Île Soniq jour 2 : un peu de pluie et du plaisir à revendre

De la musique qui fait vibrer, qui touche des cordes sensibles, qui ne peut faire autrement que de faire danser, qui rend hommage, qui rassemble et qui déménage. Une belle grosse averse qui fait plus rire que pleurer, puis des rayons de soleil qui se pointent à nouveau à travers les nuages, parfaitement, sur fond de musique trance. Des danseurs encore plus motivés que la veille. Une demande en mariage et un DJ qui, à juste titre et à ce moment de notre histoire, nous somme de prendre bien soin les uns des autres. La seconde journée du festival Île Soniq ne sera pas oubliée.

De la musique pour tous

Nous nous sommes dit que tant qu’à vivre l’expérience île Soniq, nous allions la vivre jusqu’au bout. Ce qui signifiait que nous allions danser pendant deux jours sur de vieilles et de nouvelles pièces électroniques, chaque jour – et particulièrement soirée - comme s’il n’y avait plus de lendemain (j’exagère à peine).

En ce dimanche plein de soleil, je peux affirmer que nous avons su relever le défi. Que nous avons, effectivement, dansé pendant deux jours sans trop nous essouffler. Et que, malgré nos pieds légèrement endoloris aujourd’hui, nous avons adoré notre week-end de musique.

Si je n’ai certainement pas entendu que de la musique qui me plaisait tout au long de ce festival et je sais que c’est là l’une des grandes qualités de cet événement : la variété des types de musiques électroniques offerts, l’inclusion, le désir de faire plaisir à chacun.

Je me suis ainsi retrouvée sur le bord de la crise de nerfs (encore là, j’exagère à peine) coincée dans la foule compacte et déchaînée lors de la prestation du DJ de dubstep Spag Heddy, alors que des milliers de danseurs semblaient véritablement y trouver leur bonheur. Puis, je me suis trouvée tout à fait à ma place devant le puriste trance irlandais John O’Callaghan que certains, à leur tour je l’imagine bien, ont dû trouver trop doux, trop langoureux. Chacun ses petits plaisirs musicaux…

Après une brève, mais violente averse (moment plus rigolo que dévastateur, car de courte durée), les percées de soleil n’auraient pas pu trouver meilleure bande sonore que la musique de Markus Schulz pour percer les nuages. Progressives, trance, house; les influences de ce DJ deux fois couronné meilleur DJ américain sont aussi nombreuses que les sensations qu’il nous fait vivre. Le voir jouer live est un honneur et un réel plaisir. Et sa « trance nation » se fait si belle que parfois, comme hier soir, un fan fait monter sa copine sur scène et lui demande de l’épouser, là, comme ça, à deux pas de leur idole qui les prend ensuite dans ses bras.

« Remember to always be there for each other » (n’oubliez pas de toujours être là les uns pour les autres) a-t-il ajouté en lançant sa dernière pièce, un remix de la chanson In the End de Linking Park en hommage au chanteur récemment disparu.

L’univers animé du talentueux Porter Robinson - qui lançait sa jolie intro sous les projections de mangas japonais de son court film d’animation Shelter -, nous avons dû le quitter un peu à regret pour nous rendre danser sur la musique trance psychédélique absolument hallucinante d’Infected Mushroom. Flanqué de deux amis musiciens (un batteur et un guitariste), le duo israélien devenu quatuor a tout donné afin de faire danser la foule qui semblait comporter plusieurs fans de la première heure. Quant à ceux qui ne connaissaient pas encore ce groupe mythique qui roule sa bosse depuis déjà 20 ans, il y a fort à parier qu’ils se demandent encore ce matin ce qui s’est produit exactement hier en fin de soirée... Qui est ce groupe d’artistes, musiciens, chanteur et DJs plus tout à fait jeune qui a laissé la foule à bout de souffle, ébahie et conquis par sa prestance, son son tout simplement dément et sa fougue.

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