Ana Moura au Festival de Jazz de Montréal : nouvelle voix du fado

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C’est devant une salle comble qu’Ana Moura s’est produite samedi soir au Théâtre Maisonneuve, dans le cadre du Festival de Jazz de Montréal. Après avoir séduit les Montréalais l’an dernier à la salle Pierre-Mercure au Festival Montréal en lumière, la fadista était de retour chez nous, au grand bonheur des amateurs du genre portugais.

C’est donc en mode a cappella qu’elle a ouvert la soirée, sa voix de contralto raisonnant dans la salle silencieuse, charmée par ce timbre unique. Puis, accompagnée des trois instruments originels du fado (guitare classique, guitare portugaise – douze cordes et basse), elle a offert diverses pièces tirées de son troisième album (Para Além da Saudaden - 2008), de même que de son plus récent (Leva-me aos Fados, - 2009, certifié platine).

Cette récipiendaire du prix Amalia Rodriguez n’a pas hésité à sortir du cadre classique pour offrir quelques pièces avec son invité surprise, le saxophoniste Tim Ries, des Rolling Stones, avec qui elle avait auparavant collaboré.

En effet, invitée à travailler avec le célèbre groupe dans le cadre d’un projet visant à revisiter certaines pièces des Stones par le biais de divers genres musicaux, la chanteuse portugaise a interprété de façon bien personnelle No Expectations, tout comme elle a invité le saxophoniste à se joindre à quelques unes de ses propres pièces. Résultat : une rencontre aux sonorités parfois étonnantes, aux horizons métissés : une saudade… revisitée.

Ceci dit, cette soirée semble avoir été particulièrement appréciée du grand public, comme en témoignent l’accueil chaleureux et les trois rappels qui lui ont été réservés. Pas de doute : cette nouvelle voix du fado devrait être de retour dans la métropole prochainement…

Un texte de Laure Ghelfi

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