Antiviral: accro au culte de la notoriété

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L’obsession de la célébrité, des ces créatures intouchables qui font la couverture des magazines, tapissent les panneaux publicitaires, incarnant le modèle même de la perfection et de la réussite. Dans l’univers futuriste imaginé par Brandon Cronenberg, les injections de virus vivants prélevés sur des vedettes font la panacée de fans en mal en vivre. Premier long métrage du fils du célèbre réalisateur torontois David Cronenberg (La Mouche, Crash, A Dangerous Method, Cosmopolis), Antiviral choque, secoue. Une critique même du concept de l’idolâtrie poussé à l’extrême.

Après avoir été frappé par une grippe tenace en 2004, alors qu’il poursuivait ses études en cinéma, Brandon Cronenberg s’est mis à imaginer qu’un corps étranger venant d’une autre personne avait envahi son organisme. En a émergé une réflexion sur l’asservissement des groupies de l’image. Une réflexion devenue satire où se côtoient dépendance, psychose et maladie.

Esclave du marché du superficiel qu’a taillé de toutes pièces la clinique Lucas, Syd March, qu’interprète avec brio le jeune acteur et musicien américain Caleb Landry Jones (X-Men First Class, The Social Network), se voit un jour contaminé par un virus mortel. Virus qui fait basculer la vie de l’adulée Hannah Geist, qu’incarne Sarah Gadon (A Dangerous Method, Cosmopolis). À ce drame se mêle une histoire de marché clandestin, d’individus malhonnêtes prêts à tout pour l’argent.

Antiviral, une valse sordide entre ridicule et dramatique qui impose un recul, voire un deuxième visionnement. Récemment récompensé au Festival International du film de Toronto (TIFF), le voici au grand écran à Montréal, prêt à déstabiliser.

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