Danser en plein air à l'Île Soniq

Début de l'événement: 

11 août 2017 - 12:00
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Je n’ai peut-être plus 20 ans et pourtant, j’ai adoré ma soirée au festival île Soniq vendredi dernier. Parce que le nouveau site dressé sur le parc Jean-Drapeau me plaît beaucoup (allo bord du fleuve, jolie biosphère illuminée, pièces d’art format géant, murs colorés et scènes assez éloignées les unes des autres pour offrir chacune leur propre identité et atmosphère). Parce que je suis une fan de musique électronique depuis belle lurette. Parce que Tiësto fut, il y a longtemps, mon héros. Et sans doute aussi beaucoup parce que je sais faire abstraction de ces petites choses qui m’ennuient ou me chicotent afin de passer une belle soirée à danser entre amis, en plein air, comme je ne suis pas prête d’arrêter de le faire.

Pour l’amour de la musique

Le soleil était de la partie hier alors que se succédaient, sur les trois scènes du site et simultanément, les DJs d’ici et d’ailleurs venus faire danser l’importante foule colorée. Colorée, excentrique, majoritairement composée de milléniaux, parfois costumée ou encore (très) légèrement vêtue, on peut d'ailleurs dire que la foule d’Île Soniq ne laisse personne indifférent…

Ma soirée a débuté sous le son de l’excellent DJ français Madeon, artiste notamment reconnu pour avoir mis en ligne une vidéo le montrant mixer pas moins de 39 chansons en 3 minutes et demie (vidéo ayant obtenue 39 millions de vues sur YouTube!) Derrière l’immense DJ booth, il s’est amusé comme un petit fou toute la durée de cette prestation enlevante au terme de laquelle le producteur, compositeur et DJ a lancé à la foule « Merci à vous tous ! Merci Montréal! Je suis tellement heureux de pouvoir vous parler en français! »

C’est le producteur et DJ allemand Robin Schulz qui a ensuite pris le contrôle des platines de la scène principale. Entre la musique de la méga star internationale et celle de la légende de musique house Kerri Chandler – parfaite pour être ainsi livrée sur une scène plus intime devant laquelle se retrouve un improbable plancher de danse flottant, mon cœur a balancé, ne me laissant d’autre choix que de me balader d’une scène à l’autre afin de passer un peu de temps dans l’univers de chacun.

Il était, par contre, hors de question de manquer la prestation de l’ultra populaire et prolifique DJ et producteur Afrojack. L’artiste ami des Beyoncé, Pitbull et Madonna a livré une performance endiablée qui, en plus de confirmer son grand talent, a su réchauffé la foule - comblée - pour l’arrivée de celui que l’on décrit comme « le plus grand DJ au monde » : Tiësto.

J’aime Tiësto depuis plus de 15 ans, ce n’est pas peu dire (!) J’en suis tombée amoureuse du temps de ses merveilleuses et longues envolées trance, du temps de Traffic, de Love Comes Again et de l’hallucinante Flight 643. Bien sûr, il y eut depuis, de longues périodes où j’ai complètement délaissé la musique et la scène électroniques. Plusieurs années où tout cela ne représentait qu’une horde de beaux souvenirs.

Hier soir, lorsque Tiësto est monté sur scène, tout m’est soudainement revenu. Les sourires qui ne veulent plus quitter le visage. Les bouffées de bonheur musical qui gonflent de joie. Les frissons lorsqu’est livrée « notre » chanson. Les vieux classiques qui font remonter le temps et les souvenirs. La musique qui rassemble, peu importe l’âge, le style, la couleur, la langue ou la religion. Les effets visuels qui font se découper joliment les silhouettes de danseurs ayant pris le contrôle du « dance floor ». Le bonheur d’être ensemble et de partager un moment qui ne reviendra pas. Et le summum du contentement lorsque le DJ termine la soirée en jouant Adagio for Strings, « le classique des vieux classiques de Tiësto. »

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