Gabor Szilasi – Le monde de l’art à Montréal, 1960-1980 au Musée McCord

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Le Musée McCord présente, du 7 décembre 2017 au 29 avril 2018, Gabor Szilasi – Le monde de l’art à Montréal, 1960-1980, une exposition qui réunit 43 photographies en noir et blanc provenant de la collection de l’artiste. De ce nombre, 40 sont inédites et ont été imprimées spécialement pour l’occasion.

Réalisées lors de vernissages d’expositions et autres manifestations artistiques qui ont eu lieu à Montréal entre 1960 et 1980, les photographies choisies se succèdent selon l’ordre chronologique et immortalisent des visages, des lieux, et l’effervescence de la scène artistique montréalaise en une période de grands bouleversements sociaux et culturels. Dans un style documentaire spontané, elles représentent le monde artistique à une époque où l’art commençait à s’affirmer au Québec. Au cours des années 1960 et 1970, le milieu des arts a en effet connu un essor et une diversification sans précédent. Les images de Szilasi reflètent l’élégance discrète du début des années 1960, qui cède petit à petit la place à l’atmosphère d’enthousiasme débridé de la fin de la décennie. Celle-ci se transforme en une ambiance d’irrévérence décontractée avec l’arrivée des années 1970.

Cette exposition offre une relecture contemporaine d’une archive photographique substantielle constituée d’une centaine de rouleaux de pellicule, soit environ 3 600 négatifs. Les images ont été captées au moyen d’un appareil 35 mm, et réalisées selon une méthode de prise de vue, d’impression et d’archivage ayant atteint son apogée dans la seconde moitié du 20e siècle, laquelle est aujourd’hui devenue désuète. Les planches-contacts font partie intégrante de ce mode de fabrication d’images. Disposées dans la salle d’exposition avec, entre autres, l’appareil photo de Szilasi, ses négatifs et son carnet, elles viendront éclairer le visiteur sur le processus de création du photographe et traduire la matérialité de l’archive.

Bien que Gabor Szilasi soit aujourd’hui l’un des photographes vivants les plus réputés du Québec, cette partie importante de son œuvre n’a jamais été présentée auparavant. « Fidèle à notre volonté de montrer la meilleure photographie documentaire d’ici et d’ailleurs, le Musée est honoré d’accueillir, pour une deuxième fois depuis 2010, l’œuvre de Gabor Szilasi », déclare Suzanne Sauvage, présidente et chef de la direction du Musée McCord. « Szilasi est une figure importante de la photographie au Québec qui a su marquer toute une génération et qui documente de manière exceptionnelle une époque de la vie culturelle à Montréal », conclut-elle.

Dans le cadre de cette exposition, de nombreuses activités dont des conférences, rencontres et projections seront proposées. De plus, le Musée lance, à cette occasion, une nouvelle catégorie d’abonnement annuel qui s’adresse tout particulièrement aux photographes, amateurs et professionnels. Le descriptif et l’horaire complet de la programmation se trouvent en annexe de ce communiqué. Il est également possible de consulter le site Web du Musée (www.musee-mccord.qc.ca), le calendrier des activités ainsi que la page consacrée aux abonnements des Membres.

Quelques mots sur le photographe Gabor Szilasi

Né en Hongrie en 1928, le photographe Gabor Szilasi immigre au Canada en 1957. Peu après s’être établi à Montréal, il commence à photographier les nombreux vernissages auxquels il assiste régulièrement en présence de sa compagne de vie, l’artiste Doreen Lindsay. Durant quelques décennies, il produira une importante documentation photographique mettant en scène les membres de la communauté des arts visuels de Montréal, dont certains allaient façonner l’histoire de l’art au Canada. Présentées ici pour la première fois sous la forme d’un corpus, ces images attestent la grande fascination de Szilasi pour les gens, et plus particulièrement pour les artistes. Si au départ, la photographie des vernissages a pu l’aider à intégrer la scène artistique locale, elle a ensuite évolué pour devenir une forme de reconnaissance des liens affectifs qui l’unissent à sa ville d’adoption.

Photo : Vernissage de l’exposition de Claude Tousignant à la Galerie Sherbrooke, Montréal, mai 1969. Épreuve à la gélatine argentique (2017)

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