De la poésie de banlieue dans "La ferme des humains" d'Onur Karaman

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La ferme des humains d'Onur Karaman

La ferme des humains (2012) a fait sa première projection dans le cadre des Rendez-vous du cinéma québécois en 2013 et plus récemment au Festival du Nouveau Cinéma. Onur Karaman, réalisateur et scénariste d'origine turque, a présenté dans le cadre du FNC une version différente de celle des RVCQ qui se déroulait quelques mois plus tôt. Personnellement, j’ai vu le film dans le cadre du FNC et un peu par hasard! Claude Chamberlan (cofondateur et directeur de la programmation du festival) était venu présenter le film avec beaucoup d’enthousiasme. Produit à petit budget, La ferme des humains est un portrait humoristique d’une génération errante et oisive.

J-P et Karim passent leur journée dans le parc à fumer du pot. J-P, le dealer, fait sa job de vendeur de marijuana tandis que Karim, fidèle acolyte, l’accompagne dans « son travail ». Autour de cette activité quotidienne gravitent d’étranges personnages qui alimentent toute l’action du film.

Ce qui m’a le plus séduite dans ce film, c’est non seulement l’univers qu’il présente, mais également les dialogues. C’est parfois vulgaire, aussi stupide, mais les répliques sont mordantes et déclenchent le rire.

Les personnages reflètent aussi une génération pour qui demain est un autre jour. Des jeunes aux ambitions limitées qui cherchent à échapper aux responsabilités et, quelque part, à leur réalité. On aime les personnages comme on les trouve cons… Que ce soit J-P, vendeur de drogue, fils d’une mère (sexy) monoparentale, ou José, jeune fumeur néophyte dont le travail l’ennuie, ou encore Karim, fils d’immigrant marocains à qui il cache son quotidien plutôt antiproductif…

La ferme des humains d’Onur Karaman est en salle un peu partout à Montréal dès maintenant!

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