Le joyeux passage de Young the Giant au Métropolis

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On ne pourra jamais dire que Sameer Gadhia, le chanteur de la formation Young the Giant, ne donne pas tout ce qu'il a dans le ventre lorsqu'il se retrouve sur scène. C'est ce qu'il a fait lors du passage du groupe sur les planches du Métropolis mardi soir dernier, alors que la salle était visiblement bondée d’admirateurs incontestés et conquis d'avance. Retour sur une soirée mi-rock mi-bonbon.

La musique qui unit

Si les 5 membres du groupe rock californien semblaient heureux de se trouver à Montréal cette semaine, le spectacle a pris des allures de fête de famille pour le batteur du band, François Comtois. Originaire de Montréal, le musicien a tenu à exprimer en français à la foule sa joie d'être de passage à la maison. Pour les membres de sa famille installés dans les loges du deuxième étage comme pour la foule montréalaise, la fierté était grande.

Si je ne suis pas la plus grande admiratrice de cette formation se décrivant comme un groupe rock indépendant, j'apprécie toutefois voir un chanteur se démener sur scène aussi intensément que le fait Sameer Gadhia. Son énergie qui jamais ne semble feinte est assurément contagieuse et si ce ne sont vraiment pas toutes les pièces du groupe qui méritent qu'on se déhanche à en perdre la raison, le leader a de quoi faire sourire et dérider les spectateurs moins convaincus telle que moi.

J'ai ainsi passé une belle soirée en compagnie de ce chanteur excentrique vêtu d'une salopette de prisonnier orangée et d'un énorme collier au médaillon doré. J'ai frappé des mains comme le reste de la foule lorsque le groupe a entamé la pièce «Something to Believe In» qui joue en boucle à la radio. J'ai apprécié sa voix juste et puissante, identique à celle meublant les trois albums studio du groupe. J'ai été impressionnée par ses multiples talents de musiciens. Et j'ai souri gentiment devant son attitude de rock star qui, selon moi, ne cadre pas tout à fait avec le genre de musique que propose Young the Giant.

De la populaire «Cough Sirup» aux téléphones cellulaires illuminant la salle à l'unisson, des étoiles et des montagnes projetées sur le mur du fond aux drapeaux enveloppant la scène, j'ai découvert des pièces intéressantes comme l'entraînante «Nothing's Over» qui m'a rappelé le son d'un de mes groupes fétiches, Misteur Valaire.

Quant aux pièces cultes du groupe, «Mind Over Matter» et «My body» notamment, livrées en fin de spectacle, il serait difficile de prétendre qu'elles n'ont pas soulevé la foule dont l'énergie était ultimement à son comble.

Mon plus beau moment de la soirée? Cet ado qu'un inconnu a planté sur ses épaules, sous l'oeil attendri de sa mère - qui l'avait accompagné à un spectacle d'adultes un soir de semaine - afin qu'il puisse enfin voir s'amuser ses idoles sur scène. Rien de plus beau à mes yeux que la musique qui unit.

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