Daniel Lanois et B-52’s : une clôture en grand pour le Festival de jazz

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04 juillet 2011 - 20:00
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C’est clair. Cette édition 2011 du Festival de jazz de Montréal sortait de l’ordinaire. Et la soirée de clôture de lundi avait tout pour plaire : Daniel Lanois à la salle Wilfrid-Pelletier et les B-52’s à la place des Festivals.

Daniel Lanois, qui a survécu à un grave accident de moto l’an passé, est arrivé sur scène avec son aura habituelle, tout en simplicité avec un coat de jeans et une tuque. Sans prétention mais avec passion, il nous a joué du rock à l’état pur avec la magie de sa guitare. Lanois est tout simplement un grand guitariste. Mais aussi un génie. Sa musique nous a donné des frissons pendant 1h35 minutes, surtout lorsqu’il a parlé au public en français mais aussi chanté dans la langue de Molière (Louise, Marie-Claire). N’oublions pas que Daniel Lanois, célèbre producteur de la majorité des albums de U2, est Franco-Ontarien.

Sa musique a ravi le public mélomane. Pour l’occasion, il était accompagné de son band, Black Dub. On parle ici d’un batteur hors du commun : Brian Blade. Mais quel batteur. Vraiment un grand. La jeune et jolie chanteuse Trixie Whitley, de New York, a pris le plancher côté vocal mais j’ai trouvé que sa superbe voix a enterré un peu les musiciens. Pas sûr qu’elle est un bon mix dans ce cadre musical. Rien à redire par contre de du bassiste Jim Wilson.

Bref, une soirée parfaite pour les nostalgiques du son Lanois et de ce qu’il représente pour l’industrie musicale. Le public a vibré au rythme des compositions de Lanois. Malgré un manque de direction durant le spectacle, on sentait bien que c’était une soirée historique.

Côté rue, les pop-psychédéliques B-52’s nous ont fait revivre les années 1980 et 1990 avec leurs grands succès Planet Claire, Rock Lobster, Love Shack, Roam, etc, avec un certain bonheur mais force est d’admettre que le party n’a pas levé malgré tout. L’atmosphère bon enfant et la bonne volonté des membres de ce groupe d’Athens en Georgie ont compensé pour le manque d’ambiance et la mauvaise sonorité de la place des Festivals. J’ai trouvé rafraîchissant l’énergie de nos comparses, visiblement dans la cinquantaine avancée, avec leur humour et surtout l’originalité de leurs paroles. Mais ce n’était pas assez. Trop statiques sur scène?

Il y a cependant quelque chose de joyeux et rigolo dans la musique des B-52’s et les 100 000 personnes réunies sur place dimanche soir le prouvaient : le Festival de jazz de Montréal est un festival grand public qui sait respecter son monde. Et son monde c’est nous.

Merci au Festival de jazz.

Texte : Patrick White

Photo : Victor Diaz Lamich

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