Lola, un hommage aux femmes autochtones

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Le personnage d'Anna Chapman en extase devant une autochtone ©Martine Doyon

Un spectacle en hommage aux femmes autochtones, aux femmes en général et à la Terre. Lola se joue encore ce soir à 20h et samedi 2 mai à 14h et 20h à la Maison de la culture de Frontenac. Entrée Gratuite.

Hier soir, c'était la première représentation de « Un monde qui s'achève - Lola ».
Lola Kiepja c'est une (ou la) femme autochtone qui a vécu les pires atrocités qu'un Homme peut vivre. Violes, agressions, tortures, Lola a subi l'enfer sur terre. Mais pourquoi ? Car c'est une femme. Car ce sont des femmes. « Nous sommes toutes Lola » disent-elles dans la pièce. Et en plus d'être une femme c'est une femme exotique, une femme autochtone de la tribu des Selk'nam. Lola c'est aussi la dernière des femmes autochtones, disparues il y a 50 ans, qu'Anne Chapman, anthropologue américaine, a interviewé et surtout aimé. Cet essai théâtral s'inspire de son œuvre qui s'intitule, Quand le Soleil voulait tuer la Lune, publié aux Editions Métailié en 2008.
A travers ces deux femmes, entre autres, on retourne en 1840, à l'époque où la terre de feu a été envahit par les chercheurs d'or et les éleveurs de moutons Britanniques. On revient sur « le génocide », dus à l'incompréhension de leurs mœurs par l'homme au visage pâle. Durant 2 heures 15, Yves Sioui Durand, metteur en scène, transporte le public dans une autre époque et aborde des sujets qui malheureusement sont toujours d'actualités comme : la femme en tant qu'objet de désir, les femmes qui se font violer comme ce qui se passe en Inde actuellement. Durant ce spectacle il existe plusieurs protagonistes. Utilisant le théâtre des masques, la réplique est donné par différents personnages. Plusieurs histoires s'entre-mêlent, le spectacle n'est absolument pas linéaire, mais les images d'archives et d'époques projeté sur la scène en guise de décor nous replace dans le contexte. Suffit juste de se laisser guider et apprécier les danseuses contemporaines qui sublime le récit.

Le Printemps autochtone d'Art 2

Ce spectacle s'inscrit dans le Printemps autochtone d'Art, organisé par la compagnie de théâtre amérindien, Ondinnok. Cette seconde édition est consacrée aux femmes, « en ces temps d'intolérance et de violence, en ce moment où les valeurs féminines et la Terre-Mère sont de plus en plus attaquées », expliquent Yves Sioui Durand et Catherine Joncas, créateur de la compagnie Odinnok.

Le 5 mai prochain, une rencontre est prévue avec les créateurs de la pièce de théâtre, où ils raconteront les dix ans de travail autour de l'oeuvre d'Anne Chapman.
Le lendemain il sera possible de visionner le dernier long métrage, Idle No More, documentaire de la cinéaste Alanis Obomsawin à 19h30, à la Maison de la culture de Frontenac. Ce film suit le parcours de chefs autochtones en quête de justice, cherchant à établir le dialogue avec le gouvernement canadien. Le but ? Sensibiliser la population aux enjeux qui les préoccupent : la protection de leurs terres, leurs ressources naturelles et avoir le droit de pratiquer la pêche et la chasse pour que leur société puisse prospérer.

Le 7 mai, à 19h30, à la Maison de la culture de Frontenac, une soirée Rhizome est organisée. Sur scène, dix femmes de La Marie-Debout où elles témoigneront en paroles mouvements et chants de leur rencontre avec l'univers d'Ondinnok et celui de trois femmes artistes autochtones.

Enfin, jusqu'au 6 juin, l'exposition « Oubliées et disparues : Akonessen, Zitya, Tina, Marie et les autres, est en accès libre au Studio 1 de la Maison de la culture de Frontenac. Cette expo porte sur la destinée parfois tragique des femmes autochtones à travers le temps.

Yves Sioui Durand et Catherine Joncas, les parents ce festival, célèbrent par la même occasion les 30 ans de leur compagnie avec un cabaret ce 9 mai prochain à 20h à la Maison de la culture de Frontenac.

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