33e FIFA : la programmation de 243 films de 29 pays

Début de l'événement: 

19 mars 2015 - 19:00
Catégories:
33e FIFA : la programmation de 243 films de 29 pays

ené Rozon, directeur et fondateur du FIFA, est fier de dévoiler la programmation du 33e Festival International du Film sur l’Art, qui se tiendra du 19 au 29 mars prochain.

Forte de 243 films provenant de 29 pays, traitant de toutes formes d’expression de tous styles et de toutes époques, cette édition plaira sans l’ombre d’un doute aux cinéphiles et amateurs d`art. Les festivaliers pourront également assister à des événements spéciaux, tels que des expositions, des installations, des tables rondes et des classes de maîtres, en compagnie de créateurs et spécialistes invités. Le Marché International du Film sur l’Art (MIFA) est de retour pour une 5e année consécutive avec la présentation notamment d’un colloque international. Une fois de plus, il y en aura pour tous les goûts!

FILMS CANADIENS ET QUÉBÉCOIS

ARCHITECTURE

On a bâti une cathédrale, de Ginette Pellerin, explore la cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption de Moncton, menacée de disparition, véritable symbole d’affirmation des Acadiens dans un monde anglophone.

BANDE DESSINÉE

Dans Au Québec avec Tintin, de Jean-Philippe Duval et Benoit Godbout, plusieurs personnalités québécoises dont Michel Tremblay, Claude Legault, Dany Laferrière et Guy Laliberté évoquent leur affection pour Tintin et l’influence qu’il a eu sur leur vie.

DANSE

Une courte histoire de la folie, d’Isabelle Hayeur, propose une incursion en danse dans l’évolution des traitements de la maladie mentale au Québec, de la fin du XIXe siècle à aujourd’hui dans une chorégraphie signée Virginie Brunelle. Dans Black and Tan Fantasy / Répétition, Mario Côté s’infiltre en coulisse de la recréation de la chorégraphie Black and Tan de Françoise Sullivan, créée à New York en 1947, sur une musique de Duke Ellington. A Good Madness – The Dance of Rachel Browne, de Danielle Sturk, souligne l’apport de la fondatrice des Contemporary Dancers de Winnipeg en 1964, la plus ancienne compagnie de danse moderne au Canada.

LITTÉRATURE

Dans Femme centaure, Marie-Claude Fournier et Anne Laguë se penchent sur la passion des chevaux de l’écrivaine Marie-Hélène Poitras comme moteur de création.

MUSIQUE

La vie selon Morgue, de Jean Fontaine, est une incursion privilégiée dans l’univers provoquant et déstabilisant de la musique Death Black Metal.

PHOTOGRAPHIE

Dans Mugshot, Dennis Mohr évalue la portée culturelle de la photo d’identité judiciaire qui exerce une fascination chez les artistes et collectionneurs.

THÉÂTRE

Parminou, un théâtre pour tout le monde, d’Isabelle De Blois, est un hommage au collectif du Théâtre Parminou, pionnier et chef de file du théâtre d’intervention au Québec.

SÉLECTION INTERNATIONALE

ANIMATION

Escape from Moominvalley, de Charlotte Airas, met en lumière la Finlandaise Tove Jansson qui s’est fait connaître mondialement avec les aventures des Moomins, à l`intention des enfants, tout en poursuivant parallèlement une carrière de peintre et romancière.

ARCHITECTURE

Dans Fallingwater: The Apprentices, Kenneth Love se penche sur la relation entre l’architecte Frank Lloyd Wright et les apprentis qui ont travaillé avec lui sur le chantier de son chef-d’œuvre, Fallingwater, une maison érigée au-dessus d’une cascade en Pennsylvannie. The Competition, d’Angel Borrego Cubero, suit cinq architectes de renom (Zaha Hadid, Jean Nouvel, Frank Gehry, Dominique Perrault et Norman Foster) qui prennent part à un virulent concours d’architecture pour le Musée national d’Andorre. Dans Evil Buildings, Andreas Sawall survole les vestiges architecturaux du IIIe Reich qui subsistent encore en Allemagne. The New Clark: Bringing the Ando Experience to the Berkshires, de Michael Blackwood, relate toutes les étapes de l’édification de la nouvelle aile du Sterling and Francine Clark Art Institute dans les Berkshires, une réussite exceptionnelle de l’architecte japonais Tadao Ando. Dans Concrete Love, Maurizius Staerkle-Drux raconte l’histoire de Gottfried Böhm, qualifié par certains d’architecte post-Bauhaus, qui est considéré comme le plus important architecte allemand de l’heure.

ART CONTEMPORAIN

Piero Manzoni, Artist, d’Andrea Bettinetti, trace le parcours artistique étonnant de ce précurseur de l’art conceptuel, réputé pour son approche ironique de l’art. Dans Art et provocation au musée de l'Ermitage, Irene Langemann fait état de la biennale Manifesta 2014 qui s’est tenue à Saint-Pétersbourg. Avec la montée des tensions liées à la crise ukrainienne, la tâche de son commissaire a été plus ardue que prévu. Richard Hamilton dans le reflet de Marcel Duchamp, de Pascal Goblot, nous montre comment Richard Hamilton, le père du Pop Art, a reproduit et démystifié Le Grand Verre de Marcel Duchamp, précurseur de l'art contemporain. Ai Weiwei – Evidence, d’Irene Höfer, présente l’artiste chinois Ai Weiwei, emprisonné en 2011, puis assigné à résidence, privé de son passeport, qui ouvre les portes de son atelier de Pékin, alors qu'il prépare une grande exposition pour Berlin. Cells de Will Mathijs, présente l’œuvre déroutante, voire choquante, du bio-artiste Martin Uit den Bogaard, qui transgresse le tabou occidental de la mort. Dans Marc Quinn – Making Waves, Gerald Fox démontre comment le succès mondial de l’artiste contemporain britannique exerce une pression sur sa création et sa mise en marché.

ART ET POLITIQUE

Dans Art War, de Marco Wilms, l’art devient une arme révolutionnaire dans les rues du Caire après le renversement de Moubarak. Write Down, I am an Arab, d’Ibtisam Mara’Ana Menuhin, s’articule autour du poète palestinien longtemps exilé Mahmoud Darwich de qui les mots sont devenus le cri de ralliement du peuple palestinien. The Man Who Saved the Louvre, de Jean-Pierre Devillers et Pierre Pochart, retrace l’incroyable épopée menée par Jacques Jaujard, qui a organisé l’évacuation de 4 000 trésors du Louvre pendant la Seconde Guerre mondiale. Dans Les Œuvres volées par Hitler ou l’incroyable sauvetage, Petra Dorrmann et André Schäfer relatent l’histoire des œuvres pillées dans les musées des pays occupés et des œuvres spoliées des grands collectionneurs juifs durant la Seconde Guerre mondiale.

ART PUBLIC

Avec Silo 468, Antti Seppänen montre comment un ancien silo à pétrole face à la mer, à Helsinki, a été converti en une installation lumineuse spectaculaire, en interaction avec son environnement.

ART VIDÉO

Dans Bill Viola, expérience de l’infini, Jean-Paul Fargier pénètre l’univers unique et visionnaire du plus célèbre représentant de l’art vidéo, qui n’a cessé de repousser les limites du réel et de nos perceptions.

DANSE

A History of Dance on Screen, de Reiner E. Moritz, présente un florilège de la danse à l’écran présentant le talent des plus grands chorégraphes et danseurs du XXe siècle, dont Louise Lecavalier. Avec Diaghilev and the Ballets Russes, Caroll Moore démontre la force motrice des Ballets russes, l’imprésario Serge de Diaghilev, qui a convaincu les plus grands talents du XXe siècle à collaborer avec lui, de Picasso à Stravinsky. Dans Let’s Dance, Olivier Lemaire se penche sur la thématique du nu et des corps de taille et de style inhabituel qui envahissent la danse contemporaine. Entre ciel et terre, quand le hip-hop devient art, d’Eric Ellena, montre comment le hip-hop a redynamisé la danse contemporaine.

DESIGN

Dans Buren dans la ville, Émérance Dubas côtoie l’artiste français Daniel Buren qui crée une œuvre urbaine, de 2009 à 2013, faisant corps avec la première ligne de tramway de Tours, sur 15 km. Design is One: Lella & Massimo Vignelli, de Kathy Brew et Roberto Guerra, s’attarde sur le parcours incroyable des deux designers italiens qui ont laissé leur empreinte dans les domaines du design.

HISTOIRE DE L’ART

Beatus: The Spanish Apocalypse, de Murray Grigor, se concentre sur l’un des plus précieux trésors de l’Espagne : le corpus de manuscrits médiévaux enluminés d’après les Commentaires sur l’Apocalypse du moine Saint-Beatus de Liébana. Dans Sir Kenneth Clark: Portrait of a Civilised Man, Kate Misrahi brosse un portrait intime d’une des figures les plus influentes de l’art britannique du XXe siècle, particulièrement reconnu comme étant l’auteur de la série télévisée Civilisation. Dans The Cabaret of Death, Andrzej Celinski illustre la résistance des artistes juifs durant la Seconde Guerre mondiale contre la répression nazie par les seules armes dont ils disposaient : la musique, le théâtre et le cinéma.

LITTÉRATURE

Drogues et création : une histoire des paradis artificiels, de Jérôme de Missolz, s’intéresse à l'influence de la drogue sur le processus de création artistique des plus grands noms de l’art et de la culture, depuis les romantiques et les surréalistes jusqu`aux artistes contemporains. Dans J.R.R.Tolkien : des mots, des mondes, Simon Backès propose un voyage au cœur du roman Le Seigneur des anneaux, œuvre qui a marqué le genre littéraire de la fantasy, ponctué d’extraits lus par Michael Lonsdale. Violette Leduc, la chasse à l’amour, d’Esther Hoffenberg, rend hommage à l’auteure de La bâtarde, qui a su dévoiler la psyché féminine avec une liberté de ton sans pareil. Dans Alice Walker: Beauty in Truth, Pratibha Parmar suit la trajectoire inspirante de la première femme afro-américaine à remporter le prix Pulitzer pour son roman phare, The Color Purple. Avec Foucault contre lui-même, François Caillat met en lumière Michel Foucault, grand penseur du XXe siècle, dont les œuvres font autorité aujourd’hui. Jacques Derrida, le courage de la pensée, de Virginie Linhart, revient sur les événements et les lieux qui ponctuent l’itinéraire du philosophe, théoricien de la déconstruction. Dans Ian Rankin - My Edinburgh, Günter Schilhan fait une virée à Édimbourg en compagnie de l’auteur écossais de polars à succès, Ian Rankin., ville qui est pour lui une inépuisable source d’inspiration.

MODE

Chanel vs Schiaparelli, le noir et le rose, de Katia Chapoutier, démontre la féroce rivalité entre Gabrielle Chanel et Elsa Schiaparelli pour le titre de reine de la haute couture. Paul Poiret, le roi de la mode, d`Adolfo Conti, non seulement renouvelle la mode, mais instaure la notion même de couture.

MUSIQUE

Dans Satiesfictions, Anne-Kathrin Peitz et Youlian Tabakov analysent le phénomène Satie, l’une des personnalités les plus déroutantes de la musique française. Bing Crosby Rediscovered, de Robert Trachtenberg, évoque la légende du crooner et acteur adulé. Richard Wagner et les Juifs, de Hilan Warshaw, explore les rapports complexes qu'entretenait le compositeur, dont l’antisémitisme était de notoriété publique, avec la communauté juive. Le Retour est le mouvement du Tao : Zhu Xiao-Mei et les Variations Goldberg, de Michel Mollard, nous entraîne dans l’univers ascétique de la pianiste d’origine chinoise, pour qui les Variations Goldberg constituent « la grande rencontre musicale de sa vie ». Avec Rameau, l'incompris magnifique, Olivier Simmonet propose la découverte de l’œuvre d’un des plus grands compositeurs français du XVIIIe siècle, méconnu, oublié ou incompris.

OPÉRA

Dans Callas vs Tebaldi, la légende de la tigresse et de la colombe, René-Jean Bouyer explique pourquoi la rivalité qui oppose les deux plus grandes cantatrices des années 50 contribua au renouveau et à la popularité de l’opéra. Avec Jonas Kaufmann – Berlin 1930, Thomas Voigt et Wolfgang Wunderlich donnent la parole au célèbre ténor qui raconte les grandes heures du Berlin des années 1930, alors un haut lieu de création artistique et de divertissement en Europe, au fil d’archives et de rencontres avec les descendants d’auteurs et de chanteurs. Dans I’m a Creative Animal, Barbara Seller, nous présente la soprano et chef d’orchestre d’origine canadienne Barbara Hannigan, une artiste faisant sensation sur la scène internationale et qui inspire nombre de compositeurs contemporains. The Indian Queen est la dernière œuvre écrite par Purcell, mise en scène par le réalisateur Peter Sellars, avec le chœur et l’orchestre MusicAeterna de l’Opéra de Perm, dirigés par Teodor Currentzis.

PEINTURE

Dans Van Gogh, le choix de peindre, Henri De Gerlache retrace les débuts de Van Gogh, qui est pasteur auprès des mineurs du Borinage. Deux années déterminantes, où il décidera de son destin pour devenir peintre. Matisse et Picasso, la couleur et le dessin, de Jarmila Buzkova, évoque la confrontation à la fois implacable et respectueuse entre Henri Matisse et Pablo Picasso, mus par une ambition commune de révolutionner la peinture. Dans La Machine. La véritable histoire du Radeau de la Méduse, Herlé Jouon offre les clés pour comprendre le naufrage du radeau de la Méduse, le scandale politique qui s'ensuivit et la genèse du tableau de Géricault. De Cadaqués à New York, de Madrid à Paris et Figueiras, Revealing Dalí de Carlos Del Amor, fait la tournée des lieux où le grand Salvador Dalí a vécu et qui ont inspiré son oeuvre.

PHOTOGRAPHIE

Dorothea Lange: Grab A Hunk of Lightning, de Dyanna Taylor, suit le parcours de la photographe américaine Dorothea Lange, dont le cliché, The Migrant Mother, est devenu le symbole de la Grande Dépression. Dans My Name is Søren Solkær, de John Adelsten, le célèbre photographe, reconnu pour ses clichés des superstars de la musique tels Björk, Pharell et Artic Monkeys, aborde aujourd’hui l’art de rue. La Part de l’ombre, d’Olivier Smolders, revient sur l’histoire et l’œuvre du photographe hongrois Oska Benedek, disparu en 1944 dans des conditions non élucidées, laissant derrière lui de nombreux mystères.

SCULPTURE

Picasso/Céramiques, de Thierry Spitzer, montre les céramiques crées par Picasso à partir de 1947 avec les témoignages et interventions de ceux qui l’ont côtoyés. Dans Giuseppe Penone – Plant Perspective, Francesco Fei présente le sculpteur italien qui déploie ses sculptures-arbres monumentales dans deux lieux florentins hautement symboliques. Tracey Emin on Louise Bourgeois: Women Without Secrets, de Ben Harding, voit l’artiste britannique Tracey Emin poser un regard sur la vie et les œuvres novatrices de Louise Bourgeois. Niki de Saint-Phalle, un rêve d'architecte, de Louise Faure et Anne Julien, met le zoom sur les œuvres d’une des artistes les plus populaires du XXe siècle, notamment ses jardins de sculptures-architectures monumentales en Italie, en Californie et à Jérusalem.

THÉÂTRE

Before the Last Curtain Falls, de Thomas Wallner, brosse un portrait émouvant de six danseurs et comédiens transsexuels et travestis dans la soixantaine qui ont participé au spectacle à succès Gardenia d’Alain Platel et Frank Van Laecke. National Theatre: 50 Years on Stage, de Tim Van Someren, célébre le 50e anniversaire du National Theatre en réunissant une centaine de grands acteurs britanniques, notamment Ralph Fiennes, Helen Mirren, Maggie Smith, Judy Dench et Benedict Cumberbatch pour une soirée inoubliable mise en scène par Nicholas Hytner, l’actuel directeur du théâtre.

URBANISME

La Statue de la Liberté, naissance d'un symbole, de Mark Daniels, revient sur la fabuleuse saga de la statue la plus célèbre du monde, grand symbole de notre ère moderne, qui ne devait être rien de moins que la « huitième merveille du monde ».

HOMMAGE

À chaque édition, le FIFA rend hommage à un producteur, un réalisateur ou un distributeur qui s’est particulièrement distingué dans le domaine du film sur l’art. Cette année, l’honneur revient à la Checkerboard Film Foundation de New York.

Checkerboard a été fondé en 1979, par le producteur et réalisateur Edgar B. Howard, afin de documenter sur film ou vidéo le travail des artistes ayant apporté une contribution importante et unique à la culture américaine, à des fins d’archives ou éducatives. Les films de la Checkerboard sont diffusés dans les musées, les universités, les festivals de films ainsi que sur des chaînes de télévision publiques et privées américaines.

L’hommage comprend 10 films représentatifs de la production de la Checkerboard Film Foundation, sur la peinture, l’architecture et la photographie, axés sur les artistes Brice Marden, Diller Scofidio + Renfro, Ellsworth Kelly, Horst, Jan Groover, John Szarkowski, Philip Johnson, Roy Lichtenstein, Sir John Soane et Vincent Scully. M. Howard nous fera l’honneur d’introduire les œuvres au public.

ARTS MÉDIATIQUES

FIFA expérimental présente 57 films et vidéos, dont 51 œuvres du Canada, film, réunis par la commissaire Nicole Gingras, incluant trois expositions présentées du 28 février au 28 mars à VOX, centre de l’image contemporaine, sous le titre Faire des histoires. Présentée conjointement par le FIFA, VOX et le GIV, Faire des histoires regroupe deux solos sous le commissariat de Nicole Gingras, où sont réunies les œuvres inédites suivantes : Pictures for Listening de Nikki Forrest, et A Spot on the Sun/Smotyn Ar Yr Haul/Une tache sur le soleil de Kim Kielhofner. S’ajoute GIV le 40e, une exposition célébrant le 40e anniversaire du Groupe Intervention Vidéo (GIV), sous le commissariat de Petunia Alves et Anne Golden, qui retrace 40 ans de productions réalisées par des femmes et souligne le rôle du GIV dans la création et la diffusion de la vidéo au Québec, au Canada et à l’étranger.

Dans les deux programmes de films et de vidéo récents de FIFA expérimental, mentionnons le film Suzy Lake : Playing With Time, d’Annette Mangaard, sur l’oeuvre d’une l’artiste reconnue pour son travail de performance en photographie et en vidéo et pour son exploration de l’image et de l’identité de la femme, qui offre une occasion inespérée de découvrir une pratique artistique féministe, amorcée depuis le début des années 1960. Dans le programme 2, Brouillard – passage , Alexandre Larose propose une accumulation de trajectoires réalisées en surimpressions alors que le cinéaste parcourt un sentier qui le mène à un lac. Dans Ville-Marie – documentation et processus, il filme différentes chutes d’une caméra Super 8, lancée du toit d’édifices du centre-ville de Montréal. Selfie, de Manon Labrecque, se plaît à jouer avec les apparences… et à voir au-delà des apparences. Dans Tourner de l’œil, de Martine Crispo, une caméra vidéo attachée à une perceuse électrique filme, en tournant sur elle-même, la croix lumineuse de Gatineau. Emmêlements, de Diane Morin, présente des images étrangement anthropomorphiques tournées en 16 mm, en 2003, lors de son passage à l’Independent Imaging Retreat à Mount Forest, Ontario et développées de façon artisanale puis numérisées.

Cinq films de Mike Hoolboom seront présentés sous le commissariat de Karl-Gilbert Murray. Canadien d’origine danoise-indonésienne, Mike Hoolboom est un cinéaste, critique et commissaire de Toronto qui se révèle, au milieu des années 1980, comme l’un des artistes-vidéastes les plus prolifiques du cinéma expérimental au Canada. À ce jour, il a réalisé plus d’une cinquantaine de films et de vidéos. Il a remporté dans plusieurs festivals, une trentaine de prix et distinctions. Tom est une œuvre de fiction, centrée sur une description biographique du cinéaste Tom Chomont (1942-2010), figure emblématique de l’underground new yorkais. Buffalo Death Mask présente une conversation entre deux amis séropositifs pendant que défile un montage d’images intrigantes illustrant la ville de New York. Dans Mexico, Hoolboom engage le spectateur dans un voyage intemporel qui s’articule autour d’images véhiculant une interprétation personnelle de souvenirs et de faits vécus.

À la Salle Norman-McLaren du 13 mars au 19 avril, sera présentée par la Cinémathèque québécoise et le FIFA, Études vidéographiques pour instruments à cordes, une installation de Nathalie Bujold, réalisée avec la collaboration du Quatuor Bozzini et du compositeur Taylor Brook, où se croisent textile, musique et vidéo.

Dans la sous-section Le Fresnoy, le FIFA présente sept films réalisés par des jeunes cinéastes-artistes du Fresnoy-Studio national des arts contemporains, qui relèvent pleinement de la culture cinématographique, mais dans la perspective impérative de son renouvellement, de sa réinvention, souvent avec des moyens techniques qui ne sont plus ceux du cinéma des frères Lumière.

La sous-section Diagonales regroupe 20 œuvres. Dans Globe Trot, de Mitchell Rose, 54 réalisateurs, issus de sept continents, contribuent chacun deux secondes de mouvement d’une création de la chorégraphe américaine renommée Bebe Miller. Summer Breeze, de Facundo V. Scalerandi, est inspiré de la toile d’Edward Hopper intitulée Une femme au soleil (1961), qui représente son épouse nue, une cigarette à la main, dans une chambre baignée par la lumière dorée d’un matin paisible. Constitué principalement d’images venant de publications du New York Times, depuis sa création en 1853 jusqu’à aujourd’hui, Broken Tongue, de Mónica Savirón, est un hommage à l’artiste d’avant-garde Tracie Morris et à son poème Afrika. Dans Kiri’s Piano, France Benoit présente l’histoire du sacrifice de Kiri’s Piano. Couple en déséquilibre, les danseurs Roxane Duchesne-Roy et Georges-Nicolas Tremblay, évoquent en mouvement, en sons et en images la mémoire et la fragilité dans Boîte Noire de Mario Calvé et Anne-Marie Turcotte. Chase, de la New-yorkaise Anita Thacher, reconstruit la magistrale scène de poursuite de voiture à travers les rues de San Francisco du thriller américain Bullit. Une seconde œuvre d’Anita Thacher, Cut, décompose et reconfigure six extraits de classiques de Hollywod en noir et blanc des années 1930 et 1940, avec les stars de l’époque.

REGARDS SUR LE 7E ART

Katharine Hepburn – The Great Kate, de Rieke Brendel et Andrew Davies, offre un retour sur la carrière foisonnante de la seule actrice à avoir remporté quatre Oscars, une femme à part dans la légende hollywoodienne. Dans Il était une fois... Une séparation, Auberi Edler met en lumière ce film iranien le plus diffusé à l’étranger, le premier à recevoir un Oscar à Hollywood. Une séparation d’Asghar Farhadi est l’histoire d’un couple qui se sépare dans la société iranienne d’aujourd’hui, écartelée entre modernisme et tradition. The Warner Saga, de Clara et Julia Kuperberg, propose un retour sur le parcours des frères Warner, célèbres producteurs de cinéma et créateurs du studio de Warner Bros. Dans Fellini-Visconti, duel à l'italienne, Christopher Jones et Marie-Dominique Montel racontent la rivalité entre les deux cinéastes: deux visions, deux univers, un duel au sommet qui va rester légendaire dans l’histoire du cinéma. Avec Quand Hollywood monte au front, Peter Miller nous fait redécouvrir les films de propagande d`Hollywood encourageant l’engagement militaire des États-Unis dans la Seconde Guerre mondiale. La version anglaise du film, intitulée Projections of America, sera aussi présentée. Donald Duck – le vilain petit canard en nous, d’Edda Baumann-Von Broen, retrace l’histoire de cet éternel perdant, aujourd’hui âgé de 80 ans, qui est plus populaire que Mickey Mouse en Italie et dans les pays scandinaves. Dans Rita Hayworth, et l'homme créa la déesse, d’Arnaud Xainte, la star des années 1940 fascine, mais derrière les paillettes d’Hollywood, c’est la femme manipulée et dominée qui est révélée ici. Dietrich-Garbo : L’Ange et la Divine, de Marie-Christine Gambart, propose un regard neuf sur le duel ardent qui opposa ces deux légendes du cinéma.

LE TEMPS RETROUVÉ

Avec Ulrike Ottinger – Nomad from the Lake, Brigitte Kramer brosse le portrait de la figure emblématique du cinéma expérimental allemand des récentes décennies. En complément, une rétrospective de quatre films d’Ulrike Ottinger sera présentée à la Cinémathèque québécoise, en collaboration avec le FIFA, le Goethe-Institut Montréal et l’Université Concordia, le 9, 10, 12 et 16 avril prochain.

ANNIVERSAIRES

Dans K: Kenneth Clark 1903-1983, John Wyver raconte l’histoire de Kenneth Clark, l’auteur de la série télévisée Civilisation, qui a contribué à former la pensée artistique de son temps. À l`occasion du 45e anniversaire de la série Civilisation, le FIFA présente : Civilisation - Heroic Materialism, de Michael Gill, le dernier épisode de la série historique Civilisation, animée par l’historien d’art Sir Kenneth Clark à la fin des années 1960. Le film sera présenté gratuitement au public, avec l’aimable autorisation de BBC Arts.

Signé Samuel de Champlain, de Mélissa Vaillancourt, est une incursion à même les sources sonores du spectacle éphémère de la 17e Symphonie portuaire de Pointe-à-Callière, cité d’archéologie et d’histoire de Montréal, un événement dont le FIFA célèbre le 20e anniversaire.

À l’occasion du 50e anniversaire de la première compagnie de danse moderne canadienne, la Contemporary Dancers de Winnipeg, en 1964, le FIFA présente A Good Madness – The Dance of Rachel Browne, de Danielle Sturk. De plus, pour célébrer le 85e anniversaire de la création de Tintin, personnage légendaire, Au Québec avec Tintin, de Jean-Philippe Duval et Benoit Godbout sera projeté également.

Puis, le FIFA est fier de souligner les 50 ans du Musée d’art contemporain de Montréal, qui présentera, du 5 au 29 mars à Zon’Arts, espace au couleur du FIFA, situé dans la salle d’exposition de l’Espace culturel Georges-Émile-Lapalme de la Place des Arts, l’œuvre de Mark Lewis: Rush Hour, Morning and Evening, Cheapside.

(Voir les résumés en page 1, section Films canadiens et québécois)

ARCHÉOLOGIE

Dans The Stolen Warriors, de Wolfgang Luck, est une captivante percée sur la mafia internationale du trafic d’antiquités. Dans Des Trésors contre des armes, Peter Brems, Tristan Chytroschek et Wim Van Den Eynde s’attardent au traffic d’antiquités qui permet aux groupes rebelles ou terroristes de financer leurs opérations. Stonehenge : rites et sépultures, Nick Gillam-Smith, fait état de nouvelles découvertes à Stonehenge, l’un des plus importants site de la fin du Néolithique, retraçant l’histoire d’une société préhistorique en pleine mutation. Des pisteurs sur les traces du passé, de Sylvia Strasser, suit des pisteurs africains qui sont amenés à déchiffrer les empreintes des grottes des Pyrénées. Le FIFA est heureux de s’associer pour une première année à Pointe-à-Callière pour la présentation de ces productions.

ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX

La série d’Événements spéciaux a débuté le 28 février dernier et se poursuivra jusqu’au 26 juin. Pour tous les détails au sujet de ces fascinantes rencontres et expositions, consultez le communiqué Événements spéciaux, la grille horaire ou le site Internet du FIFA.

FILM D’OUVERTURE

Le film La Machine. La véritable histoire du Radeau de la Méduse, d’Herlé Jouon, présenté le jeudi 19 mars 2015 à 20 h, à l’Auditorium Maxwell-Cummings du Musée des beaux-arts de Montréal, sera suivie d’un cocktail à la Galerie des bronzes. Sur invitation seulement. Détenteurs du Passeport Ambassadeur admis.

CÉRÉMONIE DE REMISE DES PRIX

La projection du film J.R.R.Tolkien : des mots, des mondes de Simon Backès, présenté le samedi 28 mars 2015, à 20 h, à l’Auditorium Maxwell-Cummings du Musée des beaux-arts de Montréal, sera suivi de la Cérémonie de remise des prix, et d’un cocktail à la Galerie des bronzes. Sur invitation seulement. Détenteurs du Passeport Ambassadeur admis.

SOIRÉE BÉNÉFICE

La soirée bénéfice du 33e FIFA, présidée par l’Honorable Anne-Marie Trahan, se tiendra le mardi 24 mars à 18 h 30 au Musée des beaux-arts de Montréal. Rassemblant plusieurs personnalités des milieux des arts et des affaires, l’événement débutera par la présentation du film Jonas Kaufmann – Berlin 1930 de Thomas Voigt et Wolfgang Wunderlich, à l’Auditorium Maxwell-Cummings, et sera suivi d’un cocktail dînatoire et d’un encan silencieux, à la salle La Verrière. En présence du réalisateur Thomas Voigt. Billet : 250 $. Des forfaits sont également disponibles.

MARCHÉ INTERNATIONAL DU FILM SUR L’ART

Le 5e Marché International du Film sur l’Art (MIFA), événement unique au monde, est de retour du 25 au 28 mars. Au programme, des présentations, des tables rondes, des sessions de pitch, une vidéothèque et un service de rendez-vous et diverses occasions de réseautage pour les professionnels accrédités. Le MIFA est le rendez-vous par excellence des professionnels et artistes de l'industrie cinématographique, télévisuelle, numérique et des institutions culturelles, spécialisés dans le domaine de l'art et des arts médiatiques. Il offre une occasion sans pareille pour les professionnels chevronnés et de la relève d’échanger, de faire connaître leur travail, d’élargir leurs réseaux et de concrétiser leurs projets.

Dans le cadre de cette 5e édition sera présenté le Colloque international « Une télévision allumée : Les arts dans le noir et blanc du tube cathodique », dirigé par André Gaudreault (Université de Montréal) et Viva Paci (Université du Québec à Montréal). Organisé en partenariat avec le FIFA et la Cinémathèque québécoise, le colloque réunira des spécialistes des études télévisuelles et des historiens des médias ainsi que des créateurs, dans le but de jeter un nouvel éclairage sur la première époque de la télévision noir et blanc, rarement abordée dans le cadre des études sur la télévision. Cette période d’émergence et d’institutionnalisation, caractérisée par une grande liberté d’expérimentation, orientera la réflexion sur ce paradigme culturel qu’était alors la télévision et sur la façon dont le médium s’est approprié les arts pour proposer des créations proprement télévisuelles. Conférences, leçons de cinéma, projections et table ronde sont au programme de ce colloque qui s’annonce des plus passionnants! Pour plus de détails, consultez le site Internet du FIFA.

Pour plus de détails, consultez les communiqués du Marché et du Colloque et le site Internet du FIFA.

VISUEL DE L’ÉDITION & BANDE-ANNONCE

Le visuel de l'édition ainsi que la bande-annonce sont inspirés du film Satiesfictions, 2014 (c) Accentus Music.

DES PARTENAIRES ESSENTIELS

Le Festival International du Film sur l’Art ne pourrait exister sans la précieuse collaboration et l’apport financier de partenaires de choix. Les dirigeants du Festival tiennent à remercier Digital Cut et le St-Martin Hôtel Particulier. Le FIFA remercie également Patrimoine Canadien, Téléfilm Canada, le Conseil des arts du Canada, la SODEC, le Secrétariat à la région métropolitaine, le Ministère de l'Emploi et de la Solidarité Sociale, le Bureau des festivals et événements culturels de la Ville de Montréal, le Conseil des arts de Montréal, Tourisme Montréal, ainsi que ses partenaires médias ICI ARTV, Télé-Québec, le Journal Métro et Le Devoir.

LIEUX DE PROJECTIONS ET D’EXPOSITIONS

Le FIFA prendra l’affiche à compter du 19 mars dans quatorze lieux du centre-ville de Montréal : le Centre Canadien d’Architecture (Théâtre Paul-Desmarais), le Centre PHI (Espace B), la Cinémathèque québécoise (Salles Claude-Jutra et Fernand-Seguin, Salle Norman-McLaren), la Grande Bibliothèque (Auditorium), le Musée d’art contemporain de Montréal (Salle Beverley Webster Rolph), le Musée des beaux-arts de Montréal (Auditorium Maxwell-Cummings), le Musée McCord (Théâtre J. Armand Bombardier), la Place des Arts (Cinquième Salle, l’Espace culturel Georges-Émile-Lapalme), la Société des arts technologiques [SAT], l’Université Concordia (Cinema J.A. DeSève, Pavillon J.W. McConnell Building), l’Université du Québec à Montréal (Salle Jean-Claude-Lauzon), et dans trois nouveaux lieux : VOX, centre de l’image contemporaine, le Carrefour des arts et des sciences de l’Université de Montréal et Pointe-à-Callière, cité d'archéologie et d'histoire de Montréal.

Les billets sont disponibles à compter du 5 mars à midi par téléphone ou en personne à la billetterie de la Place des Arts, 514-842-2112 / 1-866-842-2112, au 175, rue Sainte-Catherine Ouest, ainsi qu’en ligne à www.artfifa.com. Les billets sont également disponibles dans les lieux mentionnés ci-haut, une heure avant les représentations.

À l’exception de la séance présentée à la SAT qui est à 15 $ l’unité, 16 $ pour l’achat en ligne, le coût régulier des billets est de 12,50 $ l’unité, 13,50 $ pour l’achat en ligne ou par téléphone. Des carnets de 8 coupons, échangeables contre des billets de salles, excluant la séance à la SAT sont vendus au coût de 87,30 $. Un passeport Arts médiatiques au coût de 27,30 $, donne accès à cinq séances identifiées par un point mauve dans la grille-horaire. Des tarifs : aîné, jeunesse et junior, et des E-carnets sont aussi proposés. L’entrée pour la séance junior est de 5 $ pour les adultes et les enfants.

Des billets VIP à l’unité sont également disponibles au coût de 20 $. Ces billets coupe-file donnent un accès direct à une séance publique au choix, sans réservation, sous réserve de la disponibilité des places, excluant les séances à la SAT. Le Passeport Ambassadeur, en vente jusqu’au 17 mars, au prix de 250 $, comprend l’accès direct sans réservation, à toutes les séances publiques, à la Soirée d’Ouverture et à la Cérémonie de remise des prix, sous réserve de la disponibilité des places, et donnent droit à un catalogue et une affiche. Il est à noter que les Matinées du Festival, identifiées par un point vert dans la grille-horaire, sont gratuites pour les VIP du Musée des beaux-arts de Montréal. Les détenteurs de la carte Accès Montréal auront 2 $ de rabais à l’achat d’un billet à tarif adulte aux Matinées du Festival. Certaines séances identifiées par un point rouge dans la grille-horaire, sont également accessibles gratuitement pour les membres de la Cinémathèque québécoise.

Les cinéphiles sont invités à consulter le site www.artfifa.com, à téléphoner au 514 329-6555, ou encore à se rendre aux kiosques du FIFA qui seront en place du 5 au 29 mars à l’Espace culturel Georges-Émile-Lapalme de la Place des Arts, du 9 au 13 mars au Pavillon Judith-Jasmin de l’Université du Québec à Montréal, ainsi que du 16 au 20 mars au Pavillon LB de l’Université Concordia.

À PROPOS DU FIFA

Le Festival International du Film sur l’Art (FIFA) est un événement voué à la promotion et à la diffusion des meilleures productions mondiales de films sur l’art et d’arts médiatiques. Unique en Amérique et reconnu comme la manifestation la plus importante du genre au monde, le FIFA, d’ordre compétitif, est devenu une activité attendue et incontournable. Riche et variée, sa programmation, englobant tous les arts, de tous les styles et de toutes les époques, est agrémentée d’événements rassembleurs, ainsi que d’une tournée régionale et internationale. Rendez-vous annuel du monde de l’art, de la culture et du cinéma, le FIFA a présenté à ce jour plus de 5 000 films provenant de 75 pays.

Commentaires

Ajouter un commentaire