Éléphant sur grand écran présente La petite Aurore, l'enfant martyre

Les amateurs de cinéma ne pourront pas résister à l'offre que leur fait Éléphant sur grand écran le dimanche 4 mars, à 14 h, à l'Auditorium Sandra et Alain Bouchard du pavillon Pierre Lassonde du Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ). En effet, Éléphant leur donnera la possibilité de s'entretenir avec celle qui, depuis 1952, a survécu à tous les sévices qu'on lui avait fait subir. Évidemment, parce que « c'était arrangé avec le gars des vues », Yvonne Laflamme a pu survivre au rôle de La petite Aurore, l'enfant martyre, celle qui était la jeune vedette d'un film qui a connu un succès extraordinaire au début des années 1950 au Québec.

Yvonne Laflamme sera donc à Québec pour échanger avec les spectateurs après la projection de ce film réalisé par Jean-Yves Bigras et restauré avec soin par Éléphant : mémoire du cinéma québécois. Pour l'actrice, l'expérience de ce tournage reste indélébile, même après 67 ans, et elle partagera cette aventure avec le public au cours d'un dialogue animé par Marianne Gravel, professeure de cinéma au Cégep Garneau de la Vieille Capitale. L'entretien sera capté sur vidéo par Émile Tremblay pour se retrouver par la suite dans le dossier Dialogue avec le public du site elephantcinema.quebec.

À l'époque, des critiques ont écrit qu'Aurore était un film « brutal, mais efficace ». Difficile de rester insensible devant ces images d'une enfant torturée par sa belle-mère. Aujourd'hui, le film peut sembler parfois naïf et suranné, mais le sujet, lui, ne l'est pas et demeure, malheureusement, vibrant d'actualité.
Dans le film, Yvonne Laflamme, celle qui personnifie la petite Aurore, est entourée des meilleurs actrices et acteurs de l'époque : Janette Bertrand, Lucie Mitchell, Nana de Varennes, Paul Desmarteaux, J.-Léo Gagnon et Jean Lajeunesse.

Pour la petite histoire, c'est à l'occasion de ce tournage que Janette Bertrand rencontra Jean Lajeunesse, qu'elle épousa ensuite. Quant à Lucie Mitchell, la marâtre, elle eut bien du mal à se remettre de ce rôle. Pendant des années, elle se fit invectiver, voire agresser dans la rue, tant le public a cru à son interprétation convaincante.
À propos d'Éléphant : mémoire du cinéma québécois

Mis sur pied en 2007, Éléphant : mémoire du cinéma québécois est un vaste chantier entièrement financé par Québecor destiné à numériser, restaurer, conserver et rendre accessible l'ensemble des longs métrages de fiction du patrimoine cinématographique québécois. Codirigé par Claude Fournier et Marie-José Raymond, Éléphant a, depuis sa création, restauré 225 films qui sont offerts 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 sur le service de vidéo sur demande illico de Vidéotron au canal 900, sur illico.tv et sur l'application illico. De plus, les films sont également accessibles, à mesure qu'ils y sont versés, sur iTunes Canada, États-Unis, France, et autres pays d'Europe et d'Afrique, en version originale et sous-titrée, partout où l'une des langues officielles est le français ou l'anglais. Le site Internet Éléphant : mémoire du cinéma québécois, www.elephantcinema.quebec, constitue quant à lui la plus importante banque de données et d'information sur le cinéma québécois.

Les films restaurés par Éléphant : mémoire du cinéma québécois peuvent maintenant être visionnés sur grand écran dans le confort de deux grandes institutions culturelles, grâce au récent partenariat avec la Cinémathèque québécoise et le Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ).
Éléphant : mémoire du cinéma québécois est un projet philanthropique. À cet effet, Québecor n'en tire aucun avantage pécuniaire. À l'exception d'un montant minimal pour couvrir une partie des frais d'exploitation de la plateforme, la totalité des revenus de la diffusion de ces films est reversée aux détenteurs des droits et aux créateurs du cinéma québécois.

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