a été couronnée par l’Académie française, et de La France de Henri IV en Amérique du Nord (Honoré Champion, 2008). Il a déjà publié, dans la collection V, deux tomes des oeuvres de Champlain en français moderne (Les Fondations de l’Acadie et de Québec (2008) et À la rencontre des Algonquins et des Hurons (2009)).

Réglons la question autochtone

Auteur : sous la direction de Tom Flanagan, traduit de l’anglais (Canada) par
Hélène Lévesque et Sarah Laberge-Mustad
ISBN : 978-2-89448-682-5
Sortie prévue en librairie : 29 novembre 2011
Prix : 29,95 $
Nombre de pages : environ 300

Éminence grise de la droite canadienne et proche collaborateur de Harper, la pensée de Tom Flanagan dérange. Ses livres sont une façon d’avoir accès à cette pensée. Ouvrage très politique qui permet à Septentrion, par le biais de cette publication, d’offrir tous les points de vue sur la question autochtone.

Argumentaire

Pendant que les Amérindiens continuent de réclamer le droit à leur territoire, les pourparlers avec les Premières Nations ont cessé. Plus personne ne gère ce dossier et leurs droits n’ont pas été revus depuis le rapport de 1876. En présentant les pratiques des différentes communautés amérindiennes, cet ouvrage tente de répondre aux nombreuses questions qui sont au coeur de la controverse. Bousculant les lois et la gestion en vigueur, cet ouvrage éclairant propose la création d’un nouveau système qui accorderait aux Premières Nations la possibilité de prendre pleine possession de leur territoire et de leurs terres, que ce soit à titre individuel ou collectif. Les auteurs ne font pas qu’examiner les lois actuelles liées aux réserves indiennes. Ils exposent également les limites de ces systèmes tout en démontrant la précarité des droits des autochtones, des certificats de possessions qui ne peuvent pas être vendus en dehors de la communauté des Premières Nations et des baux temporaires. Aussi, les analyses de légifération, les décisions rendues par la cour et les rapports économiques révèlent que la gestion actuelle des terres ont mené à des pertes économiques qui auraient pu être évitées. Les auteurs proposent la création d’un regroupement de propriétaires issus des Premières Nations qui leur permettrait d’avoir le plein contrôle de la gestion des réserves amérindiennes plutôt que de le laisser aux mains des autorités gouvernementales, ce qui permettrait l’accès à la propriété privée dans les réserves, ce qui apporterait de nombreux avantages économiques.

Réglons la question autochtone est un ouvrage engagé qui met de l’avant un système qui pourrait améliorer la qualité de vie des communautés amérindiennes à travers tout le pays.

L’auteur

Tom Flanagan est professeur de science politique à l'Université de Calgary. Auteur d'une chronique mensuelle au Globe and Mail, il a consacré deux ouvrages à Louis Riel. Il a obtenu le Prix Donner pour un ouvrage précédent et il est en lice pour celui-ci.

Source

http://www.septentrion.qc.ca

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