Frankenstein au Théâtre Denise-Pelletier jusqu'au 12 avril

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15 mars 2013 - 20:00
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La salle était debout vendredi soir dernier pour acclamer la première de Frankenstein de Nick Dear au Théâtre Denise-Pelletier. Une version du chef-d'oeuvre gothique épurée qui place la Créature au centre des attentions. Cette créature, que tous semble rejeter, nous est montrée dans sa sensibilité et son désir d'apprendre. Il n'est plus un monstre mais un humain qui ne cessera de chercher cette reconnaissance dans les yeux des autres, principalement dans ceux de son maître. Une humanité que l'acteur Etienne Pilon a parfaitement su retranscrire au rôle. Il en va de même pour les autres acteurs, très justes dans leurs compositions.
En centrant la pièce sur le cheminement psychologique et intellectuel de la Créature, on se rend compte plus que jamais de la modernité de ce classique de la littérature. C'est notre société toute entière qui est questionnée. Nos réactions face aux différences, l'éthique scientifique, cette capacité de l'être humain de provoquer la destruction... Jusqu'à se poser la question ultime: est-ce la société qui a rendu la Créature monstrueuse ou l'était-elle déjà? A vous de juger jusqu'au 12 avril 2013 au Théâtre Denise-Pelletier.

Synopsis

Du 15 mars au 12 avril 2013, le Théâtre Denise-Pelletier présente Frankenstein de Nick Dear, inspiré du roman de Mary Shelley, dans une traduction de Maryse Warda et une mise en scène de Jean Leclerc. Cette coproduction du Théâtre du Trident et du Théâtre Denise-Pelletier, qui a été créée en janvier dernier à Québec, représente un défi colossal pour les comédiens Étienne Pilon et Christian Michaud qui jouent en alternance les rôles de la Créature et du Dr Frankenstein, chacun s’imposant pour le rôle de la Créature près de trois heures de maquillage.

Étonnant roman de science-fiction écrit au XIXe siècle, Frankenstein est devenu, sous sa forme dramatique adaptée par Nick Dear, un conte tragique faisant écho aux enjeux de notre siècle. Frankenstein raconte la fabuleuse aventure entre un scientifique obsessionnel et sa Créature qui exige de son créateur le droit d’exister et d’aimer. Loin des effets spéciaux cinématographiques, ce nouveau Frankenstein de chair, de sang et de cœur nous entraîne dans un maelstrom émotionnel. Créée au National Theatre de Londres en 2011, l’adaptation de Nick Dear respecte non seulement l’histoire originelle, mais également les questions fondamentales qu’elle soulève : la responsabilité scientifique, la nature du bien et du mal, la négligence parentale et la différence. Au-delà du fait que l’histoire de Mary Shelley est passionnante, pleine de suspense et de douleur, ce sont ces caractéristiques qui ont donné à son œuvre sa pérennité, lui ont conservé son attrait à travers les siècles.

Précise, claire dans ses intentions, moderne dans son dialogue, l’adaptation de Frankenstein est une pièce à la fois intemporelle et contemporaine, non plus une histoire de science-fiction qui veut effrayer les spectateurs, mais un conte pour adultes qui se sert de la science-fiction pour aborder des thèmes qui font l’objet de questionnements et de débats publics passionnés et passionnants ces années-ci.

Étienne Pilon, la Créature. Photographe : Vincent Champoux

Mary Shelley (1797-1851) : auteur du roman
Cette femme libre-penseur est surtout connue pour son roman Frankenstein ou le Prométhée moderne, publié anonymement en 1818. Une deuxième édition en 1831 paraîtra alors sous son nom. Femme très instruite pour son époque, elle soutenait l’idée que la coopération et la solidarité sont les voies qui permettent de réformer la société.

Nick Dear : adaptation pour le théâtre
Né en 1955, ce prolifique auteur britannique débuta sa carrière en enseignant le cinéma avant de choisir définitivement l’écriture en 1981. Son adaptation du roman de Mary Shelley, publiée en 2011, fut un énorme succès dès sa création sur scène. Il écrit pour la scène, le cinéma et la radio. Au théâtre, il a signé les adaptations de plusieurs œuvres dont Le Bourgeois gentilhomme et The Last Days of Don Juan.

Maryse Warda : traduction de l’adaptation de Nick Dear
Depuis 20 ans, elle a traduit une trentaine de pièces d’auteurs contemporains nord-américains et britanniques, dont Traces d’étoiles de Cindy Lou Johnson (1992) – première traduction lui ayant valu une nomination aux Prix de la Critique -, L’Homme laid de Brad Fraser (1993) et Le Cryptogramme de David Mamet (1996). Sa traduction de Suburban Motel du dramaturge canadien George F. Walker, parue sous le titre Motel de passage, lui a valu un Masque en 2000 et l’a hissée au rang des finalistes aux Prix du Gouverneur Général en 2001.

Jean Leclerc : le metteur en scène
Acteur chevronné, Jean Leclerc a touché à toutes les sphères de son art tant à la télévision, au théâtre qu’au cinéma. En 1978, après une remarquable interprétation du mari de Sarah Bernhardt dans Divine Sarah à la télévision dans une coproduction entre la CBC et la BBC, il obtient le rôle-titre dans la méga-production Dracula sur Broadway. C’est du côté de New York, avec son rôle de Jeremy Hunter dans All My Children, qu’il consolide sa carrière d’acteur. Au fil des ans il joue, entre autres, dans Orpheus à Stratford ; Funny Girl à Chicago ; Camino Real à Washington ; King John en Californie ; Hamlet, Le Cid, La Cerisaie et Les Fourberies de Scapin à Montréal. Plus récemment, il est de la distribution de The Madonna Painter et The Visitor au Théâtre Centaur. En 2007, à titre de metteur en scène, il reçoit une nomination pour la production Scaramouche au Théâtre Denise-Pelletier.

FRANKENSTEIN de Nick Dear, inspiré du roman de Mary Shelley
Traduction : Maryse Warda
Mise en scène : Jean Leclerc

Distribution : Danièle Belley, Jean-Jacqui Boutet, Pierre Chagnon, Pierre Collin, Catherine Hughes, Linda Laplante, Éliot Laprise, Christian Michaud*, Étienne Pilon*, Meggie Proulx-Lapierre, Éva Saïda et Nicola-Frank Vachon
* Les deux comédiens joueront en alternance les rôles de la Créature et du Dr Frankenstein

Concepteurs : Michel Gauthier, Luce Pelletier, Sonoyo Nishikawa, Paul Baillargeon, Lydia Wagerer, David Leclerc, Élène Pearson et Frédéric Guay

Une coproduction du Théâtre Denise-Pelletier et du Théâtre du Trident

Du 15 mars au 12 avril 2013 (représentations scolaires du 13 mars au 12 avril 2013)
Salle Denise-Pelletier du TDP, 4353, rue Sainte-Catherine Est, Montréal, www.denise-pelletier.qc.ca
Billetterie : 514 253-8974 ou Réseau Admission 514 790-1245 www.admission.com

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Source: Isabelle Bleau Communications
Crédit photo: Frankenstein

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