Indochine lance sur étiquette BMG l'album «Alice et June». Après l’énorme succès de "Paradize» sorti en 2002, le quintette revient en force avec un double CD de 19 titres. Pourquoi un double, le premier de sa carrière? Un simple aurait certainement suffit. Mais Indochine mise sur les fans de toujours qui auront le sentiment d’acheter deux CD pour le prix d’un. On ne peut pas cependant reprocher au groupe de multiplier les arguments commerciaux.
La sortie d’un album après le grand rush des achats de Noël n’est pas forcément une bonne idée. Le ton du disque est aussi un pari. Malgré le succès de ballades comme "J’ai demandé à la lune» sur le précédent disque, ce nouvel opus est résolument rock. Les riffs de guitares viennent bousculer des textes souvent torturés, d’une grande noirceur. On retrouve les thèmes de prédilection d’Indochine depuis un quart de siècle: le sexe, la violence, les difficiles rapports hommes-femmes, vus par des adolescents. «Les portes du soir» qui ouvre le premier disque co-écrit avec Matthieu Lescop, le chanteur d’Asyl, évoque l’angoisse de deux jeunes filles repliées dans leur chambre.
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