Le Chant de Sainte Carmen de la Main, nouvelles dates

Début de l'événement: 

30 avril 2013 - 00:00
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Le chant de Sainte Carmen de la Main
d'après l'oeuvre de Michel Tremblay /
Livret, paroles et mise en scène René Richard Cyr / Musique Daniel Bélanger

Au TNM du 30 avril au 8 juin 2013
dans le cadre du 25e anniversaire des
Francofolies de Montréal - 13, 14, 15, 20, 21, 22 JUIN 2013 (au TNM)
En tournée à travers le Québec - Janvier/février/mars 2014
Pour toutes les dates saintecarmen.ca

Avec Édith Arvisais / Frédérike Bédard / Philippe Brault / Normand Carrière /
France Castel / Normand D'Amour / Eveline Gélinas / Renaud Gratton /
Maude Guérin / Liu-Kong Ha / Josianne Hébert / Simon Labelle-Ouimet /
Michelle Labonté / Benoît Landry / Ève Landry / Maude Laperrière / Christian Laporte / Milène Leclerc / Bruno Marcil / Benoît McGinnis / Frédérik Zacharek

Le Théâtre du Nouveau Monde termine sa saison sur une note éblouissante avec la version musicale de l’oeuvre de Michel Tremblay, Sainte Carmen de la Main. Après Belles-Soeurs, René Richard Cyr et Daniel Bélanger unissent à nouveau leurs talents pour nous transporter dans l’univers malfamé de la flamboyante Carmen, baignée dans son monde du spectacle western. Si la plus classique des tragédies de Tremblay est entrée dans la légende, ses personnages, eux, font désormais partie de notre mythologie. Il fallait une distribution quatre étoiles pour leur donner vie : entourés d’un choeur métissé de 16 comédiens-chanteurs-musiciens sous la direction musicale de Philippe Brault, Maude Guérin (Carmen), France Castel (Gloria), Normand D’Amour (Maurice), Éveline Gélinas (Bec-de-Lièvre) et Benoît McGinnis (Tooth Pick) illumineront au printemps la scène du TNM, transmuée en bar du Red Light du boulevard Saint-Laurent. Ce nouveau théâtre musical très attendu déploie déjà 15 supplémentaires dont 6 dans le cadre du 25e anniversaire des FrancoFolies.

Grandeurs misères d'une faune paumée

Partie perfectionner ses yodles à Nashville, Carmen, revient au bar Rodéo décidée de chanter désormais son propre répertoire, en français. Elle veut réveiller la conscience de son public à travers des chansons qui le valorisent et ainsi redonner sa dignité au monde de la Main. Elle devient vite une idole pour les opprimés, leur soleil, leur voix. Mais certaines personnes du milieu ont tout avantage à ce que la masse demeure asservie. Carmen payera son audace au prix de sa vie, car dans ce bar fréquenté par une faune désabusée, c’est le régime de la terreur, le règne de l’intimidation qui prévaut, comme en écho à la tragédie grecque, régie par les règles de la transgression et du châtiment. Chronique d’une mort annoncée, Carmen suit la trajectoire d’une étoile filante, brillante mais éphémère.

Ode à la libération

Créée en 1976, à la veille du référendum, Sainte Carmen de la Main parle profondément de nous. Si le théâtre de Michel Tremblay a toujours incité à une certaine libération psychologique et morale, cette fois, l’auteur va plus loin. Il nous parle de révolte, de rébellion, d’identité culturelle. À tous ces marginaux, le « petit monde » que l’on méprise, Carmen répond qu’ils ont le droit de vivre, qu’au fond d’eux-mêmes, ils sont forts, capables de grandes et belles choses. Le chant de Carmen est une ode à la libération d’un monde, aujourd’hui disparu, d’une population, de tout un peuple : une puissante métaphore de l’état actuel de notre société. René Richard Cyr, à qui l’on doit des relectures sensibles et décapantes d’oeuvres marquantes du répertoire québécois, et tout particulièrement de Michel Tremblay, sublime cet univers à hauteur universelle, transcendant le contexte sociopolitique de l’époque.

Nouveau théâtre musical

Fusion naturelle entre musique, chant et théâtre, le texte fortement lyrique de Michel Tremblay se prête admirablement au genre, avec sa chanteuse étoile et son choeur bigarré de prostituées et de travestis, de petits bums de ruelle et de star sur le retour. René Richard Cyr signe avec Le Chant de Sainte Carmen de la Main une spectaculaire adaptation portée par une musique chorale de l’auteur-compositeur-interprète d’exception qu’est Daniel Bélanger, qui une fois de plus s’amuse à déjouer ses notes pour mieux se réinventer et nous surprendre. Sous la direction musicale de Philippe Brault, l’homme qui «magnifie» l’univers des autres, aussi bien musical (Pierre Lapointe) que théâtral (notamment avec les metteurs en scène Olivier Kemeid et Claude Poissant), et le «coaching» vocal de la grande chanteuse-choriste Monique Fauteux, 21 comédiens-chanteurs-musiciens feront revivre un fragment d’histoires au coin de la Main et de la Catherine.

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Source: Théâtre de Nouveau-Monde
Crédit photo: Théâtre du Nouveau-Monde

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