Mon bilan FNC 2013 : mi-parcours

Début de l'événement: 

16 octobre 2013 - 12:45
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Le Festival du Nouveau cinéma a débuté mercredi soir le 9 octobre avec une soirée d’ouverture à l’Impérial. Voilà déjà 7 jours que le festival est entamé, et j’avais envie de vous parler de mon parcours/marathon.

Je n’ai malheureusement pu assister à cette soirée d’ouverture que je ne peux commenter. J’ai par contre eu la chance de voir le film Tryptique de Robert Lepage et Pedro Pires. Si mon entourage semblait bien septique face à leur appréciation du film, et bien je reste complètement ravie du long-métrage qui m’a complètement séduite. Le fait est que Tryptique est une adaptation d’une pièce dramatique nommée Lipsynch… (ce qui peut effrayer certaines personnes) et pourtant, c’est bien un film que je suis allé voir! Au niveau de la forme, la formule de triptyque est réussie : le montage dynamique et suffisamment alterné pour permettre une homogénéité au niveau de l’action. Tout s’entremêle de façon à ficeler la vie de ses trois personnages et la coloration également enrobe tout l’univers du film d’une façon onirique, comme un rêve éveillé. Pas d’inquiétude, le film sortira en salle!

Mon périple au FNC a officiellement commencé le jeudi après-midi avec les courts-métrages Folies Douces. Après que j’ai virevolté un peu partout dans le Judith-Jasmin à la recherche de la salle de projection, j’ai finalement aperçu l’affiche du festival dans la vitrine de l’ancienne cinérobothèque (paix ait son âme) qui est maintenant une annexe du pavillon Judith-Jasmin. Finalement à l’intérieur, la salle se vide, mais on ne peut toujours pas rentrer puisqu’il faut bien faire des tests entre les projections, n’est-ce pas? Une fois assis, le gérant de salle présente les courts-métrages en s’excusant, visiblement un peu déçu que le festival débute avec des retards! Mais bon, les films commencent sans problème… jusqu’à ce que le dernier court-métrage soit malheureusement entrecoupé d’arrêts sur image inopinés (à plusieurs reprises). Folies Douces est en présentation demain le 17 octobre également. Ça vaut le détour ne serait-ce que pour Malody de Phillip Barker.

Le soir même, je suis allée voir Miss Violence à l’Excentris, il s’agit d’un film grec réalisé par Alexandros Avranas. Le film débute alors que la famille constituée du grand-père, de la grand-mère, de la mère et des 4 enfants, fête l’anniversaire de 11 ans d’Angeliki. Alors que le gâteau vient d’être soufflé et que joue une chanson de Léonard Cohen « Dance me to the end of love », Angeliki s’assied sur la bordure du balcon et esquisse un dernier sourire avant de se laisser tomber. Miss Violence est un film-choc qui exprime beaucoup beaucoup d’enjeux, de problèmes, de réalité également sur la vie en Grèce. Comment oublier que le pays est en faillite? Mais ce qui me frappe davantage, c’est la représentation de la figure masculine loin d’être flatteuse. Avec son film, Alexandros Avranas présente un milieu familial tourmenté par le secret et la souffrance. Le film est en compétition internationale dans le cadre du festival et sera représenté le 16 octobre (aujourd’hui!)

Le lendemain, j’étais super enthousiaste à me rendre à la projection de Les rencontres d’après minuit qui était en présence du réalisateur au Quartier Latin. J’avais dû faire le choix ce soir-là entre plusieurs films qui m’intéressaient, mais j’avais opté pour lui. Je me présente donc 30 minutes à l’avance, et j’apprends que le film est repoussé d’une heure… Dommage! Encore une fois, ce sont des choses qui arrivent et pas mal chaque année. Tant pis pour cette fois.

Coup de cœur pour le film d’ouverture de la section Focus, le film Diego Star de Frederick Pelletier. Le film est d’ailleurs également dans la programmation du festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue. J’ai également été particulièrement pour le film Bluebird de Lance Edmands. Quoiqu’il s’agisse d’un film américain, on pourrait croire à un film canadien. Si ce n’était pas de la langue, on pourrait s’y méprendre! Je veux aussi souligner le surprenant film La Ferme des humains d'Onur Karaman qui m’a complètement surprise. Le film au genre nouveau et téméraire gravite autour de Karim et J-P qui passe leur journée au parc à vendre du pot et à en fumer. Une histoire simple qui raconte un quotidien banal pourtant hanté des petits et des grands problèmes de l’existence. « Finalement, c’est un film sur la charte? » lança un des comédiens au réalisateur à la fin du film. La seule réponse fut le rire général dans la salle.

Le festival prend fin le dimanche 20 octobre, mais à noter que le film de fermeture est projeté le samedi 19 octobre.

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