Les artistes émergents : feu de paille ou feu de forêt?

Catégories:

Nicolas Patterson je dois dire que ça fait un petit bout que je le connais. La première fois que je l’avais rencontré, c’était au Divan Orange il y a déjà bientôt deux ans. Ce soir là, je dois avouer que j’avais été gâtée par les découvertes musicales. C’est également à cette soirée que LITA , anciennement nommé Lost in the atsmosphere, est entré dans mon top10 des groupes québécois que je préfère. (Découvrez leur musique ici: http://litamusique.ca/ )

Nicolas Patterson et LITA ont deux univers musicaux bien différents, mais ils ont un point en commun : l’authenticité de leurs chansons. Après les avoir vus à plusieurs reprises sur scène, je peux témoigner de leur vivacité et de leur dévouement. Ils se donnent corps et âme. Il ne leur manque plus qu’un réseau de fans à la hauteur de leur talent.

En effet, percer dans le domaine de la musique aujourd’hui est certes beaucoup plus accessible comme rêve de ti-cul que cela pouvait l'être dans les années 60. Les médias sociaux sont grandement responsables de cet effet exponentiel. Cependant, cette même plateforme infinie détient son lot d’inconvénients.

Tout est devenu si facilement accessible, on a l’embarras du choix et on ne sait plus où donner de la tête. C’est alors qu’interviennent les maisons de disque qui ont pour but de faire connaître des artistes qui jouent dans le bar à côté de chez tes parents en Abitibi, à plus grande échelle .

Je considère comme étant artiste une personne qui fait de son art, une façon de vivre et non pas quelqu’un qui se travestit afin de pouvoir vivre de son art. Ayant réalisé des entrevues dans le domaine artistique avec divers artistes émergents durant les 4 dernières années, certains débats refaisaient surface de façon récurrente.

Parmi ceux-ci se trouve le débat de « contrôler » sa création. Par exemple, chanter en français, afin d’avoir plus de chances de jouer dans les radios commerciales francophones, car ces dernières ont des quotas à respecter. Évidemment, les chances sont presqu’inexistantes en ce qui a trait à jouer dans ces mêmes radio si vous chantez en anglais. Pourquoi? La raison est simple, les radios favorisent généralement de faire passer les « hits » internationaux et ils font jouer des artistes plus locaux lorsqu’il s’agit de chansons francophones.

Le débat est donc le suivant : chanter en français, afin d’augmenter ses chances de se faire connaître ou bien y aller avec l’inspiration du moment et chanter en anglais si ça nous vient plus facilement?

Un autre débat au Québec est celui qui concerne le fait de se faire connaître à l’étranger avant d’assurer sa popularité ici même dans la Belle Province. Ce phénomène ne date pas d’hier, Félix Leclerc s’est fait applaudir en France bien avant qu’on ne reconnaisse l’étendue de son talent dans son pays d’origine. Si on regarde plus récemment encore, Arcade Fire a connu ce même phénomène en obtenant une reconnaissance à l’étranger, bien avant que le Québec ne daigne lui remettre les prix "d'Artiste québécois de l'année s'étant le plus illustré hors Québec", ainsi que " l'album de l'année-anglophone" au Gala de l’ADISQ en 2011.

On est noyés dans une culture de masse et en même temps, les divers médias sociaux nous offrent un monde infini de découvertes. Selon moi, la meilleure façon d’apprécier un artiste musical est d’être en contact avec lui. Allez voir des spectacles un peu partout de groupes dont vous ne connaissez strictement rien et vous serez certainement surpris à maintes reprises. Mes plus belles découvertes musicales, je les ai faites ainsi!

La majorité des artistes émergents ont compris ce phénomène et organisent eux-mêmes des tournées un peu partout au Québec et dans le monde. Le contact humain est d’autant plus valorisé et important de nos jours, car il devient une denrée de plus en plus rare et ce, jour après jour.

C’est d’ailleurs dans cette optique que Nicolas Patterson a pour but de se faire connaître, en réalisant des tournées un peu partout dans le monde et en offrant des prestations directement dans votre salon! Alors si vous organisez un mariage prochainement ou encore une demande en mariage, sa voix sensuelle pourrait être celle qu’il vous faut!

Voyez ici ces prochains spectacles :

24 et le 25 octobre au Collège Notre-Dame-de-Lourdes à Longueuil, ces spectacles serviront à amasser des fonds pour la fondation canadienne du rein.

Pour plus d’informations ou pour le contacter, visitez le : http://nicolaspatterson.com/

Partager

Facebook icon
Twitter icon
Google icon

Commentaires

Très intéressant

Autant le contenu de l'article que l'artiste. Merci pour cette belle découverte.
C'est vrai qu'il est très délicat d'être émergent et que le paradoxe des réseaux sociaux est bien présenté.
«la meilleure façon d’apprécier un artiste musical est d’être en contact avec lui. Allez voir des spectacles un peu partout de groupes dont vous ne connaissez strictement rien et vous serez certainement surpris à maintes reprises.» On peut difficilement mieux résumer... Merci.

Ajouter un commentaire