«Everything Was Beautiful, And Nothing Hurt», le nouvel album de Moby se dévoile

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02 mars 2018 - 20:00
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«Everything Was Beautiful, And Nothing Hurt», le nouvel album de Moby se dévoile

"Everything Was Beautiful, And Nothing Hurt", le nouvel album de Moby à paraître le 2 mars succède à Innocents (2013), son dernier disque complet qui incluait de nombreuses collaborations. Après les récentes échappées plutôt punk de son projet The Void Pacific Choir, Moby signe avec cet album le retour de la pop dystopique et cinématographique dont seul lui a le secret. Everything Was Beautiful, And Nothing Hurt replonge dans ses compositions de la fin des années 1990, tout particulièrement celles figurant sur les sensationnels Play et 18, tous deux disques de platine.

Musicalement, Moby s’est inspiré du duo Smith & Mighty, un pilier de la scène trip-hop de Bristol, du duo de dub Sly & Robbie et de Wally Badarou, le musicien français touche-à-tout. En parlant de « Welcome to Hard Times », Moby fait aussi allusion à l’influence du chanteur de soul américain Baby Huey et de sa pièce « Hard Times ». Toutes ces inspirations fusionnent pour donner naissance à un motif sonore éclatant et fluide, ancré dans le trip-hop, le soul et le gospel.

C’est dans le studio que Moby a installé dans l’une de ses chambres, à Los Angeles, que l’enregistrement de l’album Everything Was Beautiful, And Nothing Hurt a eu lieu au cours du printemps et de l’été 2017.

15e album de Moby, Everything Was Beautiful, And Nothing Hurt, a pour décor un monde post-apocalyptique dévasté, conséquence du reniement de l’Homme par le Divin. En tant que société, l’humanité court à sa perte, mais Moby choisit de se concentrer sur l’individu et ses choix destructeurs. Il les explore avec frustration, mais aussi compassion, comprenant que chacun prend les décisions qu’il croît être dans son propre intérêt à un moment précis. C’est en gardant ce paradoxe en tête que Moby explore les concepts d’individualité, de fragilité, de foi et d’une humanité brisée.

Moby puise également dans la poésie de W.B. Yeats, notamment dans le poème The Second Coming, dont il a tiré le titre de deux chansons. « Mere Anarchy » dépeint un paysage désolé qui, autrefois, baignait dans les rayons du soleil et accueillait de grandes métropoles. Quant à « Ceremony of Innocence », elle aborde la fin du monde envisagée selon différents points de vue. Est-il possible que la Beauté existe même dans le désastre ?

Tout au long de l’album, Moby fait allusion au lien brisé entre les êtres humains et leur spiritualité. « Like a Motherless Child » et « The Last Goodbyes » racontent les transgressions toujours plus grandes que l’humanité commet et, finalement, sa disgrâce ultime. « This Wild Darkness », « Falling Rain and Light » et « A Dark Cloud Is Coming », qui étaient au début de l’enregistrement des pièces folk austères et plaintives, ont finalement été repensées. Ainsi, elles sont devenues des prières areligieuses sur fond d’électro, décrivant la tentative de l’Homme de reconnecter avec le Tout-Puissant.

Moby souligne également que chaque pièce figurant sur Everything Was Beautiful, And Nothing Hurt est soit incomplète, soit imparfaite. Ces « défauts » peuvent s’avérer minimes, comme une piste de voix non éditée, ou bien plus marqués, comme c’est le cas sur « The Ceremony of Innocence », qui ne possède aucune ligne de basse. Réfléchissant à la portée de cette démarche sur le caractère spirituel de l’album, Moby explique qu’il s’est inspiré des tisserands du Moyen-Orient. Pour eux, seul le Divin peut être parfait, ce qu’ils symbolisent en introduisant délibérément des défauts dans leurs tapis.

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