Metropolis bleu dévoile sa programmation

Début de l'événement: 

24 avril 2017 - 20:00
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On le savait : la littérature permet d’entrer dans toutes sortes d’univers. Et comme ils sont nombreux et variés ceux offerts pendant le Festival littéraire international Metropolis bleu de Montréal! La 19e édition du Festival se déroulera du 24 au 30 avril 2017. Elle propose une programmation plus riche et plus diversifiée que jamais, déclinée suivant des thèmes à première vue si passionnants qu’ils ne donnent qu’une envie : pousser toutes les portes, ouvrir tous les livres, aller à la rencontre de tous les écrivains, discuter, échanger, lire, rêver, jusqu’à plus soif. L’an passé, tout bien compté, environ 60 000 personnes ont fréquenté le Festival. Nul doute que cette année, ce nombre sera égalé, sinon dépassé.

Sur la piste des couleurs Jamais érudition n’aura été aussi profonde et séduisante qu’avec l’historien français des couleurs Michel Pastoureau, qui vient de publier Rouge, après un Bleu et un Noir, dont des centaines de milliers de lecteurs se souviendront avec bonheur. Si vous vous êtes déjà demandé pourquoi la déesse Isis affiche un épiderme d’un beau rouge clair quand elle est représentée sur les parois de pyramides, ou pourquoi la femme de Job porte un manteau rouge éclairé à la bougie, dans le tableau fameux de George de La Tour, sachez que c’est auprès de Michel Pastoureau que vous obtiendrez les réponses à ces questions, à Montréal, pendant le Festival.

Ainsi, ne manquez pas de vous rendre au musée de l’Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal ainsi qu’au Musée d’art contemporain de Montréal, alors que Michel Pastoureau commentera successivement l’usage du rouge dans deux œuvres, l’une ancienne, l’autre contemporaine. De plus, à l’HOTEL10, ce dernier s’entretiendra avec la directrice du Musée des Beaux-Arts de Montréal, Nathalie Bondil, sur les multiples «coloriages» qui jalonnent l’histoire de l’art. Dans tous les cas, places limitées : vous voilà prévenus.

Les grands axes

Cette année, la programmation se déploie en des thèmes séduisants, intrigants. «Qui a peur du passé? Qui a peur de l’avenir?» interrogeront de mille manières des tables rondes, des débats ou des entrevues avec des écrivains aussi différents que Laurent Seksik qui évoque la vie de Romain Gary; Monique Proulx, penchée sur le cœur toujours battant de Jeanne Mance, co-fondatrice de Ville-Marie; Anaïs BarbeauLavalette qui interroge la mémoire de sa grand-mère, artiste en fuite; le batteur des Colocs Jimmy Bourgoing qui évoque ses souvenirs du chanteur Dédé Fortin; l’historien Marc Bergère qui a suivi à la trace d’ex-miliciens français venus se faire oublier au Québec après les années noires de l’Occupation; ou encore Marcus Malte qui, avec Le Garçon (Prix Femina 2016), propose une fable étrange, marquée par l’amnésie, la guerre et l’histoire.

Autre thème : «Dieu, littérature et sociétés». Les guerres de religion, les figures littéraires dans la Bible, nos temps troublés et leurs effets sur l’inspiration des écrivains, les philosophes de l’Antiquité, une Sardaigne loin de la carte postale, le polar, la poésie, la politique, l’histoire, la musique, Jérusalem comme un nid d’espions, l’érotisme chez les Grecs anciens: tous ces aspects, tous ces genres et bien d’autres, seront abordés par les écrivains Catherine Hermary-Vieille, Pierre Nepveu, Marcello Fois, Natasha Kanapé Fontaine, Frédéric Boyer, Amir Or ou Luc Chartrand, pour ne citer qu’eux.

Tant de sujets seront abordés pendant le Festival. Il y a ceux qui dérangent, tels le féminisme ou la notion d’«amour révolutionnaire» dans nos sociétés postcoloniales. Il y a ceux qui invitent à voyager, tel cet accent sur la Slovénie, mettant à contribution le grand romancier slovène Drago Jančar et quatre poètes importants de ce pays méconnu, né de l’implosion de l’ex-Yougoslavie. Il y a ceux en prise sur notre époque, comme les rapports entre les jeux vidéo et la littérature. La série que nous proposons précisément sur ce thème a été réalisée en collaboration avec le groupe de recherche TAG (Technocultures, Art and Games), de l’Université Concordia, avec laquelle, incidemment, nous élargissons notre partenariat, sous l’égide du poète et professeur Jason Camlot. Ce qui, en pratique, signifie que le Festival pourra compter cette année, plus que jamais, sur la contribution de professeurs et d’étudiants de l’Université Concordia. Cette présence, nous l’appelons déjà «l’effet Concordia», que nous pouvons d’ores et déjà voir à l’œuvre.

Pour faire bonne mesure, ajoutons que l’Université de Montréal est également un partenaire important au chapitre de notre programmation en langue française, par l’entremise de sa Faculté de théologie et de sciences des religions, son Département des littératures de langue française et son Département de littératures et de langues du monde. Il en va de même avec l’Université Laval, à Québec, par le biais de sa Faculté de théologie et des sciences religieuses. Lieux de connaissances et de savoir, les Universités sont ainsi également présentes, dans la vie littéraire montréalaise, dont en avril, le Festival Metropolis bleu est en quelque sorte le cœur battant. Ajoutons que, la poésie sera très présente pendant cette 19e édition du Festival. Et tout aussi bien la traduction, qui fera l’objet de plusieurs débats, tandis que l’hébreu, le catalan, l’italien, l’arabe, le portugais, l’espagnol, le chinois ou l’innu feront entendre leurs musiques aux côtés du français et de l’anglais, au cours d’une série de lectures publiques quotidiennes appelées Babel Bleu. A noter tout spécialement le Babel bleu de vendredi après-midi 28 avril, qui convie à une véritable expérience des sens, puisqu’il combine la lecture, dans leur langue d’origine, de poèmes par des poètes majeurs de différents pays, et une dégustation commentée de grands vins du Québec et du Canada.

Cette année encore, notre partenariat avec le Festival du premier roman de Chambéry et les clubs de lecture mis sur pied au Québec dans la foulée fera en sorte que des primo-romanciers fort prometteurs seront présents au Festival Metropolis bleu. De la France, Elitza Gueorguieva pour Les Cosmonautes ne font que passer (Verticales) et, du Québec, Marie-Christine Boyer pour Farö (Triptyque) rencontreront
ainsi leurs lecteurs.
Il y a tout juste 40 ans disparaissait la bouleversante Clarice Lispector. À juste titre, sa réputation littéraire s’étendait bien au-delà du Brésil. Son univers, ses livres, ses mots revivront pendant le Festival. «L’on vit de ce que à quoi l’on renonce», écrivait-elle dans Le bâtisseur de ruines. Paradoxe. Cette année, spécialement inspirés des festivités du 375e anniversaire de Montréal, sept projets du
festival démontreront la richesse de notre ville. On y traitera notamment de culture, de diversité et d’histoire. Ceux-ci ne manqueront pas de séduire le public curieux et cultivé qu’est celui du festival littéraire.

Enfin, ne manquez pas de passer au crible la douzaine d’événements uniquement en espagnol ou bilingues (rencontres, tables rondes, débats) qui forment le volet hispanique du Festival, particulièrement bien garni. Parmi ceux-ci, une table ronde au Musée d’art contemporain qui, sous le titre Feminicidio no more et ayant pour toile de fond l’exposition de la Mexicaine Teresa Margolles, cherchera à comprendre d’où viennent les violences faites aux femmes sur la planète, à notre époque.

Les Prix littéraires internationaux de Metropolis bleu Ils sont au nombre de cinq. Ils ne passent jamais inaperçus. Cette année, le Grand Prix littéraire Metropolis bleu (bourse de 10 000$) est décerné à la grande romancière d’origine indienne et de réputation internationale Anita Desai. Le jeûne et le festin, Le Bombay de Baumgartner ou Poussière de diamant : autant de romans qui interrogent avec art et finesse les rapports entre la tradition et la modernité.

Le Premio Metropolis Azul (bourse de 5 000$) est décerné à l’auteur américain d’origine guatémaltèque Francis Goldman (Dire son nom, Circuit intérieur). Le Prix littéraire des Premiers Peuples (bourse de 5000$) Metropolis bleu est remis au romancier américain David Treuer (Le manuscrit du Docteur Apelle, Et la vie nous emportera), Ojibwé ayant grandi dans la réserve de Leech Lake, au Minnesota. Le Prix Des mots pour changer (bourse de 5000$) est remis à Imbolo Mbue (Voici venir les rêveurs), d’origine camerounaise. Le Prix de la diversité Metropolis bleu (bourse de 3000$), remis en collaboration avec le Conseil des arts de Montréal) pour une première œuvre publiée au Québec et issue de la diversité, est décerné à Xue Yiwei (Shenzheners).

Pour la programmation complète, consultez notre brochure ou visitez notre site : www.metropolisbleu.org
De plus, Drawn & Quarterly revient en tant que librairie partenaire officielle du Festival et offrira 10% de rabais sur tous les livres mis en vente pendant l’événement.
Surtout, procurez-vous dès maintenant vos billets. C’est que les places s’envolent ! Les chiffres du Festival Metropolis bleu
• 250 événements – 119 pour les adultes, 129 pour les enfants
• Pour la programmation complète (incluant celle destinée aux enfants) : 34 % de la programmation est en anglais, 56 % de la programmation est en français, 10 % de la programmation est bilingue ou dans une autre langue que l’anglais ou le français
• Pour la programmation destinée aux adultes, 52% de la programmation est en anglais, 26% de la programmation est en français, 22% de la programmation est bilingue ou dans une autre
langue que l’anglais ou le français
• 301 auteurs en provenance de 11 pays : Allemagne, Brésil, Cuba, Écosse, États-Unis, France, Israël, Italie, Royaume-Uni, Slovénie et Venezuela Metropolis bleu en bref Metropolis bleu est un organisme à but non lucratif qui a pour mission de réunir les gens de langues et de cultures diverses autour du plaisir de lire et d’écrire, permettant ainsi l’éclosion de la créativité et la compréhension interculturelle. La Fondation présente annuellement un festival littéraire international et offre, tout au long de l’année, une gamme de programmes éducatifs et sociaux en classe et en ligne. Parce que l’écriture et la lecture vont bien au-delà du divertissement, ces programmes sont également utilisés comme outils thérapeutiques, de persévérance scolaire et de lutte contre la pauvreté et l’exclusion.

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