L’expérience Kraftwerk 3D, un dimanche soir au Metropolis

Dimanche 30 mars aux alentours de 22h30, j’ai mis des lunettes 3D sur mon nez et je me suis laissé embarquer par Kraftwerk pour presque deux heures de show ambiance Retour vers le futur.

Bienvenu dans un monde d’ordinateurs, de numérique, de circulation, de sport, de nucléaire. En somme le meilleur et le pire du progrès, tous les éléments d’inspiration de cette musique industrielle caractéristique de Kraftwerk.

Fondé en 1970 à Düsseldorf (Allemagne) par Florian Schneider-Esleben et Ralf Hütter, Kraftwerk se présente comme le groupe fondateur du krautrock (en allemande «rock de chou»), la mouvance mère de l’électro actuelle. Après huit albums et de trop rares apparitions, le quatuor fait des heureux aux quatre coins du monde avec cette tournée 3D.

Le 30 mars au Metropolis, Ralf Hütter était accompagné par Frits Hilert, Henning Scmitz et Falk Grieffenhagen, tous vêtus de leur emblématique costume quadrillé à LED, ambiance robotique. Et c’est d’ailleurs avec «Robots», chanson qui leur va comme un gant, qu’ils ont débuté le spectacle, chacun derrière sa console. Face à eux, le public arborait les fameuses lunettes blanches destinées à décoder la 3D projetée derrière leurs silhouettes, un public contemplatif et fascinée, toutes générations confondues. Kraftwerk a balayé 44 ans de carrière musicale et visuelle en 90 minutes, reprenant, entre autres, les cultes «Autobahn», «Computer Love» «Tour de France».

L’utilisation de la 3D servait davantage à renforcer cette dimension de modernité plutôt qu’à embarquer la salle à proprement parlé. Cette scénographie a été élaborée en 2012 à l'occasion de la rétrospective «1 2 3 4 5 6 7 8» présentée à guichet fermé au MoMa de New York. Pendant huit soirées consécutives, leurs huit albums, «Autobahn», «Radio-Activity», «Trans-Europe Express», «The Man-Machine», «Computer World», «Techno Pop», «The Mix» et «Tour de France»; ont été présenté avec des visuels propres à chacun.

Synthétiseurs vedette, tonalités binaires, vocoder, 3D et costumes LED, tout était réuni pour une expérience unique. La traduction de «Kraftwerk ?» Centrale électrique.

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