Ars Poetica, poésie anglophone et roman-savon d’Infinithéâtre

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« La climatisation est en panne, les créanciers encerclent comme les requins et l'éditeur couchera avec n’importe qui. Bienvenue aux bureaux d'Ars Poetica, un magazine de littérature montréalais en difficulté financière où le chaos règne et le désastre n'est jamais plus loin qu'un mauvais message texte sur un BlackBerry. Ars Poetica est une comédie sur la poésie, des communications sans fil et les impulsions de l'amour capricieux.»

Comme décors, les bureaux d’Ars Poetica. D’un côté, l’espace réservé au patron, équipé d’un pupitre, d’un sofa et d’une échappatoire nommée fenêtre. De l’autre, les deux bureaux des employés. Sur les murs, une toile où s’inscrivent des poèmes et des messages retranscrivant les messages textes envoyés par personnages.

Sur la scène installée en plein centre du Bain St-Michel, Guy Sprung met en scène Noel Burton (Equus, les productions Village Scène), Danielle Desormeaux (Umloüt et MöcShplat, les productions Clowns Gone Bad), Paula Jean Hixson (Four Minutes if you Bleed, les productions Power Play/ Théâtre Centaur, séries Brave New Looks), Howard Rosenstein (Cornered, les productions Rabbit in a Hat) et Elana Dunkelman (Hamlet, de la Montreal Shakespeare Theatre Company). Ces derniers interprètent des personnages diamétralement différents, issus de l’imagination de l’auteur Arthur Holden. Le seul point qui les rattache à cette création, Ars Poetica, magazine montréalais sur la sellette.

« Dans Ars Poetica, des extraits de choix des œuvres d’éminents poètes canadiens alternent avec des moments de pure farce, généreusement enrobés d’allusions aux plaisirs, les purs comme les moins purs, de la vie montréalaise. Cette histoire parle des artistes, de leurs espoirs, de leurs conflits et peccadilles » indique l’auteur.

Il y a cette jeune fille qui fait son stage sur place et qui tente de convaincre son père richissime issu du milieu financier d’aider l’entreprise, animée d’un amour pour la poésie et récitant à tue-tête les vers de nos illustres ancêtres. Il y a ce patron, forniqueur invétéré, coureur de jupons et manipulateur professionnel pour arriver à ses fins… Il y a cette employée, promise à cet homme pour vivre légalement sur le territoire canadien. Enfin, il y a cette employée du gouvernement qui aide son amant, le patron d’Ars Poetica, à dépenser son argent sous les cocotiers… Bref, une situation qui se complexifie au fur et à mesure que le temps passe, rythmée par des situations cocasses et des moments plus émouvants.

Au final, difficile de saisir ce que l’on veut nous dire à travers cette création… Est-ce seulement une comédie ayant pour morale ce dicton magique : la fin justifie les moyens? Où est-ce plutôt une réflexion plus complexe qui démontre à quel point la manipulation des êtres lorsqu’il est question de passion et de rêve devient des plus aisée?

À vous d’y répondre.

Dans tous les cas, rien que pour la découverte du Bain St-Michel et du talent des acteurs sur scène, c’est un must anglophone à voir au cours des prochains jours!

Attention : la pièce est en anglais uniquement.

Ars Poetica

Infinithéâtre

Bain St-Michel, 5300, rue St-Dominique (coin Maguire)
Du mardi au samedi, 20 h
Matinée du dimanche, 14 h
Jusqu’au dimanche 12 février

Plus de renseignements sur : www.infinitheatre.com

Crédit photo : Infinithéâtre

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