Busty and the Bass, formation funky à souhait!

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26 janvier 2018 - 19:30
Busty and the Bass - Montréal - Crédit photo Catherine Matusiak

Hier soir, le théâtre Corona était plein (sold out) pour la venue du groupe Busty and The Bass, formation de 9 musiciens de talent. Le groupe a vu le jour à Montréal et leur plus récent opus, Uncommon Good, a été enregistré dans les studios de Indica, donc les membres étaient particulièrement heureux de jouer devant une foule locale qui les a vus grandir. Car, le groupe a définitivement le vent dans les voiles! L'année 2017 a été sans contredit un point tournant pour eux. Une année à sillonner la planète et à prendre part à de prestigieux festivals tels que SXSW, The Great Escape, sans oublier le Festival de Jazz de Montréal en juillet dernier en ouvrant pour nul autre que ANDERSON.PAAK.

Leur arrivée sur scène fut teintée par un problème de calibrage et il aura fallu quelques chansons pour ajuster le tout et donner de l’harmonie à cet assemblage unique de sons. Car chacun des membres ajoute une touche bien personnelle : batterie (Julian Trivers), trompettes (Scott Bevins et Mike McCann), piano (Eric Haynes), basse (Milo Johnson), guitare (Louis Stein), trombone (Chris Vincent), saxophone et voix principale par Nick Ferraro et finalement Alistair Blu qui en plus de rapper, joue au synthétiseur. Mais tout ça n’a rien de cacophonique! Au contraire, la force de Busty and the Bass réside dans l’alliage soigneusement arrangé de funk, soul, hip-hop et ce de façon originale et rafraîchissante!

C’est pour cette raison qu’un spectacle de deux heures et demi est passé en un éclair, car leurs différents morceaux sont loin d’être répétitifs. Passant de la catchy Good Memories, jouée en introduction, à la suave Closer, à la tendre Thing Change, à l’énergique Dance with Someone!!, le groupe sait nous faire vivre une variété d’émotions à travers leur complicité et maîtrise des sonorités. Les neuf membres qui composent le groupe se sont rencontrés lors de leur première semaine à l’école de jazz de l’Université McGill de Montréal et ils ont d’ailleurs gardé leur nom d’origine, permettant à chacun des membres d’être à leur tour le frontman «Busty» de la formation. Busty incarné par le solo impressionnant d'Eric Haynes au piano ou Nick Ferraro qui a offert un solide jam de saxophone en rappel.

Je fus agréablement surprise par la foule fort respectueuse. Mis à part moi-même qui prenait des photos et de notes pour les fins de l’article, très peu de personnes ont sorti leur cellulaire. La majorité était fort attentive au spectacle qui prenait place devant eux, les spectateurs étant participatifs lors des moments de groove et silencieux lors des balades. Un fait vraiment apprécié en comparaison des foules moins réceptives des grands événements tels qu’Osheaga où se mêle réels mélomanes et festivaliers en recherche de party, occultant parfois l'attention attribuée aux performances artistiques.

Bref, le théâtre Corona a eu le droit à une performance de 9 musiciens hors pair pour le prix d’un dans une ambiance festive et réceptive. Nous avons hâte de voir la suite de la carrière de ces jeunes artistes de talent et d'ici là je vous invite à écouter leur récent opus Uncommun Good pour rajouter du groove funky à souhait à votre quotidien!

1re partie : Pierre Kwenders

C’est à un autre montréalais que revenait la tâche de réchauffer la salle en première partie. Pierre Kwenders, chanteur et DJ d’origine congolaise est bien connu de la scène locale pour ses performances alliant electro et dialecte du monde. Je l’ai déjà vu plus en forme, mais il a tout de même rempli le mandat avec ses pièces, Sexus Plexus Nexus, Popolipo, Tuba Tuba et sa plus connue Mardi Gras.

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