Critique de «Little Hell», le troisième album de City and Colour

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06 juin 2011 - 13:20

L’auteur-compositeur canadien Dallas Green, guitariste à la voix angélique dans la formation post-hardcore Alexisonfire, vient de faire paraître aujourd’hui un troisième album studio sous le pseudonyme City and Colour, un projet parallèle de bon augure qu’il a démarré en solo en 2005. Après Sometimes (2005) et Bring Me Your Love (2008), certifié platine au Canada, voici le dernier petit trésor folk-rock du jeune musicien, Little Hell.

L’album a été réalisé cet hiver à Hamilton en Ontario, aux Catherine North Studios, en compagnie du réalisateur-ingénieur-mixeur Alex Newport (Death Cab For Cutie, At The Drive-In, The Mars Volta). Le titre, Little Hell, a été choisi en référence à la pièce-titre figurant sur l’opus, qui raconte les petits paradis et les petits enfers que l’on rencontre aux détours de certaines relations amoureuses tumultueuses.

Avec Little Hell, Dallas Green a expérimenté un tournant légèrement plus rock. De fait, le single Fragile Bird, paru au mois d’avril, est symptomatique du changement de cap emprunté par le Canadien : des accords rock avec certains accents blues et acoustiques plus assumés et poignants, des voix s’ajoutant à celle de Green pour amplifier l’émotivité de certaines chansons, ainsi qu’un meilleur sens de la répartie quant à l’orchestration en général. En effet, une orgue subtile agrémente le refrain sur Sorrowing Man, un piano amplifie l’atmosphère sombre et caverneuse sur la magnifique Grand Optimist, alors qu’un violon accompagne la guitare acoustique de Dallas Green sur Northern Wind. Little Hell comporte son lot de chansons intimes, qui rappellent la sublime époque de Bring Me Your Love, mais aussi les meilleurs succès de City and Colour à ce jour.

Lorsque la formation Alexisonfire est au repos, Dallas Green en profite pour s’échapper en douce et pour offrir quelques concerts en Amérique du Nord, mais aussi en Europe, où il réussit à remplir des salles comme le Royal Albert Hall, en Grande-Bretagne.

« J’aspire toujours à devenir un meilleur musicien et un meilleur auteur-compositeur et cet album est le point culminant de ce but à l’heure actuelle. J’en suis très fier et c’est ce qui est le plus important pour moi », a-t-il souligné dans un communiqué officiel.

Longue vie, Dallas Green.

Appréciation générale : ****

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