Histoire de la civilisation occidentale - Notes de cours

Histoire de la civilisation occidentale
Le grand mouvement intellectuel
La Réforme: le grand schisme

La Renaissance est un mouvement de l'histoire culturelle de l'Europe de retour aux règles classiques de l'Antiquité dans tous les domaines de l'expression.

- Philosophie du Moyen Age: spiritualisme, l'homme par rapport à Dieu.
-Philosophie de la Renaissance: humanisme, conception plus rationnelle.

-Littérature du Moyen Age: caractère sacré, littérature de chevalerie imprégnée par le système féodal; François Villon, par exemple.

-Littérature de la Renaissance: populaire, caricaturesque, grotesque, ironique, on se moque de l'homme; au point de vue littérature politique: Machiavel, étude de moeurs, leçon de psychologie sociale.

Caractéristiques techniques: incarné par Léonard de Vinci, étude des arts mécaniques, il faut savoir dégager les règles. C'est aussi un mouvement élitiste; les nobles possèdent leur savant, leur homme de lettres et ils doivent respecter les conditions matérielles de ceux-ci. C'est plutôt un objet de prestige que ce mouvement technique et il est inspiré de source gréco-romaine.

Vidéo III Démonstration du fait que la Renaissance est une plaque tournante de l'histoire intellectuelle mondiale.

Les civilisations précédant la Renaissance étaient généralement statiques, marginales et traditionnelles ( les enfants répétaient les gestes de père en fils). La Renaissance, elle, met son accent sur la découverte de la jeunesse: l'enfant est le symbole de promesse de l'avenir. On conçoit que l'homme est au-dessus de Dieu, l'imprimerie apparaît et amène une certaine démocratie de l'intelligence. On assiste à un effort de raisonnment intellectuel à partir de Gutenberg: l'imagination est un pouvoir humain que l'on doit rendre accessible. Aussi une dualité des pouvoirs politiques et scientifiques apparaît. La pricipale conséquence de la Renaissance se veut donc une diffusion des idées.

Caractéristiques de la Réforme à court et long terme:
Vaste mouvement à l'intérieur de la Chrétienté européenne ( crise).

Déchirure de la structure et de la pensée ( morale) chrétienne. On associe la Réforme à la Renaissance. Somme toute, le coeur de la Réforme c'est la volonté d'utiliser la Bible comme seul outil d'enseignement religieux. au point de vue théologique, le salut est le résultat d'une responsabilité individuelle.

Distinguons ici les trois grandes traditions réformées.

Martin Luther: pensée, le salut est une question de foi, d'où la simplification du culte religieux. Trois seuls sacrements sont administrés: le baptême, la communion et la pénitence. Le clergé doit avoir un rôle réduit. L'influence luthérienne se fait sentir en Allemagne.

Jean Calvin: Il reprend passablemet les mêmes idées que Luther, le pessismisme est plus grand chez Calvin quant au salut: question de prédestination qui mènera à une rigueur religieuse. Deux sacrements sont administrés: le baptême et la communion. Il n'y a pas de clergé et les pasteurs sont choisis par la communauté. L'influence se fait sentir en France ( où la crise est grave), en Suisse et en Ecosse.

L'anglicanisme: en Angleterre: rupture entre Henri VIII et le pape. C'est une mixture de la tradition luthérienne et calviniste; par contre cette Eglise conserve dans ses sructures tous les éléments de la tradition catholique.

Conséquences à court terme:

Division sociale et politique que va connaître l'Europe suite à cette crise. On assiste à des guerres civiles. La seule grande religion qui est remise en question dans l'histoire de l'humanité. La tradition protestante pénetrera les couches bourgeoises de la société européenne. Cela donne sens aux langues nationales ( dès le XVI et XVII siècle).

A long terme:

Changement moral ( éthique) qui va influencer psychologiquement les mentalités.

Ethique personnelle: culte de l'individualisme plus grand, sens de la responsabilité.

Ethique sociale: la famille chez les Protestants: l'enfant est un être dont on doit forger la responsabilité, scolarisation rigoureuse. II- Ethique communautaire: coopération, solidarité et entraide.

Ethique du travail: Puritains, parabole des talents, l'on doit exercer le maximum de ses talents intellectuels,de ses facultés créatrices: d'où un rendement fortifié.

Vidéo IV Causes et conséquences des " Grandes Découvertes"

Le point de repère est la prise de Constantinople: c'est la cessation du commerce avec l'Orient, la volonté de conquêtes culturelles.

Christophe Colomb déjoue les croyances de l'époque et réussit à se rendre en Amérique grâce aux améliorations techniques de la navigation. En Europe se produit la révolution métallique, on veut importer les métaux précieux et les richesses sur lesquels les Espagnols ont mis la main. On a besoin de matières premières et cette situation entraîne une rivalité entre les Etats de France, d'Angleterre, du Portugal et d'Hollande.

Causes des Grandes découvertes:

Causes techniques: apparition des boussoles et d'instruments de navigation qui permettent des traversées atlantiques efficaces et possibles.

Causes économiques: besoin de matières premières en forte demande et le besoin d'éliminer la concurrence.

Causes politiques: soutien des explorations qui entraine une idée de souveraineté nationale s'appuyant désormais sur le pouvoir de l'argent.

Causes sociales: surplus démograsphique européeen, esprit d'entreprise de la classe bourgeoise.

Causes culturelles: le zèle religieux ( esprit de croisade) et l'esprit de la Renaissance: vouloir connaître, vouloir savoir ( géographie, esprit scientifique).

Conséquences des Grandes découvertes:

géographiques: établissement de nombreux comptoirs européens du côté de l'Asie ( route du Sud), nombreuses colonies qui s'établissent sur le nouveau continent ( se les partagent les nations atlantiques de l'Europe).

Le mérite des Grandes découvertes est d'avoir su déplacer les foyers d'activités économiques vers la section atlantique( autrefois en Italie). De nouveaux produits vont entrer dans le circuit des échanges: l'or et l'argent, des produits plus communs tels les fourrures, le maïs, le sucre, les épices (Antilles), le tabac et un peu plus tard le coton. De plus, le commerce
Chapitre IV La Révolution industrielle

Une révolution se définit comme étant des transformations profondes dans les structures traditionnelles qui bouleversent une société durant une courte durée de temps.

Une structure est un composant stable dans une société qui garantit un certain visage de cette même société.

Une conjoncture est un élément variable d'une société et qui a un côté temporaire.

Vidéo V La conquête du pouvoir de la Révolution industrielle: 1760-1830

- Question préparatoire à l'examen: montrer par des exemples que la R.I est avant tout une révolution sociale.

La Révolution sociale s'est produite principalement en Angleterre, alors qu'elle était en tête des pays industrialisés. Cette révolution a pris racine à la campagne et s'opère avec des changements sociaux. Les moulins sont importants dans la tecnique, l'eau ( énergie hydraulique) se veut à la fois une source d'énergie et un moyen de transport. Les canaux favorisent le développement de la circulation des échanges à l'intérieur du pays.

Ceux qui ont fait et forgé cette révolution étaient des gens pratiques.
I- En Angleterre la technologie profite à tous.
II- Ailleurs et particulièrement en France, elle profite aux élitistes( signe avant coureur de la Révolution française).
On assiste à la présence d'homme nouveaux tels Beaumarchais et Benjamin Franklin. C'est un type d'hommes universels, vigoureux, dynamiques et qui possède une connaissance rationnelle des choses d'où la preuve d'une Révolution sociale.

L'invention du paratonnerre fait apparaitre l'existence du concept de l'électricité, le fer et la forge viennent renforcir l'élément technique de l'époque. On vit la science, on construit des ponts. Wedgwood réussit à transformer les cuisines des gens par l'apparition de poterie et de vaisselle à des prix fort populaire. ( cela permet au peuple d' acquérir des objets de consommation domestique). Enfin, les auteurs de cette révolution sont généralement des hommes nouveaux de l'Eglise Réformée.

La médecine apparaît avec Erasmus Darwin. Ce sont des choses simples qui marquèrent un progrès dans les villes, d'où un nouveau mode de vie et l'abondance du choix. Le "confort moderne" est le résultat immédiat de la R.I. On assiste de plus à l'amélioration des règles d'hygiène, à la domination des hommes par le rendement des machines. Les nouvelles conditions de travail sont l'automatisation. Le changement dans l'échelle du pouvoir et du temps est l'apparition de la machine à vapeur. Le pouvoir est une nouvelle préoccupation, on le découvre et on possède ainsi une nouvelle conception de la nature des chose. La philosophie devient la suivante: on doit tirer au maximum de la nature. L'esprit des sciences naît. La nature est le pivot du nouvel humanisme.

L'énergie est le concept de la science, la nature est porteuse d'énergie. La dynamique de l'homme prend place: l'idée de l'évolutionnisme apparaît ( d'où s'inspire la psychanalyse et la psychologie), il y a une certaine vigueur domestique. Finalement, les chemins de fer sont l'aboutissement de la R.I. On établit une certaine égalité sociale et intellectuelle.
I- Le principe de la Renaissance: la dignité de l'homme.
II- Le principe de la R.I: l'unité de la nature.

La révolution agricole:

- progrès techniques - aug. product. agricole
- transformations institutionnelles

Lois des clotures: phénomène de rassemblement des terres, disparition du veux cadre féodal au profit d'une agriculture moderne. Départ des petits paysans vers les villes: règle sauvage du capitalisme ) on exploite à bon marché).

Au point de vue technique: augmentation de la productivité de la terre, usage d'outils agricoles qui accroissent la demande du fer et qui stimule les forges. La population s'urbanise ( 50% en Angleterre, 20% en France) d'où une série de besoins nouveaux tels la demande alimentaire et les produits textiles. Cela stimule la production dans les manufactures, l'établissement de logements, de maçonneries et de produits (bois, par exemple).

Révolution du transport: satisfaire les besoins de la population ( et du marché) , cela impose la construction de routes et de canaux.

Questions préparatoires à l'examen.
I- Caractéristiques de la Renaissance
II- Caractéristiques de la Réforme
III- Conséquences des "Grandes découvertes"
IV-Montrer que la rév. industrielle est avant tout une rév.sociale
V- Exprimer les effets de la révolution agricole

Patrick White 86 11 29
Hist. Civ. Occidentale

Travail: I- Contradictions du capitalisme
II- Découvertes scientifiques: tableau et conséquences

Question . Résumer deux des contradictions du capitalisme.

Le capitalisme est caractérisé par une division de la société en deux classes essentielles: les propriétaires des moyens de production et les prolétaires qui doivent vendre leur force de travail. Etant une utopie en soi, il privilégie une liberté où les individus connaissent leurs intérêts, où l'on doit lever les contraintes, les privilèges et les barrirères.

Par contre, il appert que cette doctrine économique se contredit en quatre points bien définis: la baisse du taux de profit, les crises périodiques ,l'irrationalité du mode de production , l'aliénation et la lutte des classes. Pour ma part, je développerai la baisse du taux de profit et l'irrationalité du mode de production.

1.1 Baisse du taux de profit: La base du capitalisme est la recherche du profit. Or, il semble qu'à mesure où la mécanisation des industries progresse, les éléments de la technologie se perfectionne ce qui entraine une diminution de la masse salariale. On assiste ainsi à un écart constant entre les prix et les salaires, donc à une diminution du taux de profit.

Mais cette baisse n'est qu'une tendance, c'est-à-dire qu'elle se répète de manière cyclique principalement au début et à la veille d'une crise économique. Soit au moment où se produit une variation de la main-d'oeuvre et une diminution de la vivacité au travail. C'est ainsi que l'on peut voir que le régime capitaliste prend son profit à même les salaires de ses ouvriers.

Dans une deuxième optique, le taux de profit diminue au même moment que la part du capital dépensée en machines et installations fixes fluctuent considérablement vers le haut. On nous mentionne d'autre part que statistiquement parlant, il est difficile de procéder à une vérification de cette tendance depuis la Ière Guerre Mondiale car la valeur de la richesse destinée à produire un revenu ou de nouveaux biens est impossible à déterminer en raison de la dépréciation monétaire constante.

1.2 Irrationalité du mode de production: Le phénomène cyclique de crise ou de surproduction est l'incarnation fondamentale et constitutive du capitalisme, il semblerait donc que le système de production est irrationnel dans son ensemble. Par ailleurs, la rationalité au sein des entreprise ( système de production) met en évidence cette contradiction frappante.

Ce fait anormal prend aussi son expression dans le fait que le système de production s'établit à la fois sur un processus d'intervention étatiste( la dépendance du peuple face à l'Etat) et sur la privatisation d'outils économiques fiables( appropriation privée). Nous possédons d'ailleurs un bel exemple; la situation qui prévaut présentement au Québec: le mode de production est basé sur le monopole de décision étatiste québécois ( privilège qui suppose la pénétration d'idées socialistes ou socialisantes) et sur l'entreprise privée( permet à la population de se joindre au mouvement capitaliste). L'irrationalité met donc mal à l'aise une nation en évolution et les fondements de ses conditions d'existence.

Le phénomène de contradiction que nous venons de présenter établit des liens de dépendance fort complexes entre la population,les producteurs et les entreprises. Certes, la liberté appartient à tous, par contre, il n'est pas donné à chacun d'en user également. À ce chapitre, si le peuple ne peut se réaliser sans l'action ou l'intervention de l'Etat, cet assujetissement facilite la manipulation de la population à tel point que le gouvernement central ambitionne et socialise les besoins de la population. Pendant qu'au
même moment la privatisation d'entreprises offre à une minorité d'hommes les principaux moyens de production et d'échange dans le but d'en retirer un profit satisfaisant. Dans le cas d'un profit faible, on assistera à la réduction de la production ( chômage accru) à cause de ces crises cycliques de surproduction. La dernière phrase du texte est fort révélatrice à ce propos: " la priorité ayant été donnée à la production de biens de destruction sur le développement du capital intellectuel de la nation" ( p.171), ce qui se produit présentement dans les pays industriels à tendance capitaliste.

Nous avons donc résumé deux preuves convaincantes d'une approche marxiste qui démontre que le capitalisme n'est pas un maître entièrement compétent pour permettre un mouvement de prise en charge de la population car il se contredit et s'accorde dans un mode de production irrationnel, dans une baisse du taux de profit.

Question # 2.1 Tableau de découvertes scientifiques et techniques ( 10) par ordre d'importance.

# 2.2 Conséquences générales

Les découvertes récentes en médecine nous font assister de plus à l'amélioration des règles d'hygiène, ce qui fait chûter brusquement le taux de mortalité et entraîne un accroissement démographique fantastique absorbé généralement par les villes. Pendant ce temps apparaît un

mouvement de concentration démographique dans les grandes
métropoles comme Vienne, New York et Calcutta. Ces mêmes métropoles deviennent alors de grands centres industriels.

En résumé, on peut constater les attitudes d'exode rurale, de concentration des populations dans les grands centres urbains et industriels, des meilleures conditions de vie (telles les meilleures habitudes alimentaires) causées par les progrès scientifiques et techniques.

Conséquences économiques: On peut dégager de ces découvertes le fait qu'elles provoquèrent une rationalisation des techniques, un essor des institutions à caractère capitaliste, qui conduisirent à la formation de trusts( entreprises gérées par la compétence et qui font profiter l'argent misé par les actionnaires) ou de cartels(institution qui possède un monopole). Il se produit ainsi une augmentation de la richesse des pays industriels, un esprit de compétition plus fort généré par la découverte de nouvelles matières premières. Une nouvelle organisation des rapports d'affaires concoure ainsi à l'élargissement des bases économiques.

Du même coup, la concentration des ouvriers dans de plus grandes industries provoque une réduction des entreprises. Les conséquences de ce nouveau mode de production est le recul de l'artisanat au bénéfice de l'industrie en tant que tel( c'est aussi une conséquences sociale). Une autre mutation de la société économique est certes le fait que l'industrie doit se mettre à parcourir le monde. L'Europe,entre autre, est en quête de matières premières de base sans lesquelles elles ne pourraient subsister.

Par ailleurs, d'autre conséquences se montrent à nous. En effet, la zone externe à l'Europe occidentale de production des matières premières s'étendit, des régions autrefois improductrices et fermées à tout commerce fusionnèrent dans un mouvement économique exclusif et mondial. En fait, cela veut dire qu'une importante partie du monde se trouvait intimement liée d'une manière économique et financière: c'est le nouvel impérialisme, un mouvement mondial de l'économie. Cela entraîna des conséquences politiques révolutionnaires que nous étudierons à l'instant.

Conséquences politiques: L'évolution du progrès scientifique et technique eu pour conséquence l'unification du monde, soit une plus grande unité au sein de laquelle tout événement réagit sur l'ensemble de la population mondiale. C'est donc dire, l'éclosion d'une conscience politique planétaire où chaque individu doit vivre au même pouls que la planète tout en étant attentif aux problèmes internationaux. Cette force nouvelle a d'ailleurs fait dire à un historien que c'était comme si une dynamique totalement neuve se fût mise à gouverner les relations entre les Etats. Par contre, cette étendue de l'industrialisation a créé, au point de vue
politique, un véritable fossé entre l'Europe et le reste du monde, entre les
pays développés et ceux en voie de développement ( situation toujours préoccupante au XX ème siècle). On a pu aussi constater l'érection de nouveaux tarifs douaniers( surtout en Europe), ce qui accentua la nécessité d'un certain mouvement d'expansion. En effet, l'Europe connut un mouvement de colonisation en se constituant un empire colonial en Afrique
qui permit de déverser le surplus démographique européen. L'Angleterre, la Russie et les Etats-Unis convoitèrent eux aussi des territoires pour permettre une expansion future et la défense de leur nation. C'est donc un phénomène spectaculaire de l'histoire mondiale.

Conséquences culturelles: Il faut noter que les conséquences culturelles de l'évolution des techniques ne sont pas toutes mises en évidence dans le texte, beaucoup d'entre elles sont donc des constatations personnelles.

Ces progrès scientifiques ont à la fois permis à la population l'acquisition d'objets de consommation domestique, une certaine abondance de choix: des produits exotiques, des nouveaux aliments, l'amélioration des communications donc un nouveau mode de vie. Le " confort moderne" est le résultat immédiat de la révolution technique du XIX ème siècle, c'est une modification du comportement des masses occidentales. Ce "confort" a de plus pour conséquence l'apparition d'une conception plus matérialiste de la vie. La concentration démographique dans les centres urbains entraîne un culte de l'individualisme plus grand, une destruction des solidarités naturelles donc une société plus impersonnelle qui ne se sent plus aussi liée par une responsabilité et des intérêts communs.

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Hist. de la civilisation occidentale

Causes et conséquences de la révolution américaine.

1776-1783: -première expérience de décolonisation
-première république, fondements politiques nouveaux: républicains où le chef d'Etat est élu par le peuple.
-régime politique fondé sur le fédéralisme: fondé sur le partage des pouvoirs ( deux paliers de gouvernement)
- fondé sur le principe de la diversité religieuse, culturelle

Causes économiques: - Les impôts provenants de l'Angleterre sont sources de frustration ( 1760): " No taxation whithout representation"

Causes de frontières: - refus de l'Angleterre de la continuité de la marche vers l'Ouest: colonies anglaises urpeuplées.
-1763: conquête du Canada 1774: Acte de Québec: cause de la révolution américaine, agrandissement de la province de Québec vers l'Ouest. L'expansion des colonies américaines refusée par Londres est cause de frustration.

Causes politiques: établissement d'un gouvernement responsable: refus du gouvernement responsable par la Grande-Bretagne ( Georges III). Le principe démocratique.

Causes sociales: Volonté de créer une société pluraliste qui attire une immigration européenne et qui garantit l'expansion démographiquwe des territoires de l'Ouest.

Conséquences: On fonde ainsi un nouveau pays fondé sur l'expansionnisme. En 1787: 4 millions 1812: 7.2 millions 1850: 26 mi.
- Multiplication d'Etats: adoption du libéralisme économique aux E-U.

La révolution française: 1789-1815

Causes: On réclame des réformes( constitution d'un Parlement), mouvement de violence de 1793 à 1796: on éxécute Louis XVI, divers procès. 1799: expansion du mouvement, la rév. française est donc aussi européenne, 1799-1815: époque de Napoléon Bonaparte.

Causes économiques: La France est en état de déficit budgétaire. Les ambitions du roi étaient trop grandes. Lourdeur excessive du fardeau

fiscal, retard de la France vis-à-vis de l'Angleterre : le gouvernement bourgeois doit corriger la structure mercantiliste et réclame de participer au pouvoir.

Causes sociales: Retard dans l'évolution des institutions sociales, la société française s'est diversifiée alors qu'on a toujours un régime fondé sur une conception ancienne: noblesse, clergé, tiers-état.

Influence économique que la bourgeoisie française exerce sur les affaires ( elle prête au roi) mais de plus en plus sur les idées. Frustration des masse populaires qui servira la bourgeoisie.

Causes politiques: -absolutisme du système monarchique français
-influence qu'a exercé la révolution américaine

Causes intellectuelles: La litérature est fortement dominée par une vague de contstations, volonté de créer un nouveau contrat social: Montesquieu, Voltaire, Jean-Jacques Rousseau. Nouveau rôle de la presse engagée: faire porter le message.

Conséquences générales: Extension de la révolution sur l'ensemble du continent européen, influence qu'aura la civilisation matérielle: grands projets de construction, grands axes routiers, administration très centralisée et efficace, établssement de garndes institutions.

Elle va consolider la position de la bourgeoisie européenne dans les nouvelles institutions politiques. Par les parlements après 1815, le parlementarisme évolue de façon très rapide. Le modèle anglais fut un exemple pour les pays européens.

Apparition par le fait-même de partis politiques ( développement ds journaux de propagande), tendance consevatrice qui défend les prérogatives du roi. Tendances libérales ( prérogatives démocratiques), vers 1850 la tendance libérale éclate.

L'ancien système féodal est à peu près décimé jusqu'à la limite de la Russie. Développement du nationalisme causé par la présence étangère sur le territoire et de l'occupation militaire. En Prusse, en Autriche et en Allemagne.

La rév. française permet aussi d'introduire dana le domaine économique les nouveaux principes du libéralisme libre-échange). Les anciennes structures mercantilistes avaient établi des contraintes économiques et commerciales. La présence

de la bourgeoisie capitaliste au parlemnt permet l'abolition de ces contraintes au profit du commerce. Le XIX ème siècle a donc terminé l'oeuvre de la destruction des sociétés d'Ancien Régime pour bâtir les fondements de la société contemporaine. ( 1815- à nos jours)

Distinctions des principes des grands doctrines économiques au XIX eme siècle.

Le mercantilisme: Economie étatiste qui provoque un enrichissement de la nation. Economie nationaliste fortement centralisée. Contraintes ( pré-cap).

Le libéralisme: I- L'économie doit être fondée sur la Nature, les lois de l'économie se retrouvent donc dans cette Nature ( en tant que richesse)

II- La raison: l'économie est régie par ds lois compréhensibles à l'inteligence. Il faut les dégager

III- La liberté: les individus connaissent leurs intérêts, il faut le ver les containtes, les privilèges et les barrières.

Ces idées sont développées par Adam Smith qui dit que " chaque individu recherche son intérêt personnel, son bien". Ainsi on aura satisafait la population entière. Optimisme. Aussi par Robert Malthus qui fait croître la pensée économique de l'équilibre. La production augmente selon un rythme arithmétique ( 1 2 3 4) alors que la population évolue à un rythme géométrique ( 2 4 8 16). C'est une pensée catastrophiste, d'où un contrôle des naissances ( mariage tardifs, abstinence), accent mis sur la population.

Vidéo VI Le matérialisme héroïque K.B. Clark

Hypothèse de départ: la tension de la pauvreté sur les classes nobles est à peu près nulle. Les problèmes de la condition ouvrière font naître un certain humanisme social. Ainsi dans la conscience du pouvoir, les problèmes de la pauvreté sont secondaires.

Les premières manifestations politiques contre le commerce de l'escalavagisme ont lieu en Angleterre en 1807. On assite à l'aliénation des masses populaires. Les magnats de l'industrie exerce un pouvoir considérable. Naissance de la religion du profit . Les capitalistes anglais justifient leur action ( pollution , condition ouvrière) en affirmant que le profit stimule la reprise économique.

Naissance d'une littérature accesible ( Charles Dickens, Engel) qui devient un instrument de conscientisation pour exprimer les problèmes de la pauvreté et qui développe la sensibilité des gens face à la souffarnce humaine. Ainsi l'histoire de l'humanité est une histoire de sentiment, de préoccupation des misérables. Etat pitoyable de la population.

Le socialisme: 1840-1848

- Les conditions économiques sont en évolution
- L'économie n'est pas soumise à des lois naturelles ( ex: offre-demande)
- Besoin d'intervention de l'Etat
-L'économie au service de l'homme

Marxisme: Karl Marx

I -Matérialisme historique
II -Théorie de la Plus-Value

I-Matérialisme historique: Les sociétés sont organisés selon un schéma. La superstructure: Religion, type de gouvernement, système d'éducation, l'organisation socilales donc les apparences.
L'infrastructure: Le système de production, produit de ceux qui possèdent et fabriquent la société, fait que la richesse établit des formes de conditionnement: l'intérêt des classes. Le moteur de l'histoire c'est la lutte des classes. Sinon l'humaniste socialiste ne se réalisera pas tant qu'il y aura des classes sociales.

II- Théorie de la plus-value: Il existe pour un produit:

- le prix des matières premières
- l'amortissement du capital
- salaires et employés
- profit raisonnable

Or il y a un écart constant entre les prix et les salaires, donc enrichissement de la classe bougeoise au profit d'une stagnation des salaires. Car les prix des matières est incompressible, le salaires aussi, l'amortissement de même, le profit incompressible. Mais il y a augmentation des prix, ainsi, le cvapitalisme prend son profit dans les saaires de des ouvriers. Cette théorie frappe l'imagination des masses populaires, on n'a qu'à penser au système d'exploitation ouvrière.

Caractéristiques de l'Europe à la veille de 1914.

Causes démographiques: qualités démographiques, on asure la santé et l'hygiène, les Européens émigrent pour aller s'établir ailleurs: E-U.

Causes économiques: la capacité industrielle: 70 % de la capacité mondiale. Soit, l'Angleterre, l'Allemagne et la France. Ils importent 75% des produits de base mondiaux et exportent pour 70%. Ils possèdent le contrôle du transport maritime. Il investissent 83% de l'ensemble du monde occidental: capitalisme financier. En fait, c'est l'hégémonie européenne.

Causes politiques: deuxième phase d'impérialisme selon des modèles.

I- les comptoirs commerciaux
- la pénétration des cadres( fonctionnaires) un peu partout dans le monde
-établissement de colonies: l'Angleterre possède 140 fois le territoire du pays, la Belgique 80 fois, les Pays-Bas 60 fois et la France 20 fois sa superficie.

Causes intellectuelles: Pénétrer culturellement les pays par le biais de leurs institutions, les cadres étrangers doivent passer par les universités françaises. La religion a un pouvoir considérable, l'esprit missionnaire est très fort ( 400 000 000 de bibles).

Ainsi, à la veille de 1914, les pays qui ont forgé la révolution industrielle ont atteint l'apogée de leur développement. certains pays cependant, établissent une concurrence sérieuse qui va progessivement menacer les pays de l'Europe " avancée". L'Allemagne n'a pas d'empires coloniaux et est réduite à l'isolement, la Russie avec sa rév indust. de 1880 met en place un mouvement expansionniste qui menace divers pays occidentaux.

La première guerre mondiale 1914-1918

-Troubles sociaux: la réaction de certains nationalisme frutrés ( les populations réagissent au nom de leur identité nationale, Irlande par exemple)
-Montée du socialisme inspiré du mouvement marxiste
-Mouvements populaires à l'occasion de grèves ( Russie en 1905)
-un climat de conflit se prépare

Influences de la Ière guerre -déclin de l'empire européen
-montée des E-U et du capitalsme
-la rév. de 1917 en URSS alimente la civilisation communiste

Patrick White 87 02 19
Hist. des relations internationales

Questionnaire sur les textes

I- Maurice Crouzet base le pricipe de l'hégémonie européenne sur la supériorité des armements européens, sur ses qualités démographiques, sa forte capacité industrielle et sa supériorité indiscutable au point de vue intellectuel. En effet, l'Europe assure la santé et l'hygiène de sa population tout en favorisant l'expansion démographique: les Européens émigrent pour aller s'établir dans les colonies. De plus, cette hégémonie se concrétise par le contrôle du transport maritime et par le centre industriel le plus important qui absorbe 70% de la force de travail et de la capacité mondiale de production. Finalement, l'auteur attribue ce phénomène à la pénétration des fonctionnaires un peu partout dans le monde et du fait que l'Europe pénètre culturellement les pays par le biais de ses institutions. Par exemple les cadres étrangers doivent passer par les universités françaises.

Cette hégémonie s'exerce contre les pays coloniaux régis et exploités directement par les pays d'Europe occidentale. L'Asie, l'Amérique du Sud et l'Afrique sont soumis, pour leur part, à un régime semi-colonial. L'Europe est ainsi autorisée à commercer dans les ports chinois où les tarifs douaniers sont fixés à un très bas taux; même chose en Egypte: les compagnies étrangères exploitent la production et la distribution d'électricité, les ports et les ressoureces naturelles tout en profitant de l'immunité fiscale. L'Europe exploite aussi les richesse minières de l'amérique latine avec les E-U, elle contrôle les ressoreces et le travail des habitants de l'afrique et entave le développement de plusieurs industries en Inde.

Ainsi, à la veille de 1914, les pays qui ont forgé la révolution industrielle ont atteint l'apogée de leur développement. Certains pays cependant établissent une concurrence sérieuse qui va progressivement menacer les pays de l'Europe avancée. L'Allemagne n'a pas d'empires coloniaux et est réduite à lisolement, la Russie avec sa R.I de 1880 met en place un mouvement expansionniste qui menace divers pays occidentaux.

II- Le traité de Francfort de 1871, qui annexe l'Alsace-Lorraine à l'Allemagne, est l'instrument diplomatique qui a eu sur l'avenir des rapports entre les deux peuples, des conséquences pour longtemps irémédiables. C'est une blessure qui ne se fermera jamais car elle a engendré un fort ressentiment dans le coeur des Français. Malgré quelques gestes de courtoisie allemande qui tentent d'amoercer une réconciliation, le culte de la revanche s'exerce: des artistes français refusent même se se rendre à Berlin en 1891.

D'autre part, la création de la Triple alliance et de la Triple entente, le problème toujours délicat de l'Alsace-Lorraine finissent par amener la France à isoler diplomatiquement l"allemagne vers 1900. De plus, en mars 1905, Guillaume II déclare qu'il est prêt à protéger de toutes ses forces l'indépendance du maroc; une crise éclate et l'on reconnaît finalement des droits spéciaux aux Franéais. après cette crise, le tendance de la division politique en deux seuls blocs s'affirme de plus en plus. Les presse allemandes et françaises montent en épingle les divers traités que négocient les deux pays, par exemple celui de novembre 1911 ne fait qu'irriter l'opinion publique. L'Allemagne étant devenue la puisance la plus importante en Europe centrale, elle se lance dans le conflit balkanique. La méthode du coup de poing sur la table engendre en Europe un climat d'inquiétude et l'instauration de la course aux armements.

L'Allemagne aspire ainsi à l'hégémonie et lorsque l'orage approche, la reprise du conflit des Balkans, le climat de violence qui frappe à la fois les Allemands en terre française et vice-versa, déchaînent les populations. L'Allemagne a maintenant une supériorité importante des effectifs de guerre; elle est prête à casser les reins des Français.

III- L'application du principe des nationalités se heurtait à l'enchevêtre- ment des langues et des peuples en Europe centrale. Les accords réalisés furent donc une séries de compromis.

Ainsi, les rapports issus des traités évoluèrent autrement que ne l'avaient espéré les vainqueurs. Le tracé des frontières entre les pays comportaient des points litigieux. Mais la plus grave atteinte aux décisions alliées vint d'un réveil de la Turquie: un mouvement insurrectionnel éclata en Anatolie et les Turcs repoussèrent les troupes ennemies. L'affaire turcque remaniait donc de fond en comble un traité au profit d'un ancien vaincu: la Turquie, que l'on avait voulu mettre en tutelle. D'autre part la question des répara- tions des dommages de la guerre à l'endroit de l'Allemagne sera très mal reçue par celle-ci et elle tentera donc de se venger. Le gouvernement allemand allemand pratiqua l'inflation monétaire, et les mark s'effondra: des divergences de vue éclatèrent entre les membres des Alliés mais on assista à une politique de consciliation franco-allemande qui réglerait les séquelles du traité et permettrait un jour d'en obtenir la révision.

Par ailleurs, la création de la SDN fut accueillie avec optimisme et, de plus cette société ne pouvait pas régler les problèmes avec des discussions stériles. Des thèses s'opposaient. Finalement, tout semblait évoluer encore autrement que prévu car on assista à la persistance de différents nationalismes ( France, Angleterre et Allemagne). Somme toute, les traités de paix ont favorisé les vainqueurs sans les contenter et ont provoqué un désir de vengeance de la part de l'Allemagne et de la Russie.

. Alors que l'on considérait la Russie comme une puissance impressionnante ayant une unité politique, linguistique et une forte bureaucratie, on assistait à une crise de croissance et à une augmentation effarante de l'inflation ( 860 millions de roubles en 1913). De plus, çà et là, on voyait réapparaître les banderoles exigeant le renversement de l'autocratie. Le monde ouvrier s'orientait vers des voies extra-constitu- tionnelles et ainsi, l'importance du prolétariat agricole s'accrut parce que les paysans furent réceptifs à la propagande révolutionnaire. On commenca à s'inquiéter devant la persistance des troubles agraires ou devant le pillage et l'incendie de manoirs seigneuriaux . La grève semi- insurrectionnelle de 1906 à Moscou est un bel exemple de menace de la monarchie.

Malgré la prospérité, on n'avait toutefois qu'insuffisamment remédié aux deux faiblesses du régime: l'insignifiance de la bourgeoisie russe et l'isolement politique des masses, tenues à l'écart de la vie nationale. Les manifestations lors de la mort de Tolstoï en 1910, l'assasssinat de Stolypin en 1911, les massacres de Léna en 1912, et la brusque montée des grévistes jusqu'au milieu de 1914 sont de beaux indices de la faiblesse du régime en place. Nicolas II était discrédité par la présence de Raspoutine, par la reprise des agitations et par son aveugle intransigeance. Un vide politique s'était créé autour de lui car ce souverain avait réussi à ne pas faire place aux hommes qui ne demandaient qu'à le servir. Cela a provoqué la frustration et l'analphabétisme politique des masses.

En fait, malgré la conjoncture économique favorable, la Russie s'est frappé le nez avec un régime absolutiste qui n'avait laissé que l'espoir que d'un parlementarisme frustrant et contre un renouveau des agitations.

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. Alors que l'économie allemande ressentait durement le contrecoup de la crise mondiale, toutes les classes sociales s'exaspéraient d'une haine mêlée d'anti-sémitisme envers la puissance de l'argent, l'usure et le capitalisme international. Ce mouvement favorisait l'apparition de partis extrémistes, entre autres le mouvement national-socialiste. Celui-ci promettait la suppression de l'usure, la garantie de propriété aux paysans, la défense contre les magasins à prix unique aux commercants et bien sûr de l'emploi pour les chômeurs. Hitler, chef de ce mouvement paraissait un défensur efficace de l'ordre contre le bolchevisme: de grandes firmes capitalistes lui assurèrent un appui financier considérable. Ces succès encouragèrent donc Hitler dans sa résolution de parvenir au pouvoir par des voies légales. Ainsi, la République évoluait vers un régime présidentiel, la population se ralliait au national-socialisme tout en

désertant en masse les partis modérés. A partir de 1932, le capitalisme allemand ne prisait plus le programme audacieux de réformes sociales de Von Schleicher et se dressa copntre. Sur les instances de Von Papen, Hindenburg nomma Hitler chancelier le 30 janvier 1933.

Hitler était le maître absolu de l'Allemagne. Il basait sa doctrine sur le racisme; il postulait entre autres l'existence d'une race supérieure, les aryens, dont les plus purs représentants, les Germains ont la mission de dominer le monde. Il faut donc, selon lui, éliminer les forces mauvaises qui altèrent la pureté aryenne: l'international rouge ( marxiste) et l'internationale noire ( catholique et surtout le juif). Cet ordre nouveau serait donc établi dans le cadre d'un Etat totalitaire fondé sur le fanatisme national et la ferveur raciste.

. La crise économique mondiale ayant perturbé les paiements internationaux, on remit en question les réparations allemandes et la France dut ainsi à en consentir la suppresion. La crise avait aussi contribué à l'échec des espoirs de conciliation et de coopération internationales qui avaient caractérisé l' "esprit de Genève". L'Allemagne, l'Italie, le Japon, dépourvus d'or et de devises, paralysés par la restriction des crédits étrangers, avaient dû recourir à l'autarcie. Les Etats prolétaires revendi- quaient l'accès aux matières premières et aux marchés et ouvraient la voie à de nouveaux impérialismes de dictatures fondés sur la violence. S'affronteront donc, fascisme, communisme et démocratie libérale.

L'échec de la sécurité collective peut être attribué en partie aux milieux impérialistes japonais qui réclamaient une reprise rapide de l'expansion en Mandchourie. Le Japon trouva un prétexte pour contrer l'immigration chinoise au sein de ce territoire et ainsi occuper la Mandchourie. La Chine fit appel à la SDN mais le Japon riposta par la proclamation de l'indépen- dance de la Mandchourie à l'égard de la Chine en mars1932. La SDN imposa une condamnation bénigne au Japon et celui-ci se retira de l'organisation. La carence de la SDN dans l'affaire mandchoue était la première atteinte grave à la notion de sécurité collective. Mais l'Europe était aussi placée devant le problème allemand: Hitler entreprit la révision du traité de Versailles. Après de vaines discussions avec la SDN, l'Allemagne s'en retira, accéléra le réarmement clandestin qu'elle avait entrepris depuis quelques années et rétablit le service militaire obligatoire, violant ainsi le traité de Versailles et contribua à l'échec de la sécurité collective. Mais aussi, Hitler fit approuver la remilitarisation de la Rhénanie par un plébiscite triomphal en Allemagne. Cette réoccupation de la Rhénanie avait donc modifié l'équilibre militaire et politique européen au bénéfice de l'Allemagne.

Par ailleurs, le conflit italo-éthiopien porta un nouveau coup au prestige
de l'organisation internationale qui avait levé les sanctions à l'endroit de

Patrick White 87 05 03
Hist. des relations inter.

Question VII à IX

VII. On peut certes dire que la mésentente entre l'URSS et les E-U est due à quatre facteurs: la différence d'idéologie depuis 1917, la différence dans les buts de guerre, la peur d'une paix séparée avec l'Allemagne d'un côté comme de l'autre et le manque de collaboration entre l'URSS et les Occidentaux concernant les fronts militaires européens.

C'est ainsi que les Américains et les Russes ne s'entendirent un temps que sur des points d'importance secondaire tels l'aménagement partiel de l'ONU, la liquidation des séquelles du colonianisme parmi les Etats victorieux et le jugement des chefs ennemis dénoncés comme criminels de guerre ( Procès de Nuremberg en 1946). En effet, les troubles de la formation de l'Etat d'Israël, de la séparation du Pakistan et de l'Union indienne n'ont provoqué aucune intervention des puissances extérieures et, lors de la création de l'ONU on se heurta à quelques difficultés mais les organes techniques ( UNESCO, OMS, OIT) allaient rapidement s'imposer dans la coopération internationale.

On tenta donc certains rapprochements entre les deux grands à Postdam en 1945, mais Truman annonce à la fois qu'il ne reconnaîtra pas les nouveaux états communistes et qu'il possède la bombe atomique. A l'Est de l'Europe, la situation est plus confuse: les Américains ont vu avec méfiance l'URSS annexer les pays baltes. Les traités de paix avec les pays ex-ennemis tels que la Roumanie, la Hongrie, la Bulgarie et la Finlande traduisent une main-mise russe de plus en plus active. Ce qui n'est pas le cas avec la nouvelle Pologne qui est déplacée vers l'Ouest d'environ 300 km. La situation des personnes déplacées et des réfugiés accentua donc la division entre les anciens alliés.

Mais les manifestations de la mésentente qui vont aboutir à la division de l'Europe se se sont concrétisés avec la présentation du plan Marshall et la crise de Berlin. En effet, le général Marshall avait le rôle de présenter la doctrine Truman en mettant à la disposition des pays européens une somme de 13 milliards dans le but de combattre la faim, la pauvreté etc. Le Kremlin croyait que cela était une nouvelle machine de guerre pour miner sa zone d'influence. Finalement, après le coup de force communiste en Tchécoslovaquie en mai 1948 , après l'expulsion de la Yougoslavie du Kuminform et la réforme monétaire instituant un nouveau mark, les Russes croient que les accords de Postdam ont été violés; la réaction est immanente: le blocus de Berlin qui mettra un point culminant àla tension internationale.
VIII. A) Organismes militaires.

-Union de l'Europe occidentale ( UEO), suite au resserrement de l'influence communiste, c'est un organisme militaire commun qui sera malheureu- sement un peu faible ( cinq états) , on veut donc s'associer avec les E-U. Contrôle en aprtie la politique militaire des Etats membres.

-Organisation du Traité de l'Atlantique Nord ( OTAN ), 12 pays à l'origine dont le Canada et les E-U., c'est un traité de garantie mutuelle de tous les contractants en cas d'attaque contre un seul membre, la plus impression- nante coalition des temps modernes: 466 millions d'hommes sur une superficie de 22 223 oo km2. Le bouclier de l'OTAN devenait ainsi, pour les peuples occidentaux, la garantie de leur sauvegarde, mais, dans la mesure où sur le plan du commadement et des armements il établissait la prédominance américaine. Donc, dans lAtlantique et le Pacifique, les bases occidentales alaient former une série de relais ininterrompus.

-Echec de la Communauté européenne de défense, qui eût intégré la participation allemande et les forces des pays membres dans un ensemble supranational.
- La Communauté économique européenne, entre les six nations de la CECA dite Marché Commun et une organisation militaire l'Euratom marquant la volonté de réaliser un pool atomique à l'échelon de l"Europe de l'Ouest. Ce sont deux organismes qui veuelnt reprendre l'oeuvre interrompue par le rejet de la CED.

B) Organismes économiques

-Organisation européenne de coopération économique ( OECE), chargé de gérer, en liaison avec l'Administration économique de coopération, instituée aux E-U, l'aide américaine à l'Europe, d'harmoniser,par ses recommenda- tions, les politiques économiques des pays bénéficiaires et de susciter leurs développement. Les échanges entre pays membres furent facilités par la création en 1950 de l'Union européenne des paiements. Malheureusement ce cadre était trop vaste et trop peur contaignant pour aboutir à une unité. C'est donc un organisme qui doit utiliser rationnellemnt les fonds Marshall.

-Le plan Schuman qui crée un organisme chargé chargé de contrôler la production du charbon et de l'acier en France et en Allemagne (CECA), mais auquel d'autres pays pourraient bientôt s'ajouter. On voit donc d'un bon oeil, en Europe, la concentration de grands ensembles industriels européens qui pourraient collaborer avec la technocratie et le capital américains et joueraient un rôle stimulant. Véritable circuit de production et de distribution, soumis aux décisions d'une autorité supranationale.

IX. On pourra maintenir l'équilibre entre les deux grands dans la mesure où il y aura équilibre militaire et cohésion à l'intérieur des blocs.
Le lancement du premier engin soviétique intercontinental en 1957 marque un moment important dans la course aux nouvelles données sratégiques. Etant donné que le fossé toujours plus petit existant entre les armes conventionnelles et la force nucléaire, la doctrine stratégique classique de l'emploi des force militaires qui étaitjusqu'alors fondée sur la dissuasion que constituerait une riposte nucléaire se trouve remise en question. Vu que les deux pays possèdent la bombe atomique, cela n'influence pas beaucoup l'action internationale de ces deux puissances. La découverte du retard américain dans le domaine des fusées stimule donc la course aux armemnts nucléaires et la réflexion sur la stratégie de représailles en cas d'échec de la dissuasion.

On met donc en branle une politique de désarmement et de de dénucléarisation. Mais c'est une impasse en raison de la supériorité du nombre soviétique et du déséquilibre en matière d'armes conventionnelles. Il se produira une politique de fermeté tant au niveau de la volonté de désarmement qu'au niveau de l'interdiction des expériences atomiques (Convesations de Genève). Il était ausi clair que ni l'ONU, ni les puissances hors blocs ( ou les non-engagés) ne pouvaient modifier le système international, édifié par l'URSS et les E-U après 1945. l'équilibre ne pouvait être rompu que par une crise interne des blocs.

Il y avait crise à l'intérieur du bloc communiste. Le XXe Congrès avait entamé la déstalinisation et les voies du socialisme pouvaient être désormais multiples. La Pologne, entre autres, avait développé de meilleures relations avec l'Eglise, les intellectuels avaient une plus grande libert. d'expression tout en étant intangible sur la frontière Oder-Neiss. Par ailleurs , on assiste au développement du COMECON, qui permet une meil- leure amélioration des économies orientales, tout en renforcant l'intégra- tion du Bloc. Malgré tout cela des accords subsistent: le schisme de la Yougoslavie en 1948 et la crise des relation sino-soviétiques.

Du côté de l'Europe, les "Six" entrent dans la voie de l'unification économique. Les étapes de désarmement douanier seront d'ailleurs assez vite accélérées, pour arriver à la complète liberté de circulation des marchandises, des personnes et des capitaux envisagés pour 1970 et peut-être 1967. L'unification du marché devait entraîner celle des politiques économiques et sociales des pays membres. Cependant, malgré le bon accueil fait à l'Euratom, à la CECA et à l'Assemblée parlementaire européenne, la Grande-Bretagne et la France furent réticentes au Marché Commun et céèrent des tergiversations qui minèrent l'esprit européen, jusque là fort satisfait des organismes d'intégration économique. Somme toute, l'Est et l'Ouest s'équivalent au plan militaire et au plan de la cohésion interne.

Notes de cours. Cégep de Ste-Foy (Québec, Canada). 1987. copyright @ 1987

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