Le temps des fêtes avec Rachid Badouri

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Le temps des fêtes avec Rachid Badouri

Salle André-Mathieu de Laval, 27 décembre dernier: l'endroit est bondé – des bancs de fortune ont même été ajoutés - et l'humeur est festive. C'est que cette soirée des fêtes un peu spéciale se déroulera en compagnie du comique Rachid Badouri. Fidèle à lui-même, et au titre de son spectacle, c'est heureux, en grande forme et visiblement «rechargé» que l'humoriste monte sur scène devant son cher papa, plusieurs membres de sa famille et de nombreux spectateurs en mode célébration.

Imiter et raconter

Ces derniers jours de 2015 (27, 28 et 29 décembre) se sont ainsi transformés en soirs de spectacles pour un Rachid désormais mari et père de famille. «Je suis tellement heureux d'être ici ce soir, à Laval qui est pratiquement ma ville natale. Votre présence comte beaucoup... pour mon porte-feuilles», a-t-il blagué en début de spectacle. «Il s'est passé plusieurs choses importantes dans ma vie au cours des dernières années, j'ai hâte de vous raconter tout cela, et je reviens sur scène complètement rechargé!»

C'est avec la belle énergie qu'on lui connaît que Rachid s'est penché sur des sujets propices aux anecdotes et moments cocasses de son quotidien comme les Français, les douanes françaises versus les douanes canadiennes, les salutations utilisées à travers le monde (lui permettant de refaire ses hilarantes mimiques à l'asiatique), le fait d'avoir enfin quitté le nid familial, son mariage, le «spinning» (très drôle numéro mettant en scène les «douch bags de Laval» qu'il adore personnifier ) ou encore l'humour particulier de son père adoré, fervent de métaphores. «Mon père est drôle sans le vouloir. Il ne sait pas qu'il est drôle. C'est un «ignoriste»», a-t-il expliqué.

Juché sur la console de son en plein coeur de la foule comme parfaitement dans son élément sur les planches, Rachid Badouri arrive à faire rire les plus sceptiques avec ses hilarantes imitations, ses mimiques et les histoires qu'il possède assurément l'art de raconter. On l'aime parce qu'il est sympathique et jamais méchant (*sauf lorsqu'après avoir enduré le fort bavardage d'un spectateur placé dans les premières rangées, il se décide à le remettre à sa place et l'incitant fortement à la boucler en plein spectacle! 1-0 pour Rachid.)

Qu'il parle de son mariage («je me suis marié avec une femme timide qui s'est avérée ne plus être timide du tout après le mariage»), de son alimentation (menant à une irrigation du colon avec «vue panoramique sur ses deux timbits fourrés à l'arabe»), de son rêve d'enfant de devenir un pianiste classique à la Beethoven ou du fait d'être arabe dans une société qui se prétend ouverte à la diversité «Je n'ai rien contre les musulmans... en Musulmanie», Rachid Badouri fait rire ou du moins inlassablement sourire.

Le racisme, il l'effleure lorsqu'il raconte l'histoire d'une amie d'enfance au nom franchement plus risible que le sien… «J'ai envie de regarder le monde en couleur, comme je regarde la télé», dit-il d'ailleurs.

Inévitablement, le décès de son admiratrice numéro 1, sa mère, a fait naître un numéro inégal, mais plutôt émouvant. Un joli hommage, qui reste toutefois à être peaufiné, et une belle façon de se livrer différemment à son public ému. C'est de là qu'est d'ailleurs né le titre de son spectacle; «5 ans après la mort de maman, je vous reviens rechargé», a-t-il lancé avant de conclure cette belle soirée tout en musique… classique.

-Rachid Badouri poursuit sa tournée «Badouri Rechargé» à travers le Québec. Il sera de retour à la Salle André-Mathieu le 22 juin prochain.

Pour tout savoir sur Rachid Badouri, on visite le http://rachidbadouri-jpr.com

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