CLAASS lance son maxi Smile At The Void aux Vendredis Nocturnes

Début de l'événement: 
05 juin 2011 - 11:55

Vendredi soir avait lieu au MAC (Musée d’art contemporain de Montréal) le lancement du maxi Smile At The Void de la formation montréalaise CLAASS, laquelle est pilotée par deux excentriques membres de We Are Wolves (Alexandre Ortiz et Vincent Lévesque), ainsi que par le réalisateur de musique électronique montréalais, Jordan Dare. La soirée, organisée dans une formule 5 à 9 bon chic, bon genre, a attiré plusieurs centaines de mélomanes, en plus de la jeune troupe Dare to Care Records, dirigée par Eli Bissonnette.

Formule 5 à 9 : cocktails et l’exposition Déjà

La prestation, qui a eu lieu aux alentours de 19h, était d’abord précédée d’un moment d’échange offert par Pur Vodka, où chaque personne était appelée à discuter entre amis ou à se délecter devant une bière ou un succulent cocktail. Pour les avides d’histoire de l’art, la visite de l’exposition Déjà, laquelle est disponible jusqu’au 4 septembre 2011, était incluse dans la formule des Vendredis Nocturnes. Quoi de mieux que de contempler plus d’une centaine d’œuvres majeures modernes, dont Generic Man de Jana Sterbak ou Star Traces Around Polaris de Richard-Max Tremblay, et ce, quelques heures à peine avant une solide prestation de CLAASS?

Lancement de l’album Smile At The Void

Le trio est monté sur la scène du MAC devant une foule de spectateurs jeunes et hyper branchés. Les musiciens, pour leur part, étaient vêtus d’un grand manteau trois-quarts, comme si l’hiver canadien les avait suivi jusqu’aux grandes portes du musée.

De prime abord, la mise en scène est l’élément primordial auquel on se doit de porter une attention lors des soirées Nocturnes : les trois musiciens étaient en effet séparés par des néons posés à la verticale, comme s’ils étaient chacun positionnés dans une mini cellule individuelle, alors qu’un technicien à l’arrière s’occupait de diffuser sur un écran géant une pléthore d’images de tous genres.

Pendant que CLAASS s’activait à séduire le public au rythme de leur musique électro-dark industrielle, les spectateurs pouvaient entre autres admirer la magnifique actrice Anna Karina en pleurs, scène sublime tirée du film Vivre sa vie (1962) du réalisateur français Jean-Luc Godard. Ensuite, les mots « La mort. » occupaient à eux seuls l’immensité de l’écran, comme si la fameuse fin du monde approchait à grands pas. Puis, les spectateurs ont eu droit à plusieurs scènes d’explosions tournées au ralenti, comme celle d’un réfrigérateur rejetant tout son contenu.

C’était somme toute un lancement d’album fort réussi. Jordan Dare, le leader du groupe, semblait très heureux d’être présent et s’est empressé de remercier les étiquettes Machette Records (pour la sortie éventuelle du vinyle) et Dare to Care (pour la sortie digitale), ainsi que pour leur précieux support. Ils ont joué les excellentes chansons Run, Smile At The Void, l’excellente Pretend, Tension et Same Sound, en plus de nous jouer une reprise et une nouvelle chanson de leur répertoire.

Regard sur Smile At The Void

Avec CLAASS, exit les cris échos d’hommes Cro-Magnon amplifiés qui faisait la force des albums Non-Stop tu me plies en deux et Total Magique; exit la fougue hypnotique qui faisait le charme du trio de loups montréalais. CLAASS, c’est plus pensé, plus pesé, mieux balancé, mais surtout très différent. Avec Jordan Dare aux commandes, on entre plutôt dans une atmosphère glauque à la Joy Division ou Cold Cave, où des voix tantôt monotones, tantôt énergiques, s’entremêlent dans des ambiances électro-dark industrielles. Vous retrouvez bien sûr la voix nasillarde d’Alexandre Ortiz dans Invisible Violence, mais ce plaisir de courte durée vous laissera sur votre faim, puisque Jordan Dare et Vincent Lévesque enduisent de pétarades électroniques la majorité des chansons du maxi.

Smile at the Void, qui n’est disponible qu’en format digital pour le moment, peut-être téléchargé sur le site Bandcamp du groupe ou par l’intermédiaire de leurs étiquettes de disques, Dare to Care (We Are Wolves, Armistice, Jimmy Hunt) et Machette Records (Cougarettes, Amanita Bloom, Rome Romeo). D’une vingtaine de minutes à peine, Smile At The Void se déguste aussi rapidement qu’un amuse-gueule ou des tapas bien chauds. Plaisirs coupables? Peut-être bien!

Crédit photo: La royale électrique compagnie

_____________________________________________

CLAASS

MySpace : http://www.myspace.com/claassmontreal
Facebook : http://www.facebook.com/claassmtl
Bandcamp : http://claass.bandcamp.com

Commentaires

Soumis par quidam (non vérifié) le

Intéressant et bel article! Je me désole de ne pas avoir pus y assister.

Ajouter un commentaire