«Sur le rythme», un premier film de danse entièrement québécois!

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12 août 2011 - 00:10

Les Américains l’ont compris il y a bien longtemps : les films de danse fonctionnent à merveille s’ils possèdent les deux ingrédients de la réussite : une bande sonore captivante et une histoire qui envoie du rêve. À l’image des Danse ta vie, Honey, Step Up et Save the Last Dance de ce monde, le cinéma québécois s’est lancé dans la machine avec sa toute première création du genre : Sur le rythme.

Le réalisateur Charles-Olivier Michaud réunit sur un même plateau les acteurs Mylène St-Sauveur, Nico Archambault, Marina Orsini, Paul Doucet et France Castel autour d’un scénario de Caroline Héroux. Pour ce qui est de la direction photo, c’est Jean-François Lord qui est aux commandes, accompagné par Amanda Ottaviano à la conception visuelle, le tout sur une musique en grande partie composée par Mario Sévigny.

L’histoire de Delphine (Mylène St-Sauveur) est loin de s’apparenter à celle d’un conte de fée. Danseuse passionnée, la jeune femme décide d’arrêter ses études en sciences sans pour autant avertir ses parents conservateurs. En l’espace de quelques semaines, de nombreux événements vont venir bouleverser sa vie, plus particulièrement sa rencontre avec Marc (Nico Archambault), un danseur rebelle qui l’aidera à surmonter ces épreuves.

L’histoire sort du carcan des films américains. On est loin du cas de la jeune fille qui tente tout pour réussir dans une école de danse, qui échoue, qui combat, qui tombe amoureuse, qui se sépare à la suite d’une histoire ridicule pour revenir en brio lors d’une scène finale époustouflante! Delphine n’a rien à envier avec sa famille d’Outremont, son intelligence développée et son talent inné pour la danse. Son problème, c’est qu’elle ne communique plus avec ses parents malgré les nombreuses recommandations de sa grand-mère et de son amie. Banal… Surtout lorsque l’on sait que pour pimenter le tout, on refile à la jeune fille de sacrés problèmes qui marqueront davantage les esprits que les passages de danse.

Pendant la première partie du film, les minutes défilent très lentement… On comprend mieux la situation du personnage central, son attachement pour sa grand-mère et ses conflits parentaux. Malheureusement, la danse est quasi absente. Par la suite, on se réconforte avec quelques passages chorégraphiés par Nico Archambault mêlant hip-hop, danse contemporaine, break danse et autres disciplines du même acabit. Bien que ces moments soient fort plaisants, j’ai bien peur qu’ils ne soient pas inoubliables. On est loin de la scène finale de Save the Last Dance, Step Up et Danse ta vie, sans oublier les nombreux passages de Honey, Billy Elliot et Dirty Dancing par exemple. Au final, malgré la très bonne interprétation des acteurs principaux, on s’identifie trop peu aux personnages et à leurs rêves. Dommage, surtout lorsque l’on sait que le succès de ce genre de film est lié à son appropriation par l’audimat.

Si l’on va voir Sur le rythme, c’est plutôt pour la bande sonore conçue par Robert Labrosse et la direction photo de Jean-François Lord. Quel talent! Du début jusqu’à la fin, on reste captivé par les sonorités qui s’approprient chaque scène du film. Il en va de même pour la direction photo. En l’espace de deux heures, on aperçoit Montréal sous son plus beau jour. Vues aériennes, scènes filmées en intérieur, prises de vues des acteurs, le tout est soigneusement calculé pour nous faire prendre conscience de la beauté et de la simplicité des personnages et de la métropole. Et c’est sur ce dernier point que Sur le rythme se détache des autres compétiteurs de la même catégorie cinématographique. Les grosses productions misent énormément sur le casting et la danse. Au Québec, on mise avant tout sur l’art et l’élaboration des prises de vues. Quel plaisir!

Le film sortira dans les salles mercredi 10 aout. D’ici là, voici la bande annonce :

Plus de renseignements sur : http://www.surlerythme.com/

Crédit photo : Sur le Rythme

Commentaires

Soumis par quidam (non vérifié) le

Le film était extrêment bon ! Les autres films américains de danse ne peuvent pas concurancer avec nos talents québecois en danse. C'était très réusi pour les corégraphie et toutes les danses, ainsi que la superbe musique qui nous donne tous le goût de danser. L'histoire du film était intéressante et je crois que la fin nous laisse croire qu'il y aura une suite, que j'espère avec impascience.
Suis tes rêves ! :) Sandy Gingras

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