La programmation du Festival des Films du Monde 2010 annoncée

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Fidèle à son mandat qui est d’encourager la diversité culturelle, de stimuler le cinéma de qualité, de découvrir et encourager les nouveaux talents, le Festival des Films du Monde a présenté hier sa programmation. Cette dernière fait la part belle aux découvertes tout en offrant une rampe de choix aux talents confirmés.

430 films provenant de 80 pays seront présentés lors du Festival des Films du monde, du 26 août au 6 septembre 2010. Parmi ces 430 films, on dénombre 227 longs métrages, 15 moyens métrages et 188 courts métrages. 113 longs métrages seront présentés en premières mondiales ou internationales. Les autres sont majoritairement des premières nord-américaines.

Fidèle à sa tradition, le Festival rend hommage à des talents reconnus : Stefania Sandrelli, Nathalie Baye et Jafar Panahi qui avait honorés le Festival en 2009 en présidant son Jury.

Des coups de cœurs? Les organisateurs de l'événement avouent en avoir eu beaucoup. Les films en provenance du Japon et de la Russie montrent que des talents sont en perpétuelle évolution dans ces pays. Les grands pays producteurs incontournables comme la France, l’Allemagne, les États-Unis, l’Espagne, l’Italie, présentent chacun un ensemble de films d’une grande diversité, de sources d’inspiration et de styles. On peut aussi trouver son bonheur en regardant une comédie musicale des Philippines « Emir », un documentaire sur Dracula « La Vérité sur Dracula », vivre avec un orchestre qui interprète les 9 symphonies de Beethoven en 4 jours ou des grandes œuvres littéraires portées à l’écran : « Manon Lescaut », « La Très excellente et divertissante histoire de François Rabelais », approcher des personnages historiques : « Henry 4 », « Che, un homme nouveau », « Lula, fils du Brésil », « Confucius ».

La Compétition mondiale

20 longs métrages et 16 courts métrages en provenance de 24 pays seront présentés en Compétition mondiale. Parmi ces films, 2 longs métrages et 1 court métrage sont des productions canadiennes : « Route 132 » de Louis Bélanger, qui sera également présenté en ouverture du Festival, ainsi que « Tromper le silence » de Julie Hivon.

La France est bien représentée dans cette compétition avec « Le Mariage à trois » de Jacques Doillon, mettant en scène Pascal Greggory, Julie Depardieu, Louis Garrel; « Nannerl, la sœur de Mozart » de René Féret qui présente la famille Mozart sous un angle différent; le personnage principal de « Tête de turc » de Pascal Elbé est un adolescent pris au piège de la violence des banlieues; « Rendez-vous avec un ange » de Sophie de Daruvar et Yves Thomas, met en scène un couple, Isabelle Carré et Sergi Lopez, dont les rapports de dominant-dominé, vont évoluer vers une situation où le dominé prend le contrôle de sa vie et, de manière inattendue, de celle des autres. Dans le film de Christian Lara, « L’Héritage perdu », coproduction France(Guadeloupe)-Gabon, pour toucher l’héritage de son oncle d'Amérique, un Guadeloupéen passionné de courses de chars à bœufs, doit se marier avant la fin du mois...

Du côté de l’Asie, le Japon se taille la part du lion avec 3 longs métrages en compétition. « Box – The Hakamada Case » de Banmei Takahashi met en scène une histoire criminelle qui a fait grand bruit au Japon et qui a toutes les apparences d’une erreur juridique. Hakamada est dans le couloir de la mort depuis 1968. Dans le film de samouraï « Sword of Desperation » de Hideyuki Hirayama, le personnage principal, qui manie l’épée avec une dextérité incomparable, est trahi par ceux qui l’ont manipulé. Dans « Villain » de Lee Sang-il, l’assassinat d’une employée de compagnie d’assurances conduit les enquêteurs vers plusieurs pistes mais le vrai coupable est protégé par une jeune femme solitaire.

Deux longs métrages représentent l’Allemagne. « The Day I Was Not Born », premier film de Florian Cossen, tourné en Argentine, met en scène une jeune femme qui, venant d’Allemagne, se trouve en transit à l’aéroport de Buenos Aires lorsqu’elle entend une comptine qui la trouble et lui semble familière. Elle est amenée à prolonger son séjour et va découvrir un douloureux secret. « The Murder Farm » de Bettina Oberli, coproduction Allemagne-Suisse, nous parle aussi de secrets enfouis. Lorsqu’une infirmière retourne dans son village pour l’enterrement de sa mère, les langues se délient…

Deux productions américaines seront également présentées en Compétition mondiale. Dans « Twelve Thirty » de Jeff Lipsky, la mère et les deux filles mènent leurs vies de manières totalement indépendantes, avec un mélange d’audace et de puritanisme. L’arrivée d’un jeune homme de 22 ans, novice sexuel, brouille les cartes. Dans « The Land of the Astronauts » de Carl Colpaert, David Arquette interprète le rôle d’un compositeur dont les succès passés ne suffisent pas à assurer l’avenir et qui se retrouve chauffeur de limousine. Peu à peu, on découvre les raisons qui ont provoqué une rupture dans sa carrière.

Dans le film « Dalla vita in poi » de Gianfrancesco Lazotti (Italie), Rosalba aime Danilo, un jeune homme à qui le juge a infligé 30 ans de prison. Elle veut correspondre avec lui, mais n’est pas très douée pour l’écriture. Elle demande à sa meilleure amie Katia de l’aider.
Une coproduction Belgique/Pays-Bas, « Oxigène » de Hans Van Nuffel, deux frères sont confrontés à la dure réalité d’une maladie mortelle. Chacun a sa manière de réagir. Grâce à l’optimisme d’un ami, l’un d’eux réussit à voir la vie de manière plus positive. « De la infancia » de Carlos Carrera (Mexique) est l’histoire d’un jeune garçon qui vit dans une famille totalement en marge de la société et dont le père violent cherche à entraîner les enfants vers la délinquance. Dans « Limbo » (Norvège/Suède/Danemark/Trinité-et-Tobago), premier film de Maria Sødahl, une jeune famille quitte la Norvège et vient s’installer dans l’île de la Trinité. Une phrase entendue par la jeune mère des enfants provoque une onde de choc qui remet en question l’existence du couple et elle se met à ressembler à une bombe à retardement prêtes à exploser. « Venice » de Jakub Kolski (Pologne) met en scène Marek, 11 ans, qui rêve d’aller à Venise. Sa famille a l’habitude d’y aller depuis des générations. Mais cet été est celui de 1939. La guerre avec l’Allemagne se dessine à l’horizon et le père de Marek rejoint l’armée...
« Truce » de Svetlana Proskurina (Russie). La petite ville dont il est question ne se trouve sur aucune carte du monde. Egor, chauffeur de camion, a décidé de s’y rendre parce qu’il s’agit de sa ville natale et qu’il veut vivre, trouver une épouse et apprendre à se connaître.

La Compétition mondiale des premières œuvres

24 longs métrages de fiction représentant 20 pays différents ont été sélectionnés pour la Compétition mondiale des premières œuvres. D’autres premières œuvres seront présentées dans les autres sections du Festival. Certains des gagnants du Prix de la première œuvre au Festival des Films du Monde les années passées, ont fait leur chemin depuis. Citons entre autres, Jon Amiel, Xavier Beauvois, Radu Mihaileanu, Manon Briand, et Carlos Carrera qui a un film en Compétition mondiale et est maintenant considéré comme un des grands réalisateurs mexicains. Son premier film « La Mujer de Benjamin » a gagné le Prix de la première œuvre au FFM en 1991.

Tous les genres et les styles sont représentés dans la Compétition mondiale des premières œuvres : les films intimistes aussi bien que les productions ambitieuses avec des budgets confortables, les films à contenu politique et les romances. La relève est plus diversifiée que jamais.

Hors concours

32 longs métrages font partie de la section « Hors concours ». Beaucoup des réalisateurs dont les films sont inclus dans cette section, n’ont plus besoin de présentation : Bertrand Tavernier dont le film « La Princesse de Montpensier » sera présenté en clôture du Festival, Carlos Saura viendra présenter son « Flamenco, Flamenco » en première mondiale. Citons également la délicieuse comédie de Zhang Yimou « A Woman, a Gun and a Noodle Shop », « Chantrapas » d’Otar Iosseliani, « Manon Lescaut » de Gabriel Aghion, « Lula, fils du Brésil » de Fabio Barreto, « Henri 4 » de Jo Baier, « Une famille » de Pernille Fischer, « La Tête en friche » de Jean Becker mettant en scène Gérard Depardieu, « L’Affaire Cézanne » de Sergio Rubini, « Abacus and Sword » de Yoshimitsu Morita, « Le Soldat Dieu » de Koji Wakamatsu, « L’Attentat » de Jorge Fons, « Ella » de Francisco Lombardi, « Little Rose » de Jan Kidawa-Blonski…

Enfin, le film « Galop arrière », voyage introspectif dans l'univers du théâtre Zingaro de Bartabas sera présenté comme « Évènement spécial ».

Regards sur les cinémas du monde

82 longs métrages, 3 moyens métrages et 81 courts font partie de la section « Regards sur les cinémas du monde ». Cette section est un festival dans le festival. Les pays grands producteurs y sont représentés avec plusieurs films chacun : Allemagne, Espagne, France, Japon, Russie, Suisse, États-Unis. Également, 3 longs métrages canadiens sont inclus dans cette section. C’est en voyant les films de certains pays qui sont peu représentés dans les circuits de distribution classique, qu’on se rend compte de la vitalité de certaines cinématographies : Algérie, Brésil, Costa Rica, Égypte, Géorgie, Islande, Maroc, Mexique, Philippines, Roumanie, Turquie, Venezuela.

Documentaires du monde

34 longs métrages, 11 moyens métrages et 16 courts font partie de la section « Documentaires du monde ». Chaque année, le festival propose davantage de documentaires. Tous ces documentaires abordent l’être humain dans tous ses états.

L’être humain victime de conflits ou de la situation politique de son pays : « Facing Genocide – Khieu Samphan and Pol Pot » de David Aronowitsch et Staffan Lindberg, « Los Caminos de la memoria » de Jose-Luis Penafuerte, « Aghet – un génocide » de Eric Friedler.
L’être humain créateur ou passeur de relai artistique « The Beethoven Project » de Christian Berger, « Dancing Chaplin » de Suo Masayuki, le producteur de films « Toscan » d’Isabelle Partiot-Pieri, l’homme derrière le Festival de Canne « Gilles Jacob, l’arpenteur de la Croisette » de Serge Le Peron, l’architecte dont les projets sont connus internationalement « How Much Does Your Building Weigh, Mr. Foster? » de Norberto López Amado et Carlos Carcas, la créatrice de costumes « Mine, de fil en aiguille » de Valérie Minetto. L’être humain face à l’adversité : la maladie « Mes deux seins, journal d’une guérison » de Marie Mandy, une catastrophe naturelle au Myanmar « Nargis – Quand le temps a cessé de respirer » de Kyaw Kyaw Oo et Maung Myint Aung, la situation des femmes en Espagne pendant la période franquiste « Señora de » de Patricia Ferreira. Le sport « Les yeux rouges » de Ismael Larrain, Juan Pablo Sallato, Juan Ignacio Sabatini, documentaire sur le soccer, le sport le plus populaire au monde et la passion qu’il déchaîne dans la société chilienne), le hula hoop revient en force dans le film « The Hooping Life » d’Amy Goldstein et on nous promet des démonstrations endiablées.

Hommages

Des hommages seront rendus à deux actrices exceptionnelles : Stefania Sandrelli et Nathalie Baye.

Nathalie Baye a joué avec les réalisateurs les plus reconnus non seulement du cinéma français tels Alain Cavalier, Nicole Garcia, Jean-Luc Godard, Tonie Marshall, Maurice Pialat, Bertrand Tavernier ou François Truffaut mais aussi du cinéma international comme Marco Ferreri, Tsai Ming-liang, Steven Spielberg ou Robert Wise, pour n’en nommer que quelques uns. Elle recevra un Grand Prix spécial des Amériques en hommage à son immense talent ».

Stefania Sandrelli est considérée comme l'une des actrices italiennes les plus importantes. Elle sera à Montréal pour présenter son premier long métrage comme réalisatrice, « Christine, Cristina ». Elle a joué avec les plus grands et a su alterner les comédies (« Divorce à l'italienne », avec Marcello Mastroianni) et les films plus graves. Un de ses rôles les plus connus est « Nous nous sommes tant aimés » d'Ettore Scola. Elle a travaillé avec beaucoup d'autres réalisateurs italiens, dont Fellini, Bertolucci (« Le Conformiste »), De Sica, Germi, Carlos Lizzani, Brusati, Mucciono…

Alors que Jafar Panahi était président du Jury en 2009, les organisateurs avaient évoqué avec lui, l’idée de lui rendre un hommage. Les circonstances ont fait que cet hommage prend une signification particulière. Cinq longs métrages seront présentés dans le cadre de cet hommage (« Le Ballon blanc », « Le Miroir », « Le Cercle », « Sang et or », « Hors jeu ») et son plus récent film inédit, le court métrage « Accordion ».

Gilles Carle nous a quittés le 28 novembre 2009. Le Festival des Films du Monde 2010 est dédié à sa mémoire. Il a fait partie du conseil d’administration du Festival pendant plusieurs années et, par la suite, lorsque la maladie l’a atteint, il est devenu membre honorifique. En hommage à Gilles Carle, et avec la collaboration d’Éléphant mémoire du cinéma québécois de Quebecor, la version préférée de son film « Les Plouffe » sera présentée au Cinéma Impérial le 1er septembre.

Leçon de cinéma

Gérard Depardieu viendra donner une « Leçon de cinéma » l’après-midi du 6 septembre. La très impressionnante filmographie de Gérard Depardieu lui permettra de parler du métier d’acteur et des relations privilégiées entre acteurs et réalisateurs.

Festival du film étudiant

Le 41e Festival du film étudiant canadien se déroulera pendant le Festival des Films du Monde, du 28 août au 1er septembre et les lauréats seront annoncés le 2 septembre.

76 films ont été sélectionnés (2 longs métrages et 74 courts métrages de durées aussi variées que 2 min. ou 103 min.) représentant un nombre record de 21 écoles, universités et institutions de formation de tout le Canada. Les réalisations dont vous pourrez voir les films au Festival 2010 viennent de : British Columbia Institute of Technology (Burnaby, B.C.), College universitaire de Saint-Boniface (Winnipeg), Université Concordia (Montréal), Dawson College (Montréal), École Polytechnique (Montréal), Emily Carr College of Art and Design (Vancouver), Etobicoke School of Arts (Toronto), Humber College (Toronto), INIS (Montréal), Niagara College (Ontario), Nova Scotia College of Art and Design (Halifax), Queen’s University (Kingston), Ryerson College (Toronto), Sheridan College (Oakville, Ontario), Simon Fraser University (Vancouver), University of British Columbia (Vancouver), Université de Montréal, UQAM (Montréal), University of Regina, Vancouver Film School, York University (Toronto).

Ce festival est compétitif et différents prix seront remis le 2 septembre :

Le Prix Norman McLaren offert par l'Office national du film du Canada d'une valeur de 2 500 $ en services techniques pour la production du prochain film du récipiendaire.

Le Grand Prix Kodak Cinéma et Télévision pour le meilleur espoir, présenté par Kodak Canada Division Cinéma et Télévision. Le gagnant reçoit une caméra d’une valeur de 800 $ ainsi qu'une valeur de 4 200 $ en pellicule. Et des prix dans les catégories Animation, Documentaire,

Fiction, Expérimental
Le but du Festival du Film & Vidéo Étudiant est de favoriser la découverte de nouveaux talents en présentant des films et vidéos réalisés par les étudiants en cinéma des universités et écoles du Canada, dans le cadre d'un événement international. De nombreux réalisateurs, parmi les meilleurs au Canada, ont été découverts d'abord au Festival du Film & Vidéo Étudiant.

Cinéma à la belle étoile Loto-Québec

Le « Cinéma à la belle étoile Loto-Québec » est de retour. Les séances auront lieu chaque soir du 26 août au 6 septembre sur le nouveau site de la Place des Festivals.

Notre Cinéma sous le chapiteau du Complexe Desjardins

Le cinéma québécois continue à accumuler les succès et afin que le public général puisse voir ou revoir des films québécois récents, le Festival continue à offrir gratuitement des séances de cinéma québécois. Ces présentations auront lieu sur la Grande-Place du Complexe Desjardins.

Entrées, billets

Les prix d’entrées sont les suivants :
- Passeport : 100.$
- Carte cinéphile : 250.$
- 10 coupons échangeables pour 10 billets : 65.$
- Billet individuel à l’unité : 10.$
Pour renseignements sur la billetterie : 514-848-3883

www.ffm-montreal.org

(Source : Festival des Films du Monde)

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