Festival SXSW : magique, la ville d'Austin est musique

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16 mars 2011 - 00:00

C’est une deuxième fois en trois ans que je viens à Austin pour le Festival South By Southwest (SXSW). Même si le voyage pour se rendre peut être pénible, aucun autre festival n’est d’égal à SXSW. C’est magique, la ville est musique.

Mardi, en me rendant à l’hôtel, je rencontre Sadie, une fille de Portland qui se déplace à chaque année pour vivre SXSW. Elle connaît aussi un peu Montréal, alors je lui parle des artistes québécois qui jouent cette année sous la bannière Planète Québec. «Tu connais Braids?» je lui demande. «Oui, ils sont passés par Portland la semaine dernière justement!» «Suuns?» «Oui, ça aussi je connais». On est d’accord, moi et l’étrangère : la culture au Québec se porte bien.

Jusqu’à samedi, Planète Québec prend d’assaut le Spill bar, situé en plein cœur des festivités sur la 6e avenue à Austin. Grimes a été la première invitée à inaugurer la scène de Planète Québec mardi soir. Elle s’est produite seule, mais a réussi à multiplier les beats et les couches sonores admirablement. Sa voix angélique a été bien mise en valeur. Grimes explore des sonorités similaires à Braids, mais s’aventure beaucoup plus dans l’électro, moins dans l’aérien.

Vers 21h45, je lis sur le compte Twitter de Bande à part que les Foo Fighters feront un spectacle surprise au Stubb’s. Metallica avait fait de même en 2009. En fait, il y a toujours de gros spectacles surprise au SXSW. On chuchote d’ailleurs que Kanye West se produira avec Taylor Swift samedi soir.

Mais bon, le temps de marcher à l’autre bout du centre-ville pour les Foo Fighters, eh bien, c’est la file d’attente interminable. Je n’aurai entendu le groupe qu’à travers la clôture. Il y avait des gens plus braves qui, ne pouvant accéder à l’intérieur de la cour arrière du Stubb’s, se sont juché au deuxième étage d’un parking de l’autre côté de la rue. Bien fait.

Même un mardi, les rues d’Austin étaient pleines. Avec des amis, on a fait un détour de fin de soirée pour voir l’acteur canadien Michael Cera (Juno, Scott Pilgrim vs. The World) jouer de la basse au sein du groupe Mister Heavenly. Ça débordait jusque dans la rue de gens curieux. Le pauvre, tout le monde le prenait en photo en écoutant à peine la musique.

Un texte de @valouchka

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