Dennis DeYoung : humble et généreux

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« Dans mon cœur, je suis québécois », Dennis DeYoung a su gagner une fois de plus le cœur des québécois ce soir à la Place des arts.

Attendant patiemment l’ouverture des portes de la salle Wilfrid Pelletier, un public hétéroclite formé de jeunes et de plus vieux était rassemblé. Le spectacle était évidemment composé de la musique de Styx interprété par Dennis DeYoung et ses musiciens. Parmi ceux-ci, on comptait, 1 bassiste, 2 guitaristes dont un qui chantait également les succès de Styx, entres autres « Crystal ball », 1 claviériste, 1 drummer et une choriste qui s’avérait à être en fait sa femme!

La scène très simpliste comportait une affiche placée à l’arrière où l’on pouvait y lire « The music of Styx, the grand opening ». L’image était celle du Paradise Theater, la même que sur leur pochette d’album du même titre sorti en 1980.

Le public était plus timide en début de soirée. Selon moi, l’énergie se transmet mieux dans des salles plus petites et où les gens sont debout. Le fait que nous étions tous assis avait pour effet de rendre les gens plus attentifs que participatifs. Cependant, plus la soirée avançait, plus l’énergie circulait. Après s’être fait complimenter comme quoi le public montréalais était le meilleur public au monde, les gens présents dans la salle gagnèrent en confiance et commencèrent à se montrer plus participatifs et plus uniquement réceptifs. Ils complétaient les paroles des chansons avec assurance et leurs applaudissements furent spontanés.

Après nous avoir servi succès après succès et ce, sans entracte, on peut dire que Dennis DeYoung n’a en rien perdu sa fougue et sa générosité innée. « Lady » fût l’une des premières chansons livrée à la foule montréalaise et elle se fit accueillir par un tonnerre de cris enthousiastes. « Blue collar man », « Mr. Roboto », « Show me the way » écrite pour son fils, « Crystal ball » et « Born for adventure », à laquelle Dennis nous a avoué qu’il ne l’avait pas joué depuis des années, furent d’autres des succès présentés ce soir. À cette générosité de la part de Monsieur DeYoung, la foule répondit en se montrant généreuse à son tour et n’hésita pas à desservir plusieurs ovations à la fin des chansons. Le spectacle était bien équilibré. Balades mélodieuses entrecoupées de chansons plus rock se mariaient à merveille.

La chanson interprétée par Éric Lapointe "One hundred years from now" fût chantée ce soir par Jean Sébastien Lavoie, l’un des compétiteurs de l’émission « La Voix » sur les ondes de TVA. Ayant appris que ce dernier préparait un combo de chansons de Styx pour son prochain spectacle, Dennis l’invita sans plus tarder à participer au spectacle de ce soir.

Comme toute bonne chose a une fin, le spectacle a pris fin après deux heures d’affilées de chansons enfilées les unes après les autres sans entracte. Nous avons eu droit à 3 rappels dont « Renagade », « Suite Madame Blue » et « Come sail away » qui fût décidemment la cerise sur le sundae.

La gêne peut-être présente en début de soirée s’était définitivement estompée, puisque tout le monde était debout durant les rappels et l’énergie était à son comble.

On peut dire que Dennis DeYoung n’a pas perdu sa fougue et a su rester humble, malgré la notoriété qui le suit partout depuis de nombreuses années maintenant. Sans aucun doute une légende du rock qui se démarque par sa voix et son talent de claviériste!

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