Entrevue et performance de Michèle O. aux FrancoFolies

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Michèle O. - FrancoFolies 2013
Michèle O. - FrancoFolies de Montréal
Michèle O. - FrancoFolies de Montréal
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Michèle O. - FrancoFolies de Montréal
Michèle O. - FrancoFolies de Montréal

C’est dans une atmosphère festive et colorée que je me suis entretenue avec la radieuse Michèle O., dans le cadre de la prestation qu’elle a donné aux FrancoFolies, vendredi soir dernier. Mon entrevue avec Michèle était des plus joviales et s’est passée en toute simplicité, comme celle d’une rencontre avec une bonne vieille amie que tu n’as pas revue depuis longtemps et que tu es impatiente de lui demander de ses nouvelles.

Qui est Michèle O.? Pour vous faire une histoire courte de son parcours, c’est une artiste native de la ville de Val-D’or, en Abitibi Témiscamingue. Durant sa tendre enfance, elle jouait du violon, mais l’a aussitôt troqué contre la guitare pendant son adolescence et ce fut le coup de foudre musical! En 1996, elle est déménagée à Montréal et a fait partie de quelques groupes et différents projets musicaux (Kill January, Électrique Voodo clan et Jakkinfe Orchestra), jusqu’au jour où elle a décidé de se lancer en solo, sous le nom de Michèle O. Son style musical est une fusion entre le rock et le country folk. Pour se faire connaître, elle a mise ses pièces sur le légendaire site web My Space, où des gens ont reconnu le talent qu’elle avait en tant qu’auteure-compositeure-interprète. Elle commença à se faire connaître rapidement dans le milieu. La petite fille de Val D’or en a fait du chemin pour arriver où elle en est présentement.

Place à l’entrevue, avec une artiste authentique et pleine de vie :

*Suggestion d’écoute en lisant cette entrevue : L’album Assise dans ma tête (En cliquant sur le titre, vous allez être automatiquement redirigés sur la liste d'écoute!)

M.H. : À quel moment as-tu réalisé que la musique était ta vocation?

M.O. : C’est dur à dire, c’est une vocation en fait. J’ai toujours fait de la musique. J’ai commencé à jouer du violon à l’âge de 6 ans et je me suis mise à la guitare vers l’adolescence. Tu vas trouver ça drôle, mais je n’ai jamais pensé à « ah! C’est ça que je veux faire dans la vie », ça n’a jamais été une ambition ou un grand rêve, je faisais de la musique, je travaillais et à un moment donné, les projets devenaient de plus en plus importants, cela prenait moins de temps et c’est partie comme ça.

M.H. : Comment as-tu rencontré les musiciens Pierre-Louis (guitare et arrangements), Simon (contrebasse, basse et voix) et Miles (Batterie et percussions)?

*Simon a été remplacé depuis les FrancoFolies par Sam.

M.O. : Pierre-Louis est le plus ancien. À l’époque, j’étais dans un groupe de musiciens qui s’appelait Electric Voodo Clan. Les gens qui étaient avec moi dans ce groupe là, travaillaient avec Pierre-Louis et puis, tranquillement, moi je montais le projet de Michèle O. et souvent, nous faisions les premières parties d’Electric Voodo clan ensemble. Maxime, qui était notre bassiste à ce moment-là, me dit « je travaille avec un gars avec qui j’ai été à l’école, qui écoutait tes trucs et il aimerait vraiment ça jouer de la guitare avec toi! ». Je ne comprenais pas trop pourquoi il avait autant d’intérêt et j’ai dit « Okay, je vais le rencontrer. » Finalement, c'est lorsque Pierre-Louis est arrivé, il faisait des arrangements chez lui avec sa guitare sur mes chansons, qu’on s’est vu la première fois. Quand il a joué les arrangements (Elle exprimait l’effet de surprise ressentie), tu sais quand tu dis « It was meant to be », c’est que l’apport qu’il a apporté, était un mariage parfait, donc lui c’était le premier et il est là depuis les tout débuts. Au fil des années, les musiciens ça peut changer souvent, mais j’ai été chanceuse, car j’ai eu la même « gang » pendant 4 ans.

Michèle a résumé par la suite, que certains musiciens de la formation du groupe ont quittés et d’autres sont revenus. Les deux autres membres du groupe (Sam et Miles) se joints grâce à de connaissances communes du groupe.

M.H. :Quels artistes t’ont le plus inspirés à trouver ton identité musicale et pourquoi?

M.O. : Encore une fois, ça s’est fait de manière inconsciente, Je n’ai pas vraiment d’artistes à qui je voulais vraiment ressembler. J’ai été élevé dans la musique des Beatles et je m’appelle Michèle à cause de la chanson (qui est du même titre). Donc cela m’a influencé énormément qu’on le veuille ou non. Sinon, il y a beaucoup de musique « grunge » que j’écoute encore aujourd’hui, comme Pixies ou Nirvana. Dans les dernières années, vu que tu es sur la scène locale, les gens sont tellement inspirants.

M.H. : Dans les artistes locaux Montréalais, lesquels t’ont le plus inspirés? Qui as-tu côtoyé et t’as le plus marqué?

M.O. : J’aime énormément le groupe Avec pas d'casque , Gros Mené, à peu près toute la liste d’artistes qu’il y a chez Dare to care, l’indice, qui est le « band » à mon chum (qu’elle a fait la connaissance , après avoir rencontré le groupe), je suis une grande fan du groupe. C’est difficile à dire qui m’a le plus influencé, c’est sûr que ça peut tinter ton style ou te donner des idées, mais c’est sûr qu’il y a beaucoup de noms que j’aime énormément.

M.H. : J’aimerais savoir qui est Sebastian (titre se retrouvant sur son album Assise dans ma tête)?

M.O. : C’est une drôle d’histoire, ça l’avait commencé dans la «gang» d’amis, il y a très longtemps. On a un ami qui s’appelle Sébastien et c’était une chanson que nous avions fait pour lui en anglais et qui était vraiment une chanson idiote. Au fil des années, lorsque nous étions dans les «party», souvent on lui chantait cette chanson pour le faire choquer. Ça parlait qu’il était un gigolo, mais bien sûr il ne l’était pas pour vrai! En fait, c’était surtout un petit clin d’œil à lui et ma gang d’amis et je me suis dit qu’il fallait que je la monte en français.

M.H. : Donc c’était plus une taquinerie?

M.O. : Oh oui!

M.H. : Donc, pas un Sebastian qui t’a brisé le cœur!

M.O. : Non, pas du tout!

M.H. : Est-ce que tes parents supportent beaucoup ton choix de carrière? Visiblement, je crois que oui! (Ils étaient là présent pour son spectacle aux FrancoFolies)

M.O. : Ils ont toujours été derrière moi pour ça, c’est sûr qu’ils ont eu des petites inquiétudes et encore maintenant. Bien évidemment, ce n’est pas le métier le plus payant comme être un actuaire ou un médecin. Je pense que ce côté-là peut peut-être les inquiéter un peu, dans le sens où c’est une vie un peu instable. Ils ont toujours été derrière moi à 200%, même quand ça ne fonctionnait pas comme maintenant, ils continuent à venir voir mes tous mes spectacles, ils aiment mes chansons et connaissent les paroles par cœur.

M.H. : Tu jouais du violon à l’âge de 6 ans, est-ce que tu as totalement abandonné le violon ou est-ce que tu en joue encore parfois?

M.O. : Non. Je m’en suis acheté un il y a environ 2-3 ans, en me disant « Ah, c’est peut-être comme le vélo, ça ne se perd pas ». Grave erreur! Ça se perd beaucoup, j’ai même essayé d’en jouer sur quelques « tunes » et ça ne fonctionnait pas.

M.H. : Pourquoi avoir choisi de faire une chanson en anglais sur ton album (Devil’s face)?

M.O. : Ça justement, c’est quand j’étais dans les « bands », j’avais tout de même commencé jeune, vers l’âge de 16 ans et on ne chantait qu’en anglais. Cette chanson, c’était un peu comme un clin d’œil à cette période-là. Comme je n’avais pas beaucoup de chansons, j’avais décidé de la faire plus en version country folk et ça fonctionnait nickel, donc j’ai décidé de la garder sur l’album.

M.H. :Est-ce que tu songes de faire une carrière à l’extérieur du Québec à un moment donné, voire aux États-Unis ou en France?

M.O. :C’est sûr que je ne dirais pas non d’aller en France. Sauf que le truc avec moi, c’est que je ne suis vraiment pas carriériste, ni ambitieuse, je n’ai aucun plan de carrière, je fais cela avec mes trippes et parce que j’aime ça. J’ai une belle grande équipe qui s’occupe de planifier le tout. Je ne vais essayer de chercher à percer à tout prix partout.

M.H. :Concernant la chanson Ta berceuse, on parle de qui?

M.O. : C’est surtout inspiré d’une ancienne relation avec un garçon. Je suis de nature très « calinours » et je suis une personne très optimiste. Je ne me laisse pas affecter facilement, mais cette chanson parle d’un homme qui n’avait pas une bonne estime de lui-même et qui voyait tout comme une montagne dans les moments difficiles. C’était une sorte de « clash » pour aussi le « Shaker».

Suite à cette rencontre très dynamique, nous avions fait quelques photos et Michèle est allée retrouver son équipe en vue de la préparation de son concert.

Description en détail, de cette soirée inoubliable :

C’est sur la scène des FrancoFolies, qu’elle a entamé le spectacle avec ses chansons plus douces de son album, tel que l’accrocheuse et réconfortante Ta berceuse. L’ambiance de la soirée a rapidement changée, au moment où elle a interprété son titre, Mes bottes sont faites pour marcher, reprise de My boots are made for walking de Nancy Sinatra. La foule déjà conquise par l’artiste, a commencé à danser à l’avant scène. Michèle a ensuite enchaîné avec son répertoire des plus joyeux, avec entre-autre les morceaux Assise dans ma tête et Sebastian. Je vous avoue avoir été émerveillé par la fougue énergique de la chanteuse qui était vêtue pour l’occasion, d’une magnifique blouse bleue ornée d’un nœud papillon rouge et coiffée d’une fleur de la même couleur que ce dernier. Pour les besoins du festival, qui est typiquement francophone, elle nous a réservé une agréable surprise, en chantant et s’appropriant avec merveille, l’interprétation de la chanson Savoure le rouge d’Indochine. Le public était plus que ravi! Des gens de tous les âges se sont réunis pour écouter la prestation de la radieuse Michèle O. Elle termina avec le morceau le plus populaire et entraînante de son répertoire, Encore. Ce fut, sans l’ombre d’un doute, une soirée très agréable et réussie!

Crédit photo : Véronique Desjardins

Site web de Michèle O.: http://www.micheleo.com/

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