Don't be Afraid of the Dark : des souris et des hommes

Hier soir, « Don’t be Afraid of the Dark » était présenté à la soirée de clôture du Festival International de films Fantasia. Premier long métrage de Troy Nixey, produit par Guillermo Del Toro (« The Devil's Backbone », « Pan's Labyrinth ») et Mark Johnson (« Chronicles of Narnia »), « Don’t be Afraid of the Dark » est la version horreur du conte populaire de la petite souris.

Délaissée par sa mère, la jeune Sally Hirst (Bailee Madison) retourne vivre avec son père Alex (Guy Pearce) et sa petite amie Kim (Katie Holmes) dans un grand manoir sombre (bien entendu). Confrontée à certains problèmes relationnels, la jeune Sally s'isole (bien entendu) du noyau familial reconstitué et arpente les longs couloirs angoissants (bien entendu) de la demeure, jusqu'au jour où, par pur hasard (bien entendu), elle découvre une cave cachée sous un amas de branchages.
Dans ce sous-sol, encore plus sombre et angoissant que le reste de la maison, se trouve un foyer scellé d'où provient d’inquiétants chuchotements. C'est là que tout bascule.

Je ne fais de spoiler en vous disant que les voix lugubres proviennent de petites créatures immondes car on peut en apercevoir un spécimen dans le trailer. Oui, donc; Sally se retrouve harcelée par des sortes de petits rats bossus, éduqués (car ils s'expriment dans un anglais très correct, certes avec un glaire constamment coincé dans la gorge mais on leur pardonnera, ce ne sont que des rats),guidés par une véritable obsession pour les dents de petites filles de 10 ans et ayant la fâcheuse tendance à se promener avec divers objets pointus et coupants dans l'unique but de nuire à autrui.

« Don’t be Afraid of the Dark » est un film où l'horreur est montrée plus que suggérée. En soit, cela ne pose pas vraiment de problème mais l'effet escompté n'est pas pas franchement convaincant.
80% de l'angoisse est basée sur une réaction cardiaque naturelle générée par l'effet de surprise. Il est normal que lorsque l'image se fige, la musique s'arrête et qu'une créature fonce sur la caméra en hurlant « I want you » ou « Come with me » (ou autres phrases effrayantes d'ailleurs, mais ce n'est pas le sujet), nous ayons un réflexe instinctif qui consiste à hurler à notre tour en se protégeant le visage en cas d'attaque frontale.
Certaines scènes sont un peu lourdes et ont déclenché l’hilarité de la salle à des moments supposés évoquer le climax de la terreur.
Notons tout de même des passages humoristiques bien amenés (et volontaires) comme l'acharnement des créatures à vouloir crever les yeux ou les orifices auditifs du père ou bien encore la scène de l'appareil photo.
Rappelons que c'est un remake du téléfilm éponyme diffusé en 1973 sur les écrans américains. En ce sens, il constitue plus un bel hommage qu'un bon film.

Bref, « Don’t be Afraid of the Dark » ne deviendra pas un classique du genre même si beaucoup d'ingrédients s'y trouve.
Je n'en suis pas ressorti subjugué mais par contre, je suis conforté dans l'idée que je veux bel et bien d'une relation stable, sincère, durable dans le temps et passionnelle avec Katie Holmes, et ça, le plus rapidement possible. Merci.

Article par Fabien Boileau

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