« The Reef » : sensations fortes au beau milieu de l'océan

Début de l'événement: 

17 juillet 2011 - 12:35
Catégories:

C'est hier après-midi qu'avait lieu le visionnement du film The Reef du réalisateur et scénariste australien Andrew Traucki. Malgré la chaude température estivale, l'attrait évident de l'énorme ventre-trottoir sur Ste-Catherine et le début des festivités sur Crescent, force est de constater qu'il y avait quand même une soixantaine de cinéphiles, rassemblés au Théâtre Hall de l'Université Concordia, en attente de frissons et de sensations fortes.

Situé à mi-chemin entre les excellents Jaws et Océan noir, The Reef est un film audacieux qui, grâce à son réalisme saisissant, tend à dépasser les limites de l'extrême: trois hommes et deux femmes, pris au beau milieu de l'océan, avec pour seul équipement deux flotteurs, un masque et deux palmes, ainsi qu'une infinie étendue d'eau à donner le vertige. Il existe, certes, plusieurs peurs réelles dans la vie, notamment l'invasion à domicile, le viol, le meutre, mais avez-vous déjà pensé à ce que vous ressentiriez si vous vous retrouviez seul au milieu de l'océan?

Luke et Warren étaient loin de s'imaginer de telles horreurs avant de s'embarquer sur un bateau sillonnant la ceinture de corail australienne, en vue d'une traversée fort sympathique les conduisant jusqu'en Indonésie, destination finale de leur périple en mer. Profitant de l'occasion, Luke invite son ancienne flamme, Kate, avec qui il espère renouer une relation amoureuse, ainsi que son frère Matt et la compagne de ce dernier. La traversée, à première vue utopique, se voulait totalement paradisiaque: visite d'îles inhabitées, plongée sous-marine et plages exotiques. Or, leur rêve tourne vite au cauchemar lorsque leur embarcation fracasse un immense banc de coraux. Luke et ses compagnons se retrouvent rapidement sur une coque branlante qui menace de couler à tout moment. Une décision s'impose: ils devront partir à la nage sur l'océan afin de trouver une terre ferme et des secours. Mais leur baignade en mer s'avère de courte durée puisqu’ils n'avaient pas prévu tomber sur une silhouette colossale affamée de chair humaine: un grand requin blanc.

The Reef est un suspense horrible d'une intense cruauté qui n'hésite pas à outrepasser les limites de la peur. Andrew Traucki n'y est pas allé de main morte avec ce récit foudroyant inspiré d'un fait vécu. Son talent de metteur en scène lui a permis d'instaurer une ambiance insoutenable, parce que trop réaliste, nous permettant ainsi de vivre en même temps que les protagonistes une de nos pires phobies, celle d'être pris au milieu de l'océan. Fort heureusement, le spectateur avait la chance, hier, de se tortiller dans la noirceur d'une salle de cinéma, alors que Luke et ses compagnons, eux, devaient esquiver tour à tour les attaques du grand requin blanc. Le jeu des acteurs et le souci du réalisme sont deux qualités inhérentes à ce projet audacieux qu'est The Reef. Le tour de force réside toutefois au niveau de la bête aquatique, étant donné que Andrew Traucki n'a pas fait appel, comme avec Jaws, d'un gros requin robotisé. Il a filmé de vrais prédateurs de cinq mètres de long dans leur milieu naturel. Non mais, quelle audace.

Pour ceux qui n'ont pas été tentés par le visionnement de The Reef, de peur d'assister à une réplique ratée d'Océan noir, sachez que vous êtes passés à côté d'un projet cinématographique complètement capoté et stupéfiant de réalisme. Il n'y avait malheureusement qu'une seule représentation pour ce film, alors surveillez-le bientôt dans votre club vidéo favori.

Appréciation générale: *** 1/2

Partager

Facebook icon
Twitter icon
Google icon

Ajouter un commentaire